Skip to main content

Full text of "MIFAO 09 Lacau, Pierre Lucien - Fragments d'apocryphes coptes (1904)"

See other formats


MINISTÈRE DE L’INSTRUCTION PURL1QUE ET DES REÀUX-ARTS 



MÉMOIRES 

PUBLIÉS 

PAR LES MEMBRES 



L’INSTITUT FRANÇAIS D’ARCHÉOLOGIE ORIENTALE 

DU CAIRE 

SOUS LA DIRECTION DE M. É. CHASSINAT 

TOME NEUVIÈME 




LE CAIRE 

IMPRIMERIE DE L’INSTITUT FRANÇAIS 
D’ARCHÉOLOGIE ORIENTALE 

1904 



Tous droits de reproduction réservés 




MÉMOIRES 

PUBLIÉS 

PAR LES MEMBRES 

DE 

L’INSTITUT FRANÇAIS D’ARCHÉOLOGIE ORIENT ALE 

DD CAIRE 



TOME NEUVIÈME 




FRAGMENTS 



D’APOCRYPHES COPTES 

PAR 



M. PIERRE LACAU 






INTRODUCTION. 



Les fragments de manuscrits coptes provenant du Couvent d’Amba 

v 

Senoudah sont maintenant dispersés dans toutes les collections de 
l’Europe. La tâche des éditeurs est par suite assez difficile. Recon- 
stituer chaque manuscrit me semble chose impossible pour le moment : 
les catalogues des bibliothèques n’étant pas achevés, les recherches 
sur place seraient par trop longues. Le plus simple peut-être, c’est 
que chaque dépôt édite les fragments qu’il possède en les ratta- 
chant autant que faire se peut, aux fragment» déjà connus qui sont 
conservés ailleurs. Ce travail est forcément provisoire, mais c’est je 
crois, le seul qui soit possible actuellement; le classement définitif 
viendra plus tard. 

La Bibliothèque Nationale de Paris possède le lot le plus considé- 
rable de ces manuscrits et ils présentent pour nous un intérêt spécial : 
la provenance de tous les fragments est certaine car ils ont été achetés 
au couvent même par M. Maspero U) . En les comparant aux feuillets 
conservés dans d’autres bibliothèques et qui ont été visiblement 
arrachés aux mêmes manuscrits on fixe l’origine de ces derniers qui 
le plus souvent n’est pas connue. M. Maspero a commencé à éditer 
ces fragments de Paris dans les Mémoires de la mission française au 

^ Sur la trouvaille, voir Maspero, Fragments de la version thébaine de l’Ancien Testa- 
ment, dans Mémoires de la mission française au Caire, t. VI, p. 1 . - — A ce fond est venu 
se joindre plus tard le résultat de la mission Amélineau. 



II 



Caire w. M. Bouriant® et M. Amélineau P> en ont fait connaître égale- 
ment des parties considérables. J’ai voulu contribuer pour ma part à 
la publication de ces textes. 

Je me suis attaché aux ouvrages apocryphes. Il est inutile d’in- 
sister sur leur intérêt. II suffit de rappeler que pour la plupart d’entre 
eux les originaux grecs sont perdus : la traduction copte demeure 
jusqu’à présent notre seule source d’information. Je publie dans ce 
premier volume les textes relatifs à la vie du Christ (Évangiles) et je 
continuerai par ceux qui se rapportent à la vie de la Vierge, à la vie de 
Joseph et à celle des Apôtres w. 

Voici comment j’ai compris ce travail. Il fallait commencer par 
rattacher les uns aux autres tous les feuillets qui proviennent d’un 
même manuscrit. On ne peut évidemment éditer sur le même plan 
des fragments d’un même texte tirés de deux manuscrits différents. 
J’ai opéré ce classement pour six manuscrits dont les feuillets se 

W Maspero, Fragments de la version thébaine de l’Ancien Testament, dans Mémoires de 
la mission française au Caire, t. VI (1892). 

Bouriant, I, Actes du Concile d’Ephèse; II, Eloge del’Apa Victor, fils de Romanos, dans 
Mémoires de la mission française au Caire, t. VIII ( 1 892-1 893). 

( 3 I Amélineau, Monuments pour servir à l’histoire de l’Egypte chrétienne aux ir-m e siècles, 
dans Mémoires de la mission française au Caire, t, IV, 2 e fascicule (1895). 

W Ce volume n’aura pas de suite. M. Révillout vient d’entreprendre la publication 
de tous les apocryphes coptes dans la collection des écrivains chrétiens orientaux 
commencée par Monseigneur Graffin. Il a donné une analyse détaillée des manuscrits 
de la Nationale dans une communication faite à l’Académie des inscriptions et belles- 
lettres (Comptes rendus des séances, juin 1903, p. 2A6) et son étude porte précisément 
sur tous les textes dont je m’occupe ici. Autant il est intéressant de reprendre l’étude 
d’un texte édité, autant il est inutile d’en faire deux éditions simultanées. Malheu- 
reusement j’ai connu trop tard le projet de M. Révillout pour arrêter l’impression de ce 
premier volume qui se trouve ainsi remplacé avant même d’être achevé. J’espère 
cependant que mon travail ne fera pas tout à fait double emploi avec le sien : les 
planches auront leur utilité pour la paléographie et le texte pourra servir à titre de 
collation. 



1 



III 

trouvent dispersés dans les trois volumes qui sont cotés « Copte 7 8 , 
Copte 1 2 9 17 et 1 2 9 18 v w. 

Le seul guide pour se retrouver parmi les fragments d’Akhmîm 
est un catalogue rédigé par M. Amélineau. Ce catalogue n’a pas été 
imprimé mais il est à la disposition des lecteurs dans la salle de travail 
de la Bibliothèque Nationale. C’est là le classement dont il faut partir : 
il est on le verra assez sommaire (2) . Les feuillets ont été rapprochés 
d’après leur contenu et non d’après les caractéristiques paléogra- 
phiques qui permettent de les rattacher à un même volume. J’ai fait ici 
le travail inverse t3) . 

J’ai donné la reproduction phototypique d’une page de chaque 
manuscrit (pl. I-Vl). Ces reproductions permettent seules d’identi- 
fier facilement les feuillets appartenant aux mêmes manuscrits qui 
peuvent se trouver dans d’autres dépôts. L’ensemble des planches 
formera un répertoire paléographique intéressant qui permettra de 
suivre le développement de l’écriture dans une localité déterminée 

(Akhmîm). 

Le classement des feuillets une fois opéré , j’ai publié les textes tels 
qu’ils se présentent dans chaque manuscrit, avec toutes leurs parti- 

Quelques feuillets appartenant à l’un ou à l’autre de ces manuscrits peuvent 
se trouver relies par erreur dans les autres volumes qui renferment des fragments 
d Akmim en particulier dans les volumes contenant des fragments de sermons. On sait 
combien il est difficile de classer un feuillet d’après son contenu souvent très court et. 
peu clair. J ai du renoncer pour le moment à parcourir tous les volumes pour m’en 
assurer : c’est un travail à reprendre. 

11 ne faut pas oublier qu il s agit d un ouvrage manuscrit qui aurait sans doute reçu 
des modifications à l’impression. 

Il Au moment de la reliure des modifications se sont produites dans l’ordre des 
feuillets par suite de 1 intercalation de nouveaux fragments, de sorte que les numéros 
du volume relié ne correspondent plus à ceux du catalogue manuscrit. J’ai toujours 
donné en note ces derniers numéros à côté des autres. 



IV 



\ 






cularités d’orthographe , d’accentuation et de ponctuation w. Ces détails 
ont leur importance pour l’identification des morceaux d’un même 
volume. J’ai voulu simplement mettre à la disposition des lecteurs les 
éléments que fournissent les manuscrits pour l’établissement d’un 
texte critique. 

Quant à la traduction, toute provisoire d’ailleurs, que j’ai donnée, 
elle suffira aux historiens du christianisme pour reconnaître la nature 
et l’importance de ces documents. Ils soulèvent des problèmes nom- 
breux qu i! ne m’appartient pas d’aborder. Les notes n’ont d autre 
but que d’épargner quelques recherches au lecteur : je me suis abstenu 
de tout commentaire théologique ou historique. 



Le Caire, 20 mars 190&. 



P. Lacau. 



W Les crochets [ ] indiquent les restitutions. 

Les points ... indiquent approximativement le nombre de lettres disparues. 
L’astérisque * placé sous une lettre indique qu’il en subsiste des traces mais que sa 
lecture reste matériellement douteuse. 



C-, 



1. 



ACTA PILATI. 



Le couvent d’Àmba Seuoudah possédait une traduction copte de cet apocryphe 
célèbre. Le manuscrit de cette traduction ne m’est connu que par deux feuillets 
seulement qui appartiennent à la Bibliothèque Nationale de Paris. Ils sont reliés 
dans la collection des fragments de manuscrits provenant de la trouvaille de 
M. Maspero, sous les cotes suivantes : 



Feuillet kz-kh (1) = Copte 129 17 , folio 5o (= 45 du Cat. man.). 
Feuillet [xx-âb] (2) - Copte 1 29 18 , folio 1 4o (= 54 du Cat. man.). 



Voici la description de ces deux feuillets^ : 



Parchemin. Hauteur (actuelle) o m. 33 cent, (tous deux sont sûrement rognés 
par le haut). Largeur (reelle) o m. 26 cent. — Le premier feuillet est paginé 
kz-kh , le second a perdu sa pagination, mais ce devait être sûrement le feuillet 
[xx]-(xb]. En effet, l’étendue du texte qui sépare ces deux fragments dans les 
versions grecque et copte du même ouvrage, correspond très exactement à 
quatie colonnes, cest-a-dire quun seul feuillet a disparu entre les deux qui 
nous restent. — Le texte est écrit sur deux colonnes de trente-deux lignes (une 

seule colonne a trente et une lignes). Haut, de la colonne o m. 2 55 mil!. Pour 

le type de l’écriture voir la planche I. 

Les majuscules, très grandes, sont mises en marge et rehaussées de rouge. 
Au-dessous des majuscules delà première colonne le signe p en rouge avec la pointe 



W Le catalogue manuscrit porte : «y, fol. 45. Apocryphe sur la Passion, un feuillet paginé kz-kh. 
Inc Exit » 

{î) Le catalogue manuscrit porte : <rp', fol. 54. Fragment sur la passion 

” Il s agit sûrement d’un manuscrit spécial de cet ouvrage et non de citations introduites dans une 
œuvre differente. Dans les sermons on rencontre parfois de longs extraits d’écrits apocryphes. Par 
exemple dans 1 29 ”, fol. 5a , on trouve justement un passage tiré des Acta Pilati. Mais dans les deux 
euillets qui nous occupent il faudrait supposer des citations par trop longues. En outre l’étendue du 
te qui précédait kz correspond parfaitement a 5a colonnes ou a 6 pages de texte : l’ouvrage com- 
mençait donc avec la page t du manuscrit. 

Mémoires, t. IX. 




î 



2 



P. LACAU. 



du milieu en vert. Au-dessus des majuscules de la deuxième colonne le signe 
-f-, en noir rehaussé de rouge. 

Le <J> est rehaussé de rouge. Les lettres y , x , X , quand elles se trouvent 
à la première ligne en haut dune colonne deviennent majuscules et sont ornées de 

rouge. On trouve comme ponctuation ■ , * i • •> > • 5 

sont rehaussés de rouge. Sur le 1 on rencontre un point, deux points ou trois 
points sans règle. Le e est remplacé par un point placé au-dessus de la lettre 
suivante : ce point prend aussi la forme d’un tiret très petit sans qu’on puisse 
souvent distinguer entre les deux. Les traits placés au-dessus des mots en 
abrégé comme ïc, et au-dessus des mots hébreux de la page [ab] (col. 2 ), 

sont ornés de rouge. ___ r 

Le feuillet kz-kh est assez bien conservé. Le feuillet [aa-ab] est rogne 
en haut et très sali; l’angle supérieur à gauche est arraché; un trou en bas à 

droite. 

Les Acta Pilati nous sont déjà connus en copte par un manuscrit de Turin sur 
papyrus. Ce manuscrit a été édité par Fr. Rossi « dans les Memorie délia Reale 
Acàdemia delle Scienze di Torino, série II, tome XXXV. Cette version copte a été 
traduite en latin par Peyron (2) et sa traduction communiquée à Tischendorf a été 
insérée par ce dernier dans son édition des Acta Pilati. 

L’édition critique des versions grecques et latines a été donnée par Tischendorf 
dans les Evangelia Apocrypha (1876), p. 2 io -388 et liv-lxxv. Enfin on 
trouvera une traduction française de cet apocryphe dans Migne, Dictionnaire des 
apocryphes , p. 1087-1 1 38 . 

La traduction copte qui nous est déjà connue diffère sensiblement des deux 
recensions grecques et de la recension latine éditées par Tischendorf. Elle a été 
faite évidemment sur un original grec indépendant de tous les manuscrits qui nous 
sont parvenus. Or la nouvelle traduction copte dont je publie aujourd hui deux 
fragments diffère à la fois , et de cette première version copte et de toutes les versions 
grecques ou latines. On verra que les différences sont considérables. Ce texte 
a donc pour nous une double importance. Il nous prouve 1 existence d une nou- 
velle recension grecque tout à fait distincte de celles, pourtant très nombreuses, 
qui ont été retrouvées jusqu’ici. Il nous montre une fois de plus que le travail 
de traduction des ouvrages grecs par les moines coptes a dû se faire dans les 

(D Trascrizione di un Codice copto del Museo Egizio di Torino. 

( 2 ) Il a utilisé le manuscrit copte qui était alors inédit, dans son Lexicon hnguœ copticœ (i 835) ou il 
le cite sous la forme «Pap. Il*>. 



FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. 3 

divers couvents d’une manière absolument indépendante et sur des originaux 
différents. 

Le texte du feuillet kz_kh = chap. IX, se retrouve : 

i° En grec dans Tischendorf, p. 2 A 0 , chap. IX, 1. 3 et seq. 

2 ° En latin dans Tischendorf, p. 358,1. 3 et seq. 

3 ° En copte dans Rossi, p. 3o (du tirage à part), col. 9 , 1 . 1 à et seq. 

Le texte du feuillet [ÂÂ]-[âb] = chap. X-XI, se retrouve : 

i° En grec dans Tischendorf, p. 2 A 6 , 1. 6 et seq. 

2 0 En latin dans Tischendorf, p. 3 61 , 1. 8 et seq. 

3° En copte dans Rossi, p. 3 A , col. 1 , 1. 1 A et seq. 

Je donnerai plus loin une traduction des deux morceaux dont je publie le texte 
pour pouvoir faire ressortir plus clairement en quoi notre nouvelle version se 
distingue des autres. 

Je relèverai seulement les différences principales : il ne s’agit pas, nous le 
verrons, de deux exemplaires d’un même texte mais de deux rédactions d’un 
même ouvrage. 

On peut négliger presque complètement la version grecque B de Tischendorf: 
j indiquerai seulement les points communs entre cette version et la notre, les 
différences sont beaucoup trop nombreuses pour qu’il soit possible de les signaler. 

Au point de vue de l’orthographe on peut remarquer que le 6 est très souvent 
écrit, bien que ce ne soit pas une règle fixe. 

[kz] Ligne h. t6ncooyn pour tncooyn. 

— Ligne 3a. Le e de epou a été répété par erreur au commencement de la colonne 
suivante. 

— Ligie 35. hht 6 n pour nhtn. Mais dans kh, ligne 10 , on a nhtn. 

— Ligne 5a. ntgk pour ntk. 

— Ligne 58. eppo pour ppo. — Lignes 5A et 62 , on a nppo; [ab] ligne 17 , 

MN'Yppo. 

- — Ligne 60 . eTpeuepepo pour eTpeupppo. 

[kh] Ligne g. nngtgp pour nngtp. 

Ligie 16 . X<i6NTHYTN pour AGNTHYTN. 

— Ligie ho. neTNNOY're, le premier n d’abord oublié a été ajoute entre t et 
NOYT6. 

— Ligne 5 à. tgt6n.3C.cd pour T6TN3CCD. 



k 



P. LACAU. 



S 



[\\] Ligne 8 . eecDtDpei pour eecupei qu’on rencontre dans l’autre version copte. 

— Ligne 20 . Le point après gak est évidemment une erreur. 

— Ligne 5 g. kgpsotg pour Kpaoxe. 

[Â5] Ligne 6. MneHepxAAY pour MneqpxAAY* 

— Ligne g. ayontm pour ayntm. 

— Ligne 28 . N^cenco pour nxïïco. Cf. ligne 3â, Nirr^TG. 

— Ligne 3g. epcNAY pour Fcnay- 

— Ligne 60 . epKAKG pour pkakg. 



* 



é 



1 



Cn 



FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES 



5 



(Bibl. Nat., Copte 129 17 , f° 5o, r°.) 



2 Çe À oYctàcïc 
cl; cd rtc •: — 
^ïlexAY nam on- 

X6 ÂMON T6N 
5 COQ Y N X6 OYAÏ 

KAioc ne neï 

penne • NTOOy 

2CDCDOY cepcD 
cpe- [a] nÏAA 
T" oc -\.[e m]oyt6 

enMHHcpe 

thp'm nnîoy 
a. aï- nexAM 
NAY xe oyti 

»5 THTN MMAy 
NOYNOMOC 
X6KAC elCKA 
OYÂ • NHTN e 

boa kataci;a • 

30 OYNTHTN 

TAP MMAY NOYÂ 
CMMHp 6y()>0 

ueyc ne- 
ècpAYMOYTe 
a5 éneMpAN X6 
BApABBAC • 

MN IC nAÏ èTA 

zepAXM Mne 
TNMTO 6BOA 
3o nAÏ éTMnîae 

gaaay naoïcg 
mmoy êaoYN è (sic) 



KZ 

époM • éreTtio Y 
CD G; GTpAKA 
35 NÏM NHT6N 

_i_ésoA MnelcNAY--’ — 
Ay^CI) éBOA .xe 
KA BAPABBAC- 

■ NAM éBOA-! 

4o rieXAM NAY ON 

xe xapoy Nie 
neToyMoyTe 
époM xe nexc. 
nexAY nam xe 
45 ctaypoy m 

_î_MOM v 

^6nkôoy 6 <se é 
BOA 2~NNÏOY 
.A.AÎ NeyXCD 
5o MMOC xe CK 

coanka nAÏ é 

BOA NT6K 
necyBHp AN M 

npp[o] • xe am 

* 

55 xooc xe ANr oy 
Q)Hpe NNOYTG 
AycD on xe ANr 

î>OY 6PPO • TAXA 
p cd êKOYon^ 

60 nAÏ GTpeMepe 
PO 62PAI 6 XCDM 

èzoye nppo 

_i_KAÏCAp •: 

-Amccdnt ncï 



6 



P. LAGAU. 



(Bibl. Nat., Copte 129 17 , f° 5o, v°.) 



KH 

nïXATOC* ne 
XAH NNÏOY 
XAÏ • X6 ÂAH 
ecDC neTNzee 
5 NOC CTACÎÂZe 

Noyôeicp nïm • 

A Y CD T6TNAN 
TeÏAeire • nng 
T ep neTNA 

10 NOyH nhtn •: 

rtexAy n<sï NÏoy 

X AÏ X6 A CI) N6N 

neTNANoyoy -f- 
îlexAq nay xe 
15 neTNNoyre 
AH6NTHYTN 
6BOA 2NOY 
MNT2M2AA 
6CNAC1)T • 6BOA 
20 2MIÎKA2 NKH 
M6- AyCD AH 
.XÏMOe[i]T 2HT 
Tiiy rN 2110 a 
AACCA N 06 NOy 
25 neTd)oycDOY 

XyCD AHTM6 
^ ... 
THYTN 2Mn 

MANNA 2NT6 

P6MOC- AyCD 

3o [aJh6ÏN6 NHTN 

NOY2H MnHfA 

Xycb AHTceTHy 



TN NO\*MOoY 
éBOA zhoyneT 
35 PA- AyCD AH'j’ 
NHTN NOyNO 
. MPC • éXNNAÎ 
A.6 THpoy Âxe 
TN^NOy<yC M 
4o IT6TNNOYT6 • 

ÂT 6 TNTAMÏÔ 

* 

noym[a]c 6 2 Mn 
XAlè • Xtgtn 
. oycpcuT nah 
45 Xycb AHCpÏNG 

NCA MeytTHY 
TN • 0)ANTC 
MCDyCHC M 6 
TANOÏ espAl è 
5o X 6 NTHYTN 
NT 6 TNTM 

■ Moy •: — 

T* eNoy 6e 2 cd 

CD H T 6 T 6 N 
55 XCD MMOC êpOl* 
xe t-KMOCTe 
. Mnppo kaÎcap 
Xhtcdoyn xe 
NTeyNoy nc?Î 

60 niAATOC 6 BOA 
2 MnBHMA • 

AHCl)ÏNe NCA A 
NAXCDpeî- 
AyCDCI) 6 BOA 



FRAGMEMTS D’APOCRYPHES COPTES. 



(Bibl. Nat., Copte 129 1 ®, f° i4o, r°.) 



,]eï 



[aycd mmaJtoï Ay 
[neci) Neq] 2 oI 
5 Te e[xcDo]y •: — 
XY«> [N]e[pe] iiaa 
oc Tupq Â26 
PAth eyoecDcii 
peî mmoh •: — 

10 ^ycu CNeyeAK- (sic) 
C1)A NCCDH N 

6i NApxïépeyc • 

MNNApXClJN 

eyxco mmoc* 

15 xe AHToyxe 
SNKOoyé • êiê 

MN GOM MMOH 

CToyxoM eo) 
xe nAi ne n 

»o CCDnT N Cl) n 

pe NTeiÎNoyTe 
Aycd Nepe mma 

TOI CCDBC N 
CCDH * CAY'I'M 

«5 neyoyoï époq 
MNoyîMx, ey 
xcd mm[oc] xe 

GcDXe NTOK 
£» • 

ne nci)Hpe Mh 
3o Noyije m]ato y 
XOK • AHK6 
Xeyé Noi nÏAA 

P * 



ükh 

TOC- MNNCA TA 
nO<|>ACÎC • 6 C 2 AÏ 
35 NTeqèTt ey 
TÏTAOC • CHCH2 
MMNT26BP60C • 

M M N T 2 p Q> M 6 
OC* MMNTOyè 
4o eÏNÏN • KATA 
©e NTAyxooc 
. N6i NÏoyxAï •: — 
OyA Xe N6NCOÔ 

Ne èTAcpe nm 
45 MAH • nAÏ ê 
nenpAN ne kcc 
TAC • neXAH 
nah xe ecpxe 
NTOK ne II Cl) 11 

5o pe MnNoyTe 

MATOyXOK 

.• MM MAN 2 CD CD N •: 

XhOYCDC 1)B N<si 
riKeoyA nAÏ e 
55 nenpAN ne xh 
MAC* AHênCTÏ 
MA NAH 6HXCD 

mmoc* xe eiê 

-7-K6P20TC 
60 NtOK AN N 2HTH 

MfiNoyTe • 
xe 6 Nd)oon 
2 MneïkpiMA 
NOyCDT nmmah •: — 



8 



P. LAGAU. 



(Bibl. Nat., Copte 129 18 , f° îho, v°.) 



Xnon TAp A,ÏK6 

CDC 6MXI KATA 
ncHiicpA- 
NN6NTANAAY v 
5 FIAI JA 6 NTOH M 

P 

nGHGfAAAy N 
2CDB NAAOnON • 
AyCD GHGMlia)A 

MiiMoy- AyeN 
io th éncîMA •: — 

AhKOTH JA 6 ON 
** - . 

N<Sl AHMAC ne 
XAH NIC- xe 
nAXoeïc Âpî nA 

i5 MGCyG CKCjpA 
N6Ï 2NT6K 
MN'I'PPO 6TOYA 
AB- Aycb 6TT A 

cïny •: — 

20 FIgXAH NAH H61 

& — i 

IC XG 2AMHN 'f 
XCD MMOC NAK 
XG KNAOJG) 

ne n”mhaï Mno 
a5 oy 2MnAnApA 

JA1COG •: — 

0 NG nNAY TAP N 
xenco ne- Ay 

K A KG Q)CDn6 
3o 2ÏXMI IKA2 • 

THpH ojAnNAy 
NXiifîTe 



Ngpg [npn p] 
ka[kg- AycD a] 

35 FlKA[TAn6TAC] 

ha [Mnpnc] 

IK1)[2 x]lNT 

ne énecHT ah 

* 

■ GPCNAV v- — 

4o XhCDQ) 6BOA Ntfï 
ÎC 2N0YN06 NC 
MH • XG FIAGÎCDT • 

ÀBÏ À JAAX • 6<]> 
KijApoy • AAO) 

45 NÂÏ- APOA • CABHA- 
AOyHA • GACDGI • 
6A6MAC • ABAK 

A.AN61 • OpICDO- 
HÏOO • OyAAO • 

5o coyN nepiNH©- 
. Tcdoat •: — 

T* GnpocGyxH 

MliCCDXNP 2Ï 

XMnecfôc 6T 
55 ■ BG À JaAM • 2~N 

T GyNoy jag nta 
nccDTHp xe 
NAÏ- À nAHP 
(1)ÏB6- A nMA 
6o gpk[a]kg • A n 
Noy| n] ncD2 • 

À necTGpecbMA 

Cl>TOpTP •: — 



# 



( n 



FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. 



9 



TRADUCTION (I) . 

Chapitre IX. —[II leur dit:* Que ferai-je] car une révolte (o7«w) se produit® ». 
Us ] ni répondirent : * Quant à nous, nous savons que cet homme est juste ( Six&ios') * *, 
c’est eux que cela regarde*. 

Et (li) Pilate s’adressant® à toute la foule des Juifs leur dit : * Vous avez ici 
une loi ( v6px>s ) (5) qui veut que je vous délivre quelqu’un pour (xard) la fête. 
Or {yàp) ® vous avez ici un prisonnier qui est un meurtier (<3ovsvs), on l’ap- 
pelle du nom de Barabbas et (vous avez) aussi Jésus, celui qui se tient là devant 
vous et contre lequel je ne trouve aucun motif de mort®. | Lequel de ces deux 
hommes ® voulez-vous que je vous délivre?» Ils s’écrièrent : *Délivre-nous 
Barabbas (9) *. Il leur dit encore : «Que ferai-je donc de Jésus* 10 * qu’on appelle 
le Christ?» Ils lui répondirent: <r Crucifie-le (oÇavpovv')*. D’autres encore parmi 
les Juifs disaient : *Si tu délivres cet homme, tu n’es pas l’ami du roi* 11 *, car il 
a dit : * Je suis fils de Dieu» et aussi * Je suis roi». Peut-être bien (râ^a) désires-tu 
vraiment qu’il règne sur nous plutôt que le roi César* 12 * ». 

I Voici les abréviations que ] emploie : 

Copt. — manuscrit copte de Turin. 

Gr- À, B f G, etc. = les différents manuscrits de la version grecque A collationnés par Tisehendorf. 
Lat À. B, G. nie. « les différents manuscrits de ia version latine collationnés par Tisehendorf. 

^ K/. Ligne a. Copt. fMnxxoc « èv râ> Xaû est omis ici comme dans Gr. B. 

Lignes xnon . . . * . neïpu>Me. Cette phrase qui donne un sens excellent ne se trouve dans 
aucune des autres versions. Toutes donnent : ÿfietsoüx <t nos nescimus^ = xnon tntnco 

o V» am (faute évidente dans le copte). 

II Ligne io. Copt. « xqeiNe on MfiMHHU^e au lieu de x mxx*roc Moyre enHHHcye. 
Ligne 16 . Toutes les versions grecques ont le mot evtnfdstx = Copt. cyiiyo(i)x = Lat. « consue- 

tudo* au lieu de nomoc. 

5 Lignes 20 - 26 . oynthtn rxp bxpxbeac. Cette phrase diffère de celle donnée par 

toutes les autres versions, elle se rapproche surtout du manuscrit B. 

71 Lignes 3i-3a. Copt. xoise = dans toutes les versions grecques ahîa. Le latin seul donner causa 

morlisn = xouye HMoy. 

8 Ligne 36. MneïfcNxy , ne se trouve que dans Lat. D = rex his duobus». 

(9) Ligne 38-3 g. Conforme au latin seulement = «Barabbamdimitte nobis». 

< 10) Ligne ùi. -rxpoy <?e. . . Cette leçon corrige le manuscrit copte de Turin qui porte xxxo ee. 
C’est une faute évidente : xo n’a pas de sens ici. 

(11) Dans le manuscrit copte de Turin la phrase est fautive; la négation manque. 

21 Lignes 58-63. txxx peu nxicxp. Cette rédaction diffère de toutes les autres et donne un 

seos meilleur. 



KZ Col. 



Col. 3 



Mémoires, t. IX. 



2 



10 



P. LACAU. 



KH CoLl. 



Col. 2. 



xx Col.i . 



Col. 2. 



| Pilate s’irrita et dit aux Juifs : «En vérité (àAj?0cüs) votre race (ê19i>os) est tou- 
jours en révolte (<T7acrt<x£eti') et vous entrez en contestation (àvT iXéyeiv) avec ceux 
qui vous font du bien». Les Juifs lui dirent : rrQui sont nos bienfaiteurs?* 1 *». Il 
leur dit : * Votre dieu* 2 * vous a tiré d’un dur esclavage (en vous faisant sortir) 
de la terre d’Égypte et il vous a fait passer (3) à travers la mer (B-âXouro-a) comme 
à travers un endroit sec. Il vous a nourris avec la manne dans le désert ( ê'pn^os ) 
et il vous a amené des cailles. Il vous a désaltérés | avec l’eau sortie d’un rocher 
(-ffé-rpa) et il vous a donné une loi ( v6[ios ). Et (£i) malgré tout cela vous avez 
irrité votre dieu : vous avez fabriqué un veau dans le désert; vous l’avez adoré. 
Et Dieu a voulu vous faire mourir, jusqu’au moment où Moïse eût intercédé 
(f lstolvosïv ) pour vous, afin que vous ne périssiez pas. Et maintenant encore vous 
me dites à moi : «Tu hais le roi César». Et (<5e) en même temps (5) Pilate se 
levant du tribunal (fSûpa) voulut se retirer (âv<xxupeïv). Ils s’écrièrent 

Chapitre X. — Et les soldats se partagèrent entre eux ses vêtements. Et tout 
le peuple (Xao?) se tenait là le regardant (Q-ewpsïv)^. Les archiprêtres [àpxispevs) 
et les princes (a px wv ) se moquaient de lui en disant : rr II sauvait les autres, n’a-t-il 
pas le pouvoir (7) de se sauver lui-même, s’il est vraiment le fils élu (8) de Dieu?». 
Et les soldats riaient de lui : s’approchant avec du vinaigre (9) , ils disaient : rrSi 
tu es vraiment * 10) le fils de Dieu, sauve-toi toi-même». Pilate ordonna (jceÀeveiv) 
| après le jugement (à 7 rô<j 3 a< 7 is) d’écrire le motif de sa condamnation (airta) 
sur un écriteau (titAos) rédigé en hébreu (èëpcùos), en latin (fapaïos) et 
en grec et tel que (xarâ) les Juifs l’avaient formulé [ : c» Il est le roi des 
Juifs» * n *.] 



W kh Lignes 1 3 . Copt. nim neTp neTNANoyq. 

( 2 ) Ligne 1 5. La phrase: às àxobcû. . .= Copt. KXTxee ntaiccdtm est omise ici comme dans 
le latin et dans la plupart des manuscrits grecs. 

( 5 ) Ligne 32. ximogit =* ôhrjyrjcFev, GrecB a et cf. Lat. D ba : ctper mare duxit vos». Toutes les autres 
versions diffèrent. 

( 4 ) Lignes àS- 44 . xTeTNGyœuJV nxm manque dans toutes les versions. Le copte est très abrégé ici. 

(6) Ligne 5 g. ntêynoy manque dans toutes les versions, 
të) [Xk] Ligne 7. thpm manque dans toutes les versions. 

( 7 ) Lignes 1 6-si. Rédaction qui diffère de toutes les autres. Se rapproche surtout du Latin G et du 
Grec A a C\ 

Ligne 20. nccurtT nujhpg. Même leçon dans Copt. et dans Lat. G. 

Ligne ü6. Msrà xo'kys = Copt. 2iciqje, est omis ici comme dans Gr. B a Ven. 

Uo) Ligne 28. ecyxe = si <rù sL Gomme dans Gr. A, G; cf. le latin et le copte. 

Ligne 42. Cette dernière phrase a été sautée; elle se trouve dans tous les autres textes. 



FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. H 

El un des voleurs qui était en croix en même temps que lui (l) et dont le 
nom étftil K estas lui dit : ffSi tu es fils de Dieu, sauve-toi et sauve-nous aussi 
avec toi"'. L autre voleur dont le nom était Demas, lui répondit en lui faisant 
des reprochés ( ènmfjiàv) : ?c N’as-tu donc aucune crainte de Dieu parce que nous 
nous trouvons^ subir la même condamnation que lui.* | Car (yàp) 

pour nous, nous subissons justement (Atxaiois-) ce que méritaient xarà) nos 
actions, mais (Se) lui au contraire qui n’a fait aucun mal (axoTror) (3) , ni rien 
qui méritât la mort, on Ta conduit jusqu’ici Et (Aé) Démas se retourna (5) et dit 
à Jésus : rcMon Seigneur, souviens-toi de moi quand tu seras entré (6) dans ton 
royaume saint et glorieux Jésus lui dit : cr Amen, je te le dis, tu seras aujour- 
d'hui avec moi dans mon Paradis (^rapaSetaos) (8) ». 

Chapitre XI. — Or ( yàp ) on était à la sixième heure : des ténèbres se produi- 
sirent sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure. | Le soleil s’obscurcit ; 
le voile (xaTOŒhacrfjict) du temple se fendit du haut en bas et se partagea en 
deux (9) . Jésus s’écria dune voix forte : trMon père, a § iqlSclx • QpxtSpov - xèûôvai - 
dpooL * (ToiëijX * ÀovrçÀ • e\c*)6i • eÀejx&s’ * aêaxSavet • opiwd * fuo6 • ovauxÔ • aovv • 'Gfsptvyjd • 
teodoLT ^ l0 ^. C’est la prière ^pocrevyrj^ du Sauveur (cr«or??p) quand il était sur la 

1,1 Ligne UU. NÎÎMxq. Gf. Gr. B. 

,2) Ligne 6 a. enoioon. L’autre texte copte a également la première personne du pluriel. Toutes 
les autres versions ont la seconde personne du singulier. 

(s) [xa] Ligne 7. xxoiion. = Gr. A, B donnent seuls iroirov. 

(4! Lignes 8-10. xyo> eneNnujx ènetMx. Toute celte phrase n'existe dans aucune autre 

version. 

l5) Ligne 11. xskots. Ce trait se retrouve dans la seconde version grecque. 

l$) Ligne i5. eKcyxNei = Ôtolv i\drjs. Gr. B, C, etc. = Copt. eKcpxNei. 

'* Lignes 17-19. eToyxxB xycn ex-rxiHy. Ces mots n’existent dans aucune version. 

8! Ligne a 5 . nxnxrxxicoc n’existe dans aucune version. 

» Lignes 35 - 3 g. Cf. l’autre version copte et la version grecque A : «Eins Cors. Fabr». 

(10) Lignes 4 a- 5 i.Ces paroles transcrites de l’hébreu ne se retrouvent aussi développées dans aucune 
autre version. Le texte copte na aucune phrase en hébreu. Les textes grecs (recension A) donnent 
seulement : fiitStax eÇxiS pove A(avecde nombreuses variantes d’orthographe) elils ajoutent la traduc- 
tion de cette phrase en grec. Elle correspond, comme le dit Tischendorf,au Ps., 3o, v. 6 : TpBN ypa 
,nn - Le» textes grecs de la recension B ne donnent rien. Les textes latins C et P r donnent une phrase 
tout à fait déGgurée et la font suivre d’une traduction. Dans D‘ hc on a «Hely Hely lama sabathani» 
avec la traduction. Cette dernière phrase est celle de Matth., xxvii, 46 : H/a, ÈAi, Xagà rTzëxyû* v i ; 
et Marc, xv, 34 : ÉAwt, ÉAwt, Xappà traga^aw'. Elle se retrouve dans notre texte sous la forme 
excuei ■ 6X6mxc • xsxkxan6i. Je ne vois pas à quels mots hébreux peuvent correspondre les 
autres membres de phrase dont nous avons ici la transcription copte (transcrite elle-même du grec 
cela va sans dire). 



XB CoLl. 



Col. 2. 



12 



P. LACAU. 



croix (c fiavpos ) à cause d’Adam (1) . Et (Si) à l’instant même où le Sauveur (<tûjt np) 
prononça ces mots, l’air (àvp) fut transformé, le sol s’obscurcit, 1 abîme se 
déchira, la voûte du ciel (</]spswp<x) fut ébranlée (2) . 

U) Lignes 5 ü-55. Cette phrase qui ne se trouve dans aucune autre version a tout à fait l’allure 
d’une glose marginale introduite par erreur dans le texte. Elle avait pour but d’expliquer la présence 
des mots hébreux qui précèdent. Ni la glose , ni l’erreur ne sont dues au traducteur copte. Le mot 
■apotrevx>j suffit à montrer que cette phrase existait dans l’original grec qu’il avait sous les yeux. 

( 2 ) Lignes 55-63. Toute cette description des prodiges qui suivent la mort du Christ ne se trouve 
pas dans les autres versions. Dans les textes grecs il y a une énumération d autres prodiges tout a 
fait différents. Remarquer le parallélisme des termes : ahf opposé à ma et n o y n opposé à 
CTGfecDMA. Je ne connais pas l'emploi de ma dans ce sens. 



n. 



ÉVANGILE (?) APOCRYPHE. 

# 



La Bibliothèque Nationale possède deux feuillets seulement du manuscrit de 
cet Evangile (?). — Il proviennent du couvent d’Âmba benoudah. 

Feuillet nt-N-A. ( |J = Copte 12g 17 , folio 3 y (= 3 i du Cat. man.). 
Feuillet rïë-x= Copte 129 17 , folio 38 (•= 32 du Cat. man.). 



En voici la description : 

Parchemin. Hauteur (actuelle) o m. 2 7 cent, (les deux feuillets sont certai- 
nement rognée en haut et en bas). Largeur (réelle) o m. 2 A cent. — Les 
lettres de la pagination ïït-na et n0-î sont encadrées par une ornemen- 
tation dessinée à l’encre noire et rehaussée de rouge (PI. II). 

Le texte est écrit sur deux colonnes. Le nombre des lignes devait être assez 
variable : nous avons dans ces quatre pages des colonnes de vingt-neuf, trente 
et trente et une lignes. Réglage à la pointe sèche. Pour le type de l’écriture voir 
la planche II®. 

Les majuscules ne sont pas très grandes, elles sont placées en marge et rehaussées 
de rouge. Pas d ornements. Dans les deux lettres p et ci) qui se trouvent en bas de la 
colonne 2 page MP, la hastc inférieure est allongée et se termine par une fleurette 
rouge. Comme ponctuation on rencontre uniquement le point qui est toujours 
rehausse de muge. Au-dessus de la lettre 1 le plus souvent il n’y a rien; on trouve 
quelquefois un point (qui a aussi 1 aspect d’un petit tiret) ou deux points, par 
exemple à l'initiale dans ïcdch<]>, ïoyjv.Ai ou à la finale matâmoï, gimhtÏ. 
Le petit Irait remplaçant e est assez régulièrement employé. Le trait placé au- 
dessus du mot ïc est orné de rouge. 












V/* ^^Aioumcia 

nt-ha.; n©-ï. Inc. : Exit par une lacune car ie second feuillet est très endommagé 

*‘ i Évangiles publiés sous le nom de Nicodème ou Actes de Pilate ne compren- 

nent rien de semblable; cependant le fond est bien le même.» 

Ce type d écriture me semble rare. Je n’ai encore trouvé aucun spécimen qui lui soit compa- 
rable dans la collection des fragments provenant d’Amba Senoudah et actuellement conservés à la 

Bibliothèque Nationale de Paris. 



14 



P. LACAU. 



Le premier feuillet est rogné en haut et en bas, à droite une grande déchirure 
entame le texte; le second feuillet a perdu toute la partie inférieure. Le parche- 
min est devenu à demi-transparent : comme on peut le voir d’après la planche II, 
les lettres du recto apparaissent au verso et réciproquement, ce qui rend la 
lecture assez difficile. 






FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. 15 

(Bibl. Nat. , Copte 1 39 17 , f 3 7 , r°.) _ 

NT 



Xhmqyt€ enM6î 
CM A Y T16XAM NAM 
.xe 'j’CooyN xe n 
tk oypeHxeMe 

5 NZOYO 6NAI TH 
POY MATAMOI X6 
A Oyiip NAnOCTO 
AOC «Il HnCCDMA 
NIC 2MnTA<|>OC 
«o riexAM nam xe xy 
ei MnMNToyeï 

MNN6YK6MA0H 
THC • AyqiTM 
NJXIOY6 AMnCD 

«5 pX MneiKCOY* 

6 BO\* 

Xmmoy‘t , 6 6nM€2 

(pOMNT I16XAM 
NAM X€ CIC 2HH r F e 
“ 'l'X.I NTCKMNT 
MNTpe nApA 2 A 2 
NIM H6NTA«I 
«Il HFTCCDMA N 
ÏC 2MnTA^>OC 
*5 ricûCAM NAM X6 
ÏCüCH<j> ne MN 
NCIKÜIAHMOC 
MNTeycYrre 

NIA THPC • AM 



3o MoyTe enH62 
MTOOY n 6.X AM 
nam xe ntok ne 
nNOtf 6TN2HTOY 
Aytll NTAI'j' NNAI 

6T00TK 

35 THpOy MATA 

MOI T6NOY X.6 OY 
neNTAMopcone 
AYMI MnCCDMÀ 
NIC 2MnTA^j>OC 
4o NTOOT TliyTN • 

rieXAM NAM xe n6N 
xoeic n2Hre 

MCDN • 6NKOTK 

eNOBcp • ay^d m 
45 neNeiMe eneN 
TAMMITM • 6IMH 
TÏ X6 ANTCpOYN 
ANOJINe [aycd m] 
[n]N2e epo[M..] 

5° [• • ]CHT N [. . .] 
MMOOY N [. . .] 

anxooç xe [oy] 
neci)TopT[p ne] 
nAi • 

55 riexe neïxAToc 

NNÏOYJX.AI MN 
n?.6KATONTAp 
xoc xe epe nai- 

CMONT NT6I26 

60 epe Neyq^Axe nHO) 



16 



P. LACAU. 



\ 



(Bibl. Nat., Copte 129 17 , f° 37, v°.) 

NA 

en<yo\ Ayœ ahoy 

62 CA 2 N 6 ëxpey 

CDpX NMHATOl 

G^ANTCHei enTA 



5 <j>oc- NTeyNoy 
A.6 AMTCDOyN MN 
NNOtf NÏOyA-Al 
MNnK6N^YPlÔ' 
MNNApxeiêpeyc 
io Ayei enxA<|>oc Ay 

26 6 NC 1 NA.CDN 10 N 
eyKH 62 pAl NAT 
PCDMG • 

I~lexe neiAATOC 
10 X 6 CD NPCDM 6 6 T 

moct 6 MneycD 

N 2 MAyAAy • 6 N 6 N 
XAyHl nCCDMA 
[n 6 Yh]i NTKA 1 C 6 

20 [nmm]ah- Nx[o]oy .a. 
ri 6 XA]y X 6 NrNAy 
[an n]tOK X 6 N 
[nOy]h AN N 6 N 61 
ç[in]a.cdnion 

a 5 AAAA 26 NAAAO 
TpiOC N 6 • 
rieiAATOC -A .6 AH p 
nneeye Mnci)A 
X 6 NIC X 6 2 AnC 



Nqjnnpe cpcD 
ne 2 MnATA<J>oc 
rieiAATOC A .6 AHP 
CpOpil NBCDK 
35 620 YN en 6 M 
2 AOY* AHXI NN 
CINA.CDNION N 
ÎC- AHP 2 AMHP 
MMOOy AHPIM 6 
ko 62 PA 1 eXCDOy 
AH-j-nei epooy 
2 AnpAtpe 2 CDC 
XG Nepe ÎC 6 AM 
acdm epooy 

45 XyCD ON AH'j'2THH 
6n26KATONTAp 
XOC 6HA26PATH 

2 Mnpo Mn 6 H 
2 Aoy- xe N 6 oy 

5o BAA NOyCDT 
nGTMMOH xe 
Ne AyriAym h 
neHKGBAA 2M 
n6MAA2 • GAH 
55 2CDn NTOOTH 
Noyoeici) 6TM 
nay enoyoeiN 

N2HTH • 

FleiAATOC A.e Aneï 



3o ne NT6 26NN06- 



FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. 



17 



(Bibl. Nat., Copte i29 17 , f° 38 , r°.) 



CMN AOI 66 epCDTN 
2 AnCDN 2 Mnxo 
eic* AAAA CNHY 
eXNTHyTN 
5 ngi Topm Mnen 
gcdnt • 

Ntooy A.e Ay*]h 

XCDOy 620YN 

ZAneKpiMA xe 
10 nencNOH sixôT 
MNneHMoy 
CI)A 6 N 62 • nei 
Xatoc A.e nexAH 

Mn 26 KATON 
15 TApXOC xe CD nA 
com Mnep-j' m 
ricone MM6 N 
TAIOCITH 6 BOA 
enXINXH 2 A 
20 HffOX MM 1 IMOC 
T 6 NNÏOVA.AÏ 

Gîta ahkox[h] 

[ • ‘]hNÎOYA.a| i] 
[ne]XAq Na[y] 

*5 [xe] CD N[pCDMe] 

f M • * 



N© 

MneiAATOC MN 
n 26 KATONTAp 

xoc exMnqjHi 

3o MMOOY NTecpNH 
6N6HCJpOK2 6MAT6 

ne- anok ne ta 

MAA1HA 6N6IOY 
H2 NCCDH 2CDCDT 
35 2MnTATMA AyCD 
AyecDcyr enecHT 
encym MMOOy 
AyNAy enexMo 

oyx 6H6XMACDM 

ko NCAOyCA 2MnCl)HI 

NtoyA.Ai A.e Aycoq} 

6 boa xe cb nei 

♦ 

AATOC eic n[MA] 

roc nn[ 

45 [-]tgnçh[- • • • 

t’W 



0 ) 



. .w 



Ou De voit pas combien il manqué de lignes. 
Êfâmoinë, L IX, 



18 



P. LAGAU. 



\ 



(Bibl. Nat., Copte isg 17 , f° 38, y”.) 



% 

FICCDMA NIC NT AH 

Hoy mh riAt ne 
Ntooy -a. 6 nexAy 
xe neNXoeic Net 

5 CIN-A-CDNION 6 T 

TÂAHY epOK NA 
ic Ne- netccDMA 
A ,e riAt nAncooNe 
neNTAY c 'f °Y 

10 MMOH MNÎC 
riHHHG^e A-6 NN 

ïoy^ à > ayt'cdoyn 

eXNlCDCH<|> MN 

nikoa.y moc 6 V 

* 

i5 oycncp eNOXoy 
eneçHT enu^HÏ 
eTCDN 

[ ]ni>A 

f M- 



(i) 



20 TA IC XOOY NAM 
XG epe N6TMO 
OyT NÀTCDOYN 
2MT1AT A<j>OC • 

0TB6 nAl AMHOY 
a5 T6 6NNOC? NN 

ïoy^-^ï * ne.XAH 

NAY X6 6T6TN 

ntCTeye pco xe 
nAt ne iinazcd 
3o pAtoc • nexAy 
NA<t XG TNntC 
Teye • nexAM 

nay cnpenet 

6 KO) MnGMCCD 
35 HA SHneMTA 
<|>OC NT6M26 N 
ee NN6TMOOYT 
THPOY 

NTetae A6 ahmoy 

4o Te eïcDCH<j> 
[m]nN6IKCD.A-H 

[mo]c Ni<eço[n] 

[nexjAH nay[ • • 

M • • • 

45 ... ]t[ 



(H 



U) On ne voit pas combien il manque de lignes. 



FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. 



19 



TRADUCTION. 

Il (Pilate) s’adressa au deuxième et lui dit : « Je sais que tu es un homme beau- nt Col. i. 
coup plus sincère que tous ceux-ci. Apprends-moi combien d’apôtres (àTiô&lo\os) 
ont emporté le corps (cràpa) de Jésus dans le tombeau (t d£os). » II lui dit : tt Ils 
sont venus au nombre de onze avec leurs disciples (fjuxtfuTjfc); ils l’ont emporté 
en secret». Pilate s’éloigna de cet homme. 

Il s’adressa au troisième et lui dit : tt Voici que j’attache un grand prix (wapd) 
à ton témoignage. Qui est-ce qui a enlevé le corps (cr&îpa) de Jésus dans le 
tombeau (râpo?)?» Il lui dit : tt C’est Joseph avec Nicodème et toute leur famille 
(avyyèvsictj ». 

Il s’adressa au quatrième et lui dit : «C’est toi qui es le chef parmi eux Col. a. 
et j’ai placé tous ceux-ci sous ta direction. Apprends-moi maintenant ce qui 
est arrivé. On vous a enlevé le corps (ewpa) du Christ dans le tombeau (ra <pos). » 

U lui dit : « Prince, (? )yepév) notre maître, nous étions couchés, nous dormions 
et nous ne savons pas qui l’a emporté. Seulement (eiaA-n) nous nous sommes levés, 

nous avons cherché et nous ne l’avons pas trouvé nous 

avons dit : « Qu’est-ce que ce bouleversement.» 

Pilate dit aux Juifs et au centurion [êxarovrapyos) : «Voici ce qui arrive : 
leurs paroles sont divisées | par le mensonge». Et il ordonna d’enfermer les dx Col. i. 
soldats, pendant qu’il irait au tombeau (rdSos). Et (As) aussitôt il se leva 
avec les principaux d’entre les Juifs, le centurion (xevrvpicov) et les archiprêtres 
(èpytepsvs). Ils allèrent au tombeau (t clÇos) et trouvèrent les suaires (crivSôvtov) 
posés à terre et sans cadavre. 

Pilate leur dit: «0 (<3) hommes qui haïssez votre propre vie, s’ils avaient 
enleve le corps (er&>p.a) ils auraient enlevé ^ le suaire avec lui». Mais (Aé) 
ceux-ci lui dirent : «Tu ne vois pas, toi, que ces suaires (aivêoviov) ne sont pas 
les siens mais (dXXd) ceux d’un autre (dXXoTj oto?)». Et (Aé) Pilate se souvint de 
la parole de Jésus : «Il faut que de grands | prodiges se produisent dans mon Col. a. 
tombeau (rd^os). » Et (Ai) Pilate entra le premier dans l’intérieur du sépulcre; il 
saisit les suaires (mvSôvtov') de Jésus, il les pressa entre ses bras, il pleura sur 
eux et les embrassa avec joie comme si (d>s) Jésus s’était trouvé enveloppé 
dedans. Puis il aperçut le centurion (êxarévrapyos) qui se tenait à la porte du 
sépulcre. Celui-ci n’avait qu’un seul œil, car son autre œil avait été atteint 

Ligne î g. La forme ordinaire serait [n6ynxm]i, mais la lacune ne peut comprendre que 
quatre lettres au plus. 



3. 



MO Col. 1 



Col. 2 



5 . Col. 1 



Col. 2. 



20 P. LACAU. 

(zsXyat tsiv) dans un combat et il le couvrait parfois pour ne pas voir la lumière. 
Et (Si) Pilate 

Il manque les deux feuillets ng-nç et nz-nh. 



. . . vous vous êtes rendus coupables touchant la vie du Seigneur, mais (àÀAà) la 
violence ( opyy ) de son courroux est en train de marcher contre vous». Mais 
(Ai) eux-mêmes ont livré leurs têtes à la condamnation (xpïpa) en disant : «Que 
son sang et que sa mort (retombent) sur nous éternellement». 

Et (Ai) Pilate dit au centurion (èxctTÔvvxp^os) : «O (« 5 ) mon frère ne donne 
pas la pierre précieuse : tu l’as emportée en vain, grâce au mensonge et à la 
haine des Juifs» (1) . Ensuite ( eha ) se tournant vers les Juifs il leur dit : «O (é5) 

hommes 

(ils conduisirent?) Pilate et le centurion (èxarôvTapxps) vers le puits d’eau qui se 
trouvait dans le jardin et qui était creusé profondément. Moi Gamaliel je le 
suivais aussi parmi la troupe (rdypa). Et ils regardèrent au fond du puits d’eau 
et ils virent le cadavre qui se trouvait enveloppé et seul dans le puits. Et (Ai) les 
Juifs s’écrièrent : «O (« 5 ) Pilate, voici le Magicien (2) (payos) 



(Il leur demanda) : «Le corps (crcSpa) de Jésus qui est mort, est-ce celui- 
ci? » Mais ( Ai ) eux répondirent : «Notre maître , ces suaires (mvSàvtov) que tu portes 
ce sont ceux de Jésus, mais ( Ai ) ce corps (crw pa) que voici est celui du voleur 
qui a été crucifié ( aTctvpow ) avec Jésus». 

Or (Ai) la foule des Juifs s’éleva contre Joseph et Nicodème et voulut les jeter 
au fond du puits où Pilate 

(Alors Pilate se souvint des paroles) que Jésus lui avait dites : «les morts 
ressusciteront dans mon tombeau (ràpos)». C’est pourquoi il s’adressa aux prin- 
cipaux d’entre les Juifs et leur dit : « Vous croyez ( mcrlsveiv ) réellement que cet 
homme est le Nazaréen?». Ils lui répondirent : «Nous le croyons», (-cn^sdem) Il 
leur dit : «Il est convenable (< apènei ) de déposer son corps (<r £>pa) dans son 
tombeau (r apos) où il était auparavant ® comme on le fait pour tous les morts». 

W Je ne comprends pas à quoi ii est fait allusion ici. 

Dans les écrits apocryphes, ce nom de « Magicien v est fréquemment appliqué par les Juifs 
au Christ et à ses disciples. Cf. p. 90, 1 . 16. 

^ NT 6 M 26 est pour MT6M2H. 



FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. 



21 



El fi U) il s'adressa aussi à Joseph et à Nicodème une seconde fois et leur dit : 



Malgré les lacunes, l’enchaînement des faits peut se rétablir ainsi : 

Pilate est converti. Il veut prouver aux Juifs que le Christ est bien ressuscité 
et qu’on n’a [tas emporté son cadavre. Les soldats qui gardaient le tombeau font 
tous «les réponses différentes sur la disparition du corps. Pilate se rend loi-même 
au tombeau. Il y trouve les suaires; il se sert alors de cet argument vis-à-vis des 
Juifs : k S i on avait emporté le corps on aurait emporté les suaires en même 
temps Les Juifs répondent que ce ne sont pas les suaires du Christ. II faut 
donc prouver que les suaires en question sont bien ceux du Christ. On devine 
comment Pilate par leur contact va guérir l’œil crevé du centurion. 

Dans le deuxième épisode, le centurion a été converti par sa guérison : 
Pilate, en effet, 1 appelle crmon frère» dans une phrase dont je ne comprends 
pas le sens et qui doit se rapporter à une partie du récit actuellement perdue. 
Les Juifs prétendent que le corps du Christ a été jeté dans un puits. On va au 
puits, on y trouve un corps et les Juifs prétendent que c’est le «Magicien». Mais 
Joseph et Nicodème déclarent que c’est le corps d’un des voleurs crucifiés avec 
Jésus ( qui probablement a été jeté dans le puits par les Juifs). II s’agit donc 
de prouver que ce corps est celui du voleur et Pilate se sert du procédé suivant. 
« Puisque vous croyez que c’est le corps du Christ, dit-il aux Juifs, il faut le 
remettre dans son tombeau». La suite se devine : une fois dans le tombeau 
le corps ressuscite suivant la parole du Christ dont Pilate s’est souvenue « les morts 
ressusciteront dans mon tombeau». Et une fois ressuscité il affirmera lui-même 
qu il est bien le voleur et non le Christ. 



1 P I 



original grec. Ce texte grec est perdu. Il existe en arabe un «Martyre de Pilate» 
qui semble bien contenir des récits analogues sinon identiques à ceux de notre 
texte copte. Il se trouve dans le manuscrit 1 52 de la Bibliothèque Nationale de 
fans (voir le Catalogue de de Slane). Ce même manuscrit (ancien 160) est 
Cite par Mien, Dictionnaire des Apocryphes, I, p. 97 5 et 1101, qui en parle 
d après une analyse de Silvestre de Sacy {1) . Il est question dans cet ouvrage, 

J" Uti * de ® Hvestre de Sac y à André Bir ch publiée par ce dernier à Copenhague, i8i5. 
.. fl ^ re8 1 . T Dtct dea a P° c > L P- 975 -) C’est évidemment ce même ouvrage de S. de Sacy dont 

- C’est mon collègue M. Galtier qui a eu l’obligeauee de me signaler ce 

teste arabe dont il prépare une édition. 



22 



P. LACAU. 



d’après la notice de de Slane , rr des tourments que Pilate eut à subir de la part des 
Juifs y > , et l’auteur fait allusion à un écrit « de Gamaliel et Anne qui assistèrent 
avec Joseph et Nicodème à la Passions. Or Joseph et Nicodème figurent dans 
notre récit et Gamaliel y est nommé comme l’auteur même du livre. Il faut noter 
que l’ouvrage arabe a été composé en Egypte par Cyriaque, évêque de Behnesâ. 
L’auteur a pu utiliser, sinon traduire, un document copte analogue au nôtre. 



ÉVANGILE (?) APOCRYPHE. 



Il existe de cet ouvrage deux rédactions très différentes qui sont représentées 
chacune par un seul manuscrit. Voici les feuillets de la Bibliothèque Nationale 
qui appartiennent à ces deux manuscrits : ils proviennent du couvent d’Amba 



Manuscrit A. 

Feuillet [k|ô-[â] ! 1) = 129 17 , folio 61 (= 55 du Cat. man.). 

Feuillet xe-xç — 129 17 , folio 5 i (= AA du Cat. man.) (2) . 

Manuscrit B. 

Un feuillet dont la pagination a disparu= 129 17 , folio 5 9 (=5 3 du Cat. man. . 

Un feuillet dont la pagination a dis par u= 1 29 17 , folio 60 (=5 A du Cat. man. 

Pour les caractéristiques de ces deux manuscrits on voudra bien se reporter 
à 9 a description donnée dans le chapitre suivant : IV cc Apocalypse de Barthélemy » 
(mas. A et B.). 

L'attribution du premier fragment ( k©-x, ms. A.) au même ouvrage que les 
deux autres est hypothétique. Je l’ai rapproché ici de ces derniers uniquement 
parce que toutes les indications extérieures (écriture, dimensions, ornements) 
prouvent que le feuillet ïco-x provient du même manuscrit que le feuillet xe-xç. 
Quant au texte lui-même rien n’indique qu’il se rattache aux deux autres fragments. 
U «agit d'un détail apocryphe sur la Cène. S’il fait partie du meme ouvrage que 
le second texte qui se rapporte à la crucifixion, il doit naturellement le précéder. 

GeM® pagination a maintenant dispara presque entièrement, mais elle est donnée dans le 
analogue manuscrit qui porte <tc', fol. 55. Évangile apocryphe. Un feuillet paginé kô-â. Inc 

Exil. 

1 Le catalogue manuscrit porte: *x, fol. 64. Apocryphe sur la Passion. Un feuillet déchiré paginé 

^ Le catalogue manuscrit porte : «c , fol. 53 (et 54). Fragments d’Évangile apocryphe. Deux 

feuillets déchirés » 




24 



P. LACAU. 



La pagination k©-a et ag-aç montre qu’il peut fort bien en être ainsi. — Ce 
fragment rappelle directement un passage de Thévenot, livre II, ch. 75, cité 
parMiGNE, Dictionnaire des Apocryphes, 1 , 976 : « Les Coptes ont plusieurs histoires 

ff fabuleuses tirées des livres apocryphes qu’ils ont encore parmi eux 

« Ils disent qu’au jour de la Cène on servit à Notre Seigneur un coq rôti , et qu’alors 
Judas étant sorti pour aller faire le marché de Notre Seigneur, celui-ci commanda 
« au coq rôti de se lever et de suivre Judas ; ce que fit le coq , qui rapporta ensuite 
et à Notre Seigneur que Judas l’avait vendu et que pour cela ce coq entrera en 
tr paradis. n 

Le second fragment (folio 5 9, ms. B) a toute chance d’appartenir au récit qui 
est contenu dans le deuxième feuillet (folio 60) du même manuscrit B. Il n’y a pas 
de pagination : un doute reste possible. Je ne connais rien en copte ni en grec 
qui rappelle ce texte. 

Seul le troisième fragment se retrouve dans les deux manuscrits (ag-ag, ms. A= 
fol. 60 , ms. B). Les deux rédactions sont très différentes. Je ne recherche pas 
laquelle est la plus ancienne , ni d’où peuvent provenir les additions. Les manuscrits 
eux-mêmes sont-ils contemporains? Cet épisode me semble inconnu en copte et 
en grec. 




FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES, 
i Bibl. Nat., Copte 129”, f° 61, r°.) 



K [n]Ç<DTHP 



, [nzJhth — 





MNTCnooyc 


35 X.G ZpABBGl- 




NAnOCTOAOC 


knay eneiA 


5 


NCPC TGTpA 


. AGKTCDP •: 

• 




Il H 2 A KH ÏA 


Nxepe nïoy-a.ai 




ptDOy *:■ — 


NAy èpoï GIN A 


6pü;ao iiccd 


4o _^_cijaatm •: — 




THp COOYTN 


Ôg^CAY NAÏ JXG 


ta 


6 YtfÎNOV<DM- 


NAnCDZT 6 




UJAPC T6TPA 


boa MnecNoq 




HG2A KÜ)T6 • 


MnGTGNCAZ 




XG 6YCX6 TOÔ 


45 fioe MiiAnelX 




tov THpoy è 


— : — AGKTCDp •: 


i5 


n€NTA ne CD 


IC -A.G AMNGTM 




xnp oytDM n 


P CDM NCCDBG 




zhtm amcmoy 


n 6.X A ( I XC CD 




èpoM * * • 


5o MA0ÎAC nCl)A 


À 


MAOÎAC K CD 


xe NTAyxo 


sa 


gzpaî Noynï 


• OM CGNAÂAM 




na* êpe oyÂAGK 


©PG I1AAGK 




TCDp 2ÏJXCDH 


TCDP TAP Cy 




épe oyzMoy zî 


55 MAN6 2ÏOH 




■X€NTGTpA 


HntoyôeÎN 


93 


nezA • • — 


GM MAC!) A • 


sA 


iiccd u’ h p cooy 


nrynoc ne 




T6N GBOA êoy 


nTcdzaimnhc 




cdm ZMnez 


60 lÏBAnTTCTHC 




Moy Nayopn- 


GMKypîCCG 


3q 


À TGTpAneXA 


2ATA26 




KCDTG À NA 
noCTOAOC X.Ï 


^Anok ne noyô 



lutaot rat , i, 



k 



26 



P. LACAU. 



(Bibl. Nat., Copte 129 17 , f°6i, v°.) 



6ÏN MH6 6 
M6N KAK6 [n] 
2HTH 

©cmce x neîx 

5 A6KXCDP MOV 
6YX.CD MMOC 

èpoî -X6 -^nx 

MOy 2 CD 6 k MX 
PÏX XllOÏ 6BOA 
10 26WT6CMHT 
PX* 6N61 
^eiMTeCKÀAÀ 
2H ne M6N 
NexepoyBÎN 
15 MeNnezepx 

<|> 1 N v 

Xnok j^e xïeï 
*> . 

gboa 2 Nxne 
NNMriHyé 
30 62pxT ëx’Mn 
KX2 • neqp 
T 6 nKX2 eci) 
qî 2 xnxeôoy* 
xîeppcDMe 6 T 

s5 B 6 THYT6N • 

Tt-Noy <ye neïx 

X 6 KTCDP NX 

tcdoyn •: — 

\ ÏC A.C XCD2 è 

3 

3o nÀX 6 KTG)p * 
neXAH NAH * 



Xe eïXe[p]o[K] 

NTOK CD nX 
XGKTCDP è 
35 KGCDN2 NT 6 K 

. 26 •: 

Nt 6 26NT6N2 
PCDT ëpOK NT 
2 CDX ënXHp- 
4o x6kxc éKecy 
MXN 6 Mne20 

oy éToyNX 
nxpxA,ÎA.oy 

• MMOÏ N 2 HT _ q •: — 
45 XycD xqBO<yq 
62PXÏ N 6 Ï 11X 
X 6 KTCDP 2Ï 

XMnÏNX^ xq 

. BCDX ëBOX •: — 

5o Flexe ïc mmx 
eïxc xe eïc ri 

2XXHT N 
TXKU)XXX~q 
2X0H NQ)OM 
55 T 6 NOyNOy 

xqxcDoyri 

. eqoN 2 •: 

Cenxc foy rxp 
mmoï • xycD 
60 IlXCNOq NX 

cpcDne Noyoy 

XXI NN62G0 



FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. 



27 



[Man. A.] (Bibl. Nat., Copte 129 17 , f° 5 i, r°.) 



HHOOy [ 

JxXÎ N»q[ 

Te • eqzfxpoj] 

IHT • €2px[ï GXü)] 

5 oy- xe oyzxpçp 

2HT NNX1 [ïc] 

ne- eqcooyri 

xe ceriHy êNeq 

gix ûq-fîxn 

« * ■ 

*o èpooy — 

©ïc oypcDMe xe 

83 . A 

6 BOX îMnMH 

iiu)g éneqpxN 
ne xnxnïxc 
th èOYf€MBHOA6 

6H ne- Tnoxïc 
n A-Ayeix. 

^Xmscd 66 xe à 2 oyN 

ënec foc nïc- 

»o xqacDXG éîoyn 

ëpoq ■ xqKX 

Neneïx éxïiiie 

* 

ffbc Mnü>Hpe 

MiiNoyxe — 

#5 A<tree airrq ê 

ZOyil ÊÎHTq 

enc^nfpe] ÿriNo[y] 
xe [ * xqxejcy 
[iieqoyepitx]e è 
so [aoyu eNojyèpH 
[xe MncijJnpe 
[MnNoyxe] •: — 



xe 

[\qx]çnxze NNeoYê 

puxe nîc • xqxc 

35 [n] XZ6 NNGGOC NIC 

xqxcnxze nt 

xxi îpo nîc •: — 

\q[x]cnxze m 

^ [ncjnïp nîc 116 N 

4 0 xxyKONcq • ex 

Be neNoyx.xï 

xHpeN •: — 

Aqxcnxze nng 

î> 

M6XOC MÔCPH 
45 pe MiiNoyxe •: — 

XqcDcp gboa eq 

î> 

JXCD MMOC • .xe 
CD Nïoyjxxï- Mil 
XXNOC • xycD 
5o _i_NxxNoyxe •: — 
Mooyt nhx'n 
MripMoyoyx 
_._Mnxxoeïc •: — 
^IcbNe èpoï Mnep 

55 2ÏCDN6 èllAXO 
-r-eîc- C'foy MMOÏ 
Mnepë'poy nnx 
_• .xo eïc * xe nx 
Xoeîc ne ïc- xycD 
60 nxNoyxe ne 
. nexc •: — 

Nxï x.e rixepeq 
xooy xycMH 
et èBox 2Mii 



4. 




28 



P. LAGAÜ. 



> 

(Bibl. Nat., Copte 129 17 , f° 5 i, v°.) 



x<? 



CCDMA Mn[cCD] 
thp • 2 ÎXMne[c] 
TÀYPOC 6CXCD 
MMOC • X6 

5 XnANÏAC- ÂNANÏ 

P • r n 

AC • NN6 T|eKj 

' V J / * yxH bcdk [ex] 

53 MNT6 • NN6 

FICKCCDMA §PC 

P _ . 

10 TOI NP6MMOOYT v 

N Ne ômoy <yeM 

P 

(SOM enCKCCD 
ma • eyéc 2 AÏ 

M I 16 KPAN CMIiy 

P 

15 ah NNMnHye •: — 

NceMOyTC épOK 

2NNMnHyé • 

X6 TAFlApXH 
MÔKApnOC 
ao NATMOY •: — 

N aî a. 6 èpe nccD 

* 

MA MnCJLJHpe 
MnNOyTC XCD 
MMOOy 6HTA 

a5 ahy énec-fôc 

NApxîepeye A..6 
P 

ON N6\*MHN 6 
BOA 2 Mney 2 HT 
6 y 2 ÏcDNe en 

3o PCDM6 •: 

F126AAO -A.6 MMA 

P - 

KApiOC AnA A 



[nani]âc- aho Y 
[cdn NpjcDH ne 
35 [xah nJencMoy en 

[NO]yxe' CH XCD 

MhOC- X 6 A nA2HT 

* 

oyNOM 2Mnee 
•j’NoyBe Mncpn 
4o pe MiiNoyTe : — 

\ noyôeÏN Mn 
cpnpe MiiNoy 
Te epoyôeÏN é 

taYy xh mn 

45 nACCDMA- AÏOy 

nom • neooy m 
neîcüT • mn 
nennN êToy 
AB- tpA6N62 • 

5 o _ 1 _N6N62 2AMHN -I 

NApxîèpeyc .A.e 
NTepoy<ycD ey 
2ÏCDN6 enpCD 
Me Mne^Moy- 
55 AyK6Aeyè êpoK 

. 2h è c iON2 •: — 

NTepoyxepo A.e 

nm*[ka]mino[c] 

. nk[cd]2t •: — 

60 fïK[ ]‘M 

ne[ 

èn[ 

en[ 

o[ 



FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. 



29 



[Man. B.] 



(Bibl. Nat., Copte 129 17 , f> 59, r°.) 



(1) 



p u 

noç[TOAoe ïoy] 
a.ac[ 

BOAOC n[cDT] e 

5 20yN epOH • AH 

eï €BOA AH n CD T 

C1)A NApXÏe 

peye • nexAM 

Nay xe oy neTe 
p 

10 TNNATAAH 

NAÏ TAnApAA.1 
AOY MM OH NH 
t n • Aycb Ay-j- 
NAH MMAAB N 
i5 2AT • T6C2Ï 
^Me -A.e Nïoy jaac • 

ACXÏ MlîqpH 
pe nïq)ch<|> nA 
ApÏMAOe eCA 

90 noyqjH : • ■ — 

âNnezooy a. g 

2 CD Cl) H NT A 
neBÏHN ïoy 
-A.AC XÏ Mn 
»5 MAAH N2AT N 
TOOTOy NNÏOy 
-A. Al AHXÏTOy 
B2oyN eneHHi 
Mue nci>Hpe 

^ ' On ne voit pas combien il manque de lignes. 



0) 

3o MAy[ 



neK[cp]H[pe .... 

2NTApa)[ 

NT6C2Ï[Me NÏ] 

35 OYXAC M[ 

-\h6Ï e 2 pA[l 

Ïci>ch[<J> 

NAY M [ 

€HAyn[eV. . . . 
ho _ JL _neHcipHpe 

Nxepe no)Hp[e] 
Koyï nay ene[n] 
eïCDT • CNCH 
2NCAC1)H TAP N6 
45 BOT ne AH CD Cl) 
6BOA 6HXCD M 

. moc • xe nA 

0ÏCDT ÂMOy 

ntbït 

5o NTOOTH 

NT61C2ÏM6 N 
OHPÏON X6 N 
XÏN nNAy N 
Xe^'ÏT6 NCAH • 

55 NTAYXÏ NT')' 





30 



P. LACAU. 



\ 



(Bibl. Nat., Copte 129 17 , f° 5g, v°.) 



(D 

[ ]u> 

[ ]N2HTC 

[ MhfJoy 

Al A.]e NTCpcq 
5 [X00]Y' AHX.Ï M 

[mom] N<îi n 6 H 6 Ï 
[cdt] ahbcdk e 
[boa] . ÏOY-A.AC 

[zcojcpq amxï 

10 [N2eiM]|Ynepe 
[THc]- MN 2 CN 
KOOY 6 NT 6 riAA 

oc- AY^œnc 

NIC AYGÏN 6 M 
15 Moq Hn 2 Hre 
hcdn- ncxe 
n ÏAATOC NAY 
XG OY n 6 T 6 TN 
OYOK 1 ) TAAq 
20 NAq • ncxAY 
NAq • X 6 c 
TAYPOY M 
Moq • AY<i> 

Ntcpoygï en 

& 

25 ma CYNAC-foY 
MMOq N2HTq 
AYKAAq KA2HY 

(1) On ne voit pas combien il manque de li 



(D 



[ ](io)n 




3o A[y c 9] c 1>'T'(s*c)nOY 

k[a]om cboa 
2NNC1PONT6 
AYKAAq 2ÏXN 
■ TeqAnc :■ — 

35 XY'f NOyKACl) 

6Tcq<yix noy 

NAM • AYGÏQ)e 
NK6COON6 C 
NAY NMMOq 
4 o OYÂ. 2ÏOYM-NM 
MMoq • AY<i> 
KCOY^ • 2Ï2BOYP 
MMOq • IC .A.C 

N6q2NT6Y 

45 ■ MHT6 - 

Aqqï NNcqBAA 
62PAÏ 6TtT6 

nexAq xe nA 

CÏ G) T KO) NAY 
5o 6ROAXNC6CO 

oyN an cncTOY 
• cïpe MMoq 

Xy^ ncyccdbc 

* » 




FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. 



31 



] 



{Bibl. Nat., Copte 139 17 , f° 6 o, r°.) 



m m + * b' 



O) 



î MO^U) 

TB MIIAXOGÏC 
ÏC- AYO) «I Ail O Y 

5 Té- haï ne ne 

XC - HAÏ AK 
NxepGHXOOY N 



(D 



n[... 

_NÏAC 



61 ÀNANÎAC ' cïc 


ri2AAO .A. e mm[a 


OyCHM AÇCyCD 


3o 


KAp’lOC • AqOY 


ne 2 mYicIo> (ma 




CDN NpcDq Aqc 


Mntpupc Mn 




Moy enNoyTe 


HOyTG 6CXO) M 




eqxa> mmoc 


HOC- X6 CD A 


£> 


xe A nA2HT OY 


NANÏAC NNG 


35 •> 


Noq 2Mnec'|' 


TGKfyXIt 




Moyqe Mnq^H 


non* GAMÎiTe- 


t> 


pe MIÎNOYT6- 


Inc ückccdma 


z> 


a neqoYÔeÏN 


epc i roï npeq 


•> 


ci) 0 )ne 2 nta 


Mooyr • çy€C 


ko £ 


*4"Y^h- neooy 


2Ai iqrieKpAN 


•> 


NAK MNFI6K 


en,xcDCDMe m 


•> 


eï(DT NAT AOOC 


ntDM2 >— 

m 


•> 


MNnenNÂ é 


YGHOYT6 epoK 




TOyAAB ’ CI) AC 


Xe TAHApXH 


45 


N62 • N6NC2 - 


MNKApnOC 


• 


.2AMHN • 



MlieCMOY v— * 

tU ne voil P a * combien il manque de ligues. 



Xnanïac Mneq 



P. LAGAU. 



\ 



(Bibl. Nat., Copte 129 17 , f° 60, y 0 .) 




n 

£3 * 

5 



[ joi 

[....]<) *yno 

[x.]h 6nKCD2T : — - 
KCD2T A. G A‘t 
•j’kBOH erieHCCD 
MA N06 NOyNÏB 



NÏCDT6 : • • • — 

GNGHcpoon ne 

2NTMHT6 Mil 

10 KCD2T NCipO 

MNT N200Y MN 

Cl)OMT6 NOY 

(1)H • Ü)ANT6 n 

CCDTHP TCDOyil 

i5 6BOA 2NN6TMO 

0 

oyr MTG 

PoyNAy .A.e epoM- 
p XMne nKO)2T 
X.CD2 epoM [e]n 
20 thpm • À ng[ap] 
xïepeyc kcdn[c] 
mmoh noyMepe2 (stc) 



(i) 

[ ]•* 

[ ]m 

35 [ . . . jeiCDT v • 

Ntgynoy a nccD 

THp X.Ï NT 6 
-\|’yxH NANANÏ 
AC C 2 PAÏ NMMOH 
3 o . éNMIlHV 6 

Flexe rïxoeïc nam 
x.[e im]aïatk n 
t[o]k CD ÂNANÏAC • 
x.e AKnïcTeyè 
35 enqpHpe mû 

NoyTe Miieoyo 
eïcp 6 K 2 MIÎk[o]ç 
MOC- oy MONON 
x.e At^nicTeye- 

ko AAAA AK 6 A Cyr 
reNHC euci)H 
. p[e] MiÎNoyTe-*— 
6 [tb]g nA[i] neK 
CCDMA NTAK 
45 TAGH élIACCD 
MA- NNGHK 
MOC- NN 6 F 1 KA 2 
BOAM 6 BOA X.6 



(1) On ne voit pas combien il manque de lignes. 



■ 



FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. 



33 



TRADUCTION. 



PREMIER FRAGMENT. 



Man. A. 



|r (trtaHtp) s'assit (,} avec les douze apôtres (ànôoloXos : la table [iqëCol. 
était placée auprès d’eux. Chaque fois que le Sauveur (a&nirp) s’appro- 
l’un mets, k table (rpéanfa) se mettait à tourner afin qu’ils pussent 
étendre la main vers ce dont le Sauveur ((r&jTup) mangeait et qu’il avait 



it. 



Mathias posa (sur k table) un plat in rlvaÇ) dans lequel se trouvait un coq 
( iXéxrvp ) ; il 1 avait du sel sur la table {rpà-nelct). Le Sauveur {awrfjp) s’avança 
pour manger 1 la bord du sel; la table ( Tpéirefa) tourna et les apôtres (ànécrJoAos) 

1 | Mathias dit à Jésus: frRabbi(^aéëgt)^ tu vois ce coq (àÀéxTftip). Les Col. a. 
Juifs. m'ayant vu pendant que je m’apprêtais à l’égorger, m’ont dit : rr Le sang 

do votre maître sera répandu comme celui de ce coq (àïéxrwp). » Mais (Sé) Jésus se 
n»it a sourire et dit : « 0(/5) Mathias ce qu’ils ont dit s’accomplira. Le coq(àXéxT&y>) 

E v n clb'l 1 . yàp) signalait (<rwpaieei^) d’avance la lumière sur le point de naître; 
il était la ligure (tvjtost) de Jean le Baptiste (Bom rftcrlfe) qui m'annonçait 
\ >tr)pù<T(TMv ) en nie précédant p} . C’est moi qui suis la véritable | lumière , exempte [x] Col. 1. 
di‘ ténèbres. Puisque ce coq (àAsxr wp) est mort, ils ont dit de moi que je mourrai 
aussi, ni ni que Marie a conçu dans ses entrailles ( pijTpa. ) et qui me trouvais 
dans son sein avec les Chérubins et les Séraphins. Et (Si) c’est moi qui suis 
descendu du haut îles cieux sur la terre :1a terre ne pouvait pas porter ma gloire^, 
je me suis fait homme à cause de vous. Mais maintenant ce coq(àX®XT&>p ) varessusei- 
ter-. El (#) Jésus toucha le coq (àXéxrup) et lui dit : | cr Je te le dis (5) , ô (S) coq Col. 2 . 
(«a exTtopjt redeviens vivant tel que tu étais auparavant^, que des ailes te 
poussent et envole-toi dans l’air (i^) afin que tu puisses annoncer (< rvfudvetv) le 
jour ou 1 on me livrera (^tapaStSévat ) » . Et le coq (àXixT&ip) sauta sur le piat (wtvai) 

— Jésus dit à Mathias : «r Voici que l’oiseau que tu avais égorgé il y a 

,J Ligne a. n a.x-i = noxm. 

2 3S ‘ “ ' Vae€l ' WfilfAiew, moi, 8, etc.; Marc, a, 5 , etc.; Jean, 1, 38 , etc. 

1 Ligne Sa. pour ixtmh. 

’ *<«q> to. . . Je ne connais pas d’autre exemple de cette tournure. 

J s Ligne 3 n. Gixe[r]ç[K] : la lacune se comble sûrement. — Pour cette expression voir les 
deux exemples cites par Peyron dans son Lexicon, p. 4 7 = Zoega, p. 36 et a34. 

Ligne 35 . fixe nie pour ntêkîh. 

L EL 






34 



P. LACAU. 



Man. B. 

F* 5 9 , r° 
Col. 1. 



Col. 2. 



F° 59, V. 
Col. 1. 



Col. 2. 



Man. A. 
X6 Col. 1 



trois heures est ressuscité et vit. En effet (yàp)]e serai crucifié (olavpovv) et mon 
sang deviendra le salut des nations ( è'Ovos ) 



2' FRAGMENT. 

l’apôtre (ànoaloXos) Judas le diable (SiàëoXos) était entré en lui. 

Il sortit et alla trouver les princes des prêtres (àpytepevs). Il leur dit : crQue me 
donnerez-vous et je vous le livrerai ( aapaSiSôvai) 1 >. Et ils lui donnèrent trente 

pièces d’argent. 

Mais (£é) la femme de Judas avait pris en nourrice le fils de Joseph d’Arima- 
thie. Et (As) le jour même où le misérable Judas reçut les trente pièces d’argent 
des mains des Juifs et les apporta dans sa maison, l’enfant ne put | 

Cf Joseph ton fils dans la de la femme de Judas ». Joseph alla 

pour voir ce qui causait de la peine (Xwreïv) à son fils. Lorsque le petit entant 

aperçut son père (il était alors dans son septième mois) il s’écria : «Mon père, 

viens, enlève-moi des mains de cette femme cruelle (&vplov) car depuis hier à 

la neuvième ^ heure, ils ont reçu le prix | 

tous 

L’enfant ayant dit ces choses, son père le prit et s en alla. 

Quant à Judas il emmena des serviteurs (imyphys) et d’autres gens du peuple 
(Xaos) qui s’emparèrent de Jésus et le conduisirent au prince (ùys pav). 

Pilate leur dit : « Que voulez-vous que je lui fasse? ». Ils lui dirent : cr Crucifie-le 
(o 7 a vpovv)». Et quand ils furent arrivés à l’endroit où l’on devait le crucifier 
(alavpovv) ils le dépouillèrent | 

ils tressèrent une couronne d’épines et la lui placèrent sur la tete. Ils lui 
mirent un roseau dans la main droite. Ils suspendirent aussi deux voleurs avec 
lui, l’un à sa droite et l’autre à sa gauche; et (te) Jésus était entre eux deux. 

Il leva les yeux au ciel et dit : * Mon père pardonnez-leur parce qu’ils ne savent 
pas ce qu’ils font 77. Et ils riaient 

3 e FRAGMENT. 



Juifs il est patient à leur égard parce qu’il est patient sachant 

qu’ils viendront entre ses mains et qu’il les jugera. 

U) Ligne 5 â. xe^irc est pour xen^-iTe. 



Col. 



FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. 35 

L (Aé) voici qu’un homme qui se trouvait dans la foule et dont le nom était Ananias 
ifélait un homme de Bethléem la ville(«ôXir)deDavid) s’élança sur la CTok(&/avpés) 
5, il ta saisit dans ses bras, il posa ses mains sur les mains du Fils de Dieu, 
sa poi trine con tre la poitrine du Fils de Dieu , il plaça ses pieds contre les 
lu Fils de Dieu, [ il embrassa («<77rœ£ecr0ai)les pieds de Jésus , il embrassa 
les mains de Jésus, il embrassa (àaira&aOai) la bouche de Jésus, il 
ItaQau ) le côté de Jésus qui avait été percé pour notre salut à tous, 
iimàfcaOat ) les membres ( péXos) du Fils de Dieu. II s’écria : rr O (w) Juifs 
îpof ) et alliées, tuez-vous vous-mêmes, ne tuez pas mon Seigneur; 
ipidez pas mon Soi- 
s-moi { dlavpovv), ne «Tuez-moi ne tuez pas mon Seigneur 
•fie* (tfiavpovv) pas mon Seigneur, Jésus et mon Dieu : c’est lui qui est le 
*r mon Seigneur c’est Jésus cl mon Christ”. 

Dieu c’est le Chrîsl », 

Et (te) quand il eut dit ces mots, une Et (te) quand Ananias eut dit ces 
)i\ sortit du corps | (ttôfio.) du Sau- mots, voici qu’une voix s’éleva dans le 

vcur ( muTÙp ) qui se trouvait sur la croix corps (trûfia) du Fils de Dieu , disant 

( <foupb ) , d isanl : « Ananias , Ananias , ff O (« 5 ) Ananias ton âme (i>vyn) n’ira pas 

ton ème(^ù) n’ira pas dans l’Amenté dans l’Amentéetton corps(Vwjxa) n’aura 

f'I ton corps (aëpo) n’aura pas l’odeur pas l’odeur du cadavre. Que ton nom 

du cadavre. La mort n’aura pas de pou- soit écrit dans le livre de vie, qu’on te 

voir sur ton corps (aôipa), Que ton nomme fries prémices (à^apyn) du fruit 

nom suit éeril sur les portes (tsdXw) (xzprrès) de la bénédiction”, 

des deux. Tu seras appelé dans les 
deux "! es prémices (ànapyv) du fruit 

(Kap/jros) immortel”. Et ( 5 é) telles sont 

les choses que dit le corps (aeopa) du Fils 
de Dieu alors qu’il était suspendu à la 
croix (ala\ipét$)> 

El (rïi) les princes des prêtres 

(ipytepe^s) résolurent dans leur cœur Ananias 

È '" pi,ler Mais («) b M«» (Si) lé bieDbettreux Air^i 

bienheur»», vieillard Apa vieillard, ouvrit la bouehe et bénit 

Auajtias ouvrit la bourbe at bénit Dieu Dieu eu disant : .Mou cœur est réjoui 

IvÏ ; ï" ,T réi ° Ui Par Par P#ieur du Fils de Die «- S. lumière 

du F l, l” n' 5 La ll,mlère seproduit dansmon âme(du^b). Gloire 

' |U F,U da dlu ""“ à toi et à ton père bon (d)!,-) et à 



Col. 2. 



Man. B. 

F°6o,r°. 
Col. 1 



Col. 2 . 



5 . 



36 



P. LAGAU. 



Col 2 . 



(x{/vX,v) et mon corps (crcàpa). Je suis 
dans la joie; gloire au Père et à son 
Esprit (-crrsûfxa) Saint jusque dans les 
siècles des siècles. Amen. » Et (ès) les 
princes des prêtres (àp%ispevs) ayant 
continué longtemps à lapider cet homme 
sans le faire mourir, ordonnèrent (xe- 
Xsveiv) de le brûler vivant. 

Quand ils eurent allumé un four 
(xâpivos) plein de flammes, le 



l’Esprit (rtvsvpa) Saint jusque dans les 
siècles des siècles. Amen». 

Et (Sé) Ananias n’étant pas (mort) | 



. . le jetèrent dans les flammes. Mais (Si) 
la flamme rafraîchit son corps (cr&5fta) 
comme l’eut fait un nuage de rosée. Il 



demeura au milieu des flammes trois jours et trois nuits, jusqu’au moment ou 
le Sauveur (awTvp) ressuscita d’entre les morts. — Et (<5e) quand ils virent que 
les flammes ne le touchaient pas du tout, les princes des prêtres (ippepsus) le 
percèrent d’une lance | 



... le père. En même temps le Sauveur (<tmt ÿp) emporta lame d Ananias 

avec lui dans les cieux. Le Seigneur lui dit : et Tu es heureux , ô(<2>) Ananias , parce que 
tu as cru (mcrleveiv) au Fils de Dieu, dans le temps où tu étais encore dans le 
monde (xoerpos). Non seulement (où povov) tu as cru, mais (àAAà) tu es devenu ( } 
de la famille (crvyysrûs) du Fils de Dieu. G est pourquoi ton coips (crÆpct) 
que tu as posé contre mon corps (<ré3pa) ne pourrira pas et la terre ne le 
décomposera pas, parce que ! 



Ces trois fragments qui semblent bien appartenir à un même ouvrage 
pourraient parfaitement se rattacher à l’apocryphe connu sous le nom de 
cr Révélations de Barthélemy» et dont je publie des morceaux dans le chapitre 
suivant. Nous verrons que pour ce dernier apocryphe, nous avons également 
comme ici une double rédaction. Il est certain d’autre part que ces trois morceaux 
et les fragments donnés dans le chapitre suivant proviennent des deux mêmes 
manuscrits A et B. Les textes en double rédaction devaient être relativement assez 
rares : il serait bien étrange que l’on eût dans les manuscrits A et B deux 
rédactions parallèles de deux ouvrages n’ayant aucun rapport lun avec 1 autre. 

Rien dans l’ensemble de ces textes ne vient contredire cette hypothèse. Les 

U) Ligne âo. ex au lieu de ep. 



F 0 6o, v”. 
Col. i. 




FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. 



37 



«rs fragments nous donnent une suite logique : i° la Cène ; a° le Christ 
et mis en croix ; 3* Ananias adorant le corps du Christ sur la croix. Or, 
les fragments des "Révélations de Barthélemy» nous aurons des faits qui 
issenl tous après la résurrection : i° descente aux Enfers; 2 ° les saintes 
au tombeau: 3* apparition du Christ; h° bénédiction des Apôtre*. Ces 
jminencunl à ta page tir du manuscrit A, il y a place pour tous les évè- 
lêiits intermédiaires entre cette page et la page \ç du même manuscrit. 

Si la tournure du récit, dans ht seconde partie, diffère trop de celle employée 
dans la première®, n’n lirions- no us pas en double rédaction et se faisant suite : 
un «Évangile de Barthélemy v (celui-là même qui est cité par le décret de Gélase 
et dont 1 existence a été mise en doute®), et une « Apocalypse de Barthélémy»®. 
Comme fa question est douteuse, j'ai séparé pour le moment ces premiers frag- 
mente des seconds. 



u ru un- : «Moi, IVtliéïemy, foi vu- etc., qui est fréquente dans les * Révélations de 
e! qui nappa rail pas dans la première partie. 

Ain, Qmkicke der aikhriit. LiUer. t p. 5. 

i natnreHomeut est une pure Hypothèse. Cf. l’Évangile et l’Apocalypse de Pierre trouvés 
un même manucnL — De même les Actes de Pilate sont suivis d’une seconde partie (ajoutée 
a muent) qui traite de ce qui a suivi la résurrection. 





IV. 



APOCALYPSE DE BARTHÉLEMY. 

iî existait eu copte deux rédactions distinctes de cet apocryphe. Chacune est 
représentée par un seul manuscrit. Voici les feuillets de ces deux manuscrits qui 
me sont actuellement connus. Ils proviennent du couvent d’Àmba Senoudah. 

Manuscrit A. 

Feuillet nt-FTÂ., Paris, Bibl. Plat., Copte 1 a g 17 , folio 63 ^. 



Feuillet iTz-mh, P aris, Bibi. Nat., Copte 1 2 9 17 , folio 3 1 ® 

Feuillet ïT 5 -ï., Paris, Bibl,- Nat.. Copte 139 17 , folio 33 (3) . 

Feuillet Paris, Bibl. Nat., Copte 129 17 , folio 34 . 

Feuillet ïT'ïa , P aris, Bibl. Nat. , Copte îag 17 , folio 35 . 

Feuillet Paris. Bibl. Nat., Copte 129 17 , folio 36 . 



Feuillet 00-11, Berlin, Bibl. Royale , ms. orient., fol. 1608 (inédit 



FeullleL no-'i. Paris, Bibl. Nat.. Copte 12g 17 , folio 66! 4 b 

Manuscrit B. 

Feuillet pïX-jnB, Paris , Bibl Nat., Copte îag 17 . folio 3a ( s >. 



Feuillet piz-pÏH, Paris, Bibl. Nat, Copte 78, folio 5 . 
Feuillet pT^f k, Paris. Bibl. Nat, Copte 78, folio 6. 
Feuillet pKA- pKÜ, Paris, Bilit. Nat,, Copte 78, folio 7. 
Feuillet pkt-pr^:, Paris, Bibl. Nat, Copte 78, folio 8. 



1S Le eatalcigim mnnu^cril port*; 

, - EjUtti.j.'sr 

*** Le caUdngue rciTiniiricrii porte? 
Inc**... E%i\ * 



«.e . fol. & 7 . Mort de Jésus 1* Christ. Un feuillet paginé îît-nX 
*m. fol. ao. Mort de Jésus Christ. Un feuillet paginé nz-nh. 









apucrypae 



“ < ji idio||ne th an usent norl 

Elit - 

“• **• 4 -«* — * u» eu 




P. LACAU. 



40 

Voici les caractéristiques de ces deux manuscrits : 

Manuscrit A w . — Parchemin. Haut, o ni. 3à3 mill., largeur o m. 26 cent. 

Le texte est écrit sur deux colonnes. Le nombre des lignes dans chaque colonne 
est assez variable; le plus souvent on a trente-deux lignes, mais on rencontre 
aussi vingt-neuf, trente et trente et une lignes. Reglage a la pointe seche. Les 
lettres de la pagination sont entourées d’un dessin rehaussé de rouge (pi. III). 

Pour le type de l’écriture voir la planche III. — Les majuscules, très grandes, 
sont mises en marge et rehaussées de rouge et de vert. Au-dessous des majus- 
cules de la première colonne le signe p> en rouge avec la pointe du milieu en vert. 
Au-dessus des majuscules de la deuxième colonne le signe — en noir rehausse de 
rouge. Les lettres x, y, X., .a., quand elles se trouvent en haut d’une page dans 
la première ligne, deviennent majuscules et sont ornées de rouge. Le<J>est orné 
d’un point rouge dans chaque boucle. Gomme ponctuation on trouve le point • et 

... 5 5 ? .• 5 .;. . . Tous ces signes sont rehaussés de rouge. Sur 

le 1 on rencontre un point, deux points ou trois points a peu près sans réglé, 
mais il est rare que le 1 ne porte pas au moins un de ces signes. Le 6 est rem- 
placé par un point ou un tiret très petit place au dessus de la lettre suivante. 
Quand le trait remplace un 6 entre deux consonnes il se place au-dessus de 1 inter- 
valle qui sépare les deux consonnes. Au-dessus de O, G, A on rencontre souvent 
un point mais ce signe semble employé sans réglé. Les consonnes n,T, X, etc. , 
quand elles sont suivies d’une autre consonne, prennent un point au-dessus 
d’elles assez régulièrement. Les traits placés au-dessus des mots écrits en abrège 
ou au-dessus des mots transcrits de l’hébreu sont rehaussés de rouge. 

Les sept feuillets de la Bibliothèque Nationale sont bien conservés. 

Manuscrit B®. — Parchemin. Haut, o m. 3o5 mill., larg. 0 m. 2 45 mill. 

La page pi b porte également la marque de cahier z. La page 112 correspond 
en effet exactement à la dernière page d’un septième cahier de quatre feuillets. 

Le texte est écrit sur deux colonnes de trente et une lignes (plus rarement de 
trente lignes). Réglage à la pointe seche. Les lettres de la pagination sont enca- 
drées d’un dessin orné de rouge (pl. IV). 

Pour le type de l’écriture voir la planche IV. — Le <J> est rehausse de rouge. 
Les majuscules, toujours très grandes, sont mises en marge et rehaussées de 

0! Toute ia description qui suit s’applique exactement au manuscrit A publié dans le chapitre 
précédent. 

(2i Toute la description qui suit s’applique exactement au manuscrit B publié dans le chapitre 
précédent. 



FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. 



Ai 



ge. Av-dmom des majuscules de la première colonne le signe Au-dessus 
des majuscules de la seconde colonne On trouve comme ponctuation le 



point 



et :■ — *. 



Le 1 porte presque toujours deux points ï, 



plus rarement un seul point i; quand cette lettre ne porte aucun de ces deux 
signes il semble que ce soit un oubli du scribe. Il y a trois points sur deux 1 
majuscules, page pkA- Le petit trait remplaçant 6 est très reguliei e.ment em- 
ployé. Au-dessus des lettres e, o, x, CD, on rencontre très souvent un point, 
mais ce signe est employé sans réglé. Les consonnes n, T , C, .2C> 2, quand 
elles sont suivies directement dune consonne, prennent un point au-dessus 
d'elles assez régulièrement. 

Les cinq feuillets sont bien conservés. Le verso de pix-piB est très trotte et 
sali. Le» volumes mil presque toujours été dépecés par cahiers : la première et la 
dernière page de chaque cahier se trouvait naturellement plus exposées que les 

Cet apocryphe ne nous est co nn u qu’en copte {1) . 

partie du second manuscrit (Gopte 78 , fol. 5-8) a déjà été publiée 
uenifcH, Fmfrtnent des Révélations apocryphes de saint Barthélemy, 1 83 5 . 
cessai re de donner une seconde fois ce texte à côté des nouveaux frag- 
mème ouvrage. J’ai recopié les quatre feuillets, pour reproduire la 
réelle des lignes du manuscrit ainsi que la ponctuation et l’accen- 
relevé eu note les fautes de copie, peu nombreuses, qui se sont 
l'édition de Dula urier. J’ai modifié sur quelques points sa traduction 
été souvent reproduite ou citée m sans qu’on ait d’ailleurs éclairci l’origine 
de l'ouvrage lui-même. 

Lu provenance de ces quatre feuillets de Pans était inconnue. Nous savons main- 
te riant qti lis sont surfis de la Bibliot hèque d Aruba benoudah, car un cinquième 
fetii Bel , arraché eerto me ment au même manuscrit ( Gopte 1 2 9 17 , fol. 3 2 ) , fait pu ri ie 
de la trouvaille de M. Maspero, 

L’existence d’une autre version du même ouvrage a été reconnue par M. Cabl 
N: wmwt * üh-r die mmkânmhe Liltmiiur in Koptiscker Spracheen appen- 

dice à A. Hamacs , Gmkiehte der allé hristtiv fan Lùteratur, p. 9 1 9. Cette version était 

J. n’ai p* consulter l« tau» suivant * Question® Barthotomei» A. Vass.uev, 

pTi**' Mf,S T ' 1 8!,Sl P - ’ C ‘**- Cel 0üvr *S* cilé dans i'Uagiographica Grœca des H-.H.-.r-.h . 

!' P ’ * 7 ' analogies avec notre texte? — Une Apocalypse de I ! l à I » 

Médit*. 0 O|;m-. «I indiquée comme se trouvant à la Bibliothèque Nationale par M. E. H. Vollet 
«us fart,, le Verrue, de la Gramh BmychpMù. Je ne sais à quel manuscrit l’auteur fait allusion. 

.7 ri 7 U ’ P ‘ l6 *‘ lma ***™’ V- epocr. , l8 66, p. „,v et seq. 

OAi m ag a. , Leuhit hte ttbfihmllëçim Limmiur, p. 776. ^ 

.Vrmrifti r L 



6 



P. LACAU. 



42 

représentée alors par un seul feuillet appartenant à la Bibliothèque de Berlin 
(ms. orient., fol. n° 1608). Le texte de ce feuillet est resté inédit mais il a été 
traduit et commenté par Ad. Harnack et C. Schmidt dans les Süzungsber. d. Kônigl. 
pruss. Akad. d. Wissench. zu Berlin, 1891, p. 1 oô 5 -i 0/19 , sous le titre de 
Ein Koplische Fragment einer Moses- Adam- Apocalypse. La véritable nature de ce 
texte n’avait pas encore été reconnue par les deux auteurs. En réalité il 
s’agit d’une rédaction tout à fait nouvelle d’une partie du texte publié par 
Dulaurier (pages pÎH-pfz du ms. B). Ce feuillet appartient certainement à 
notre manuscrit A. Le nombre de lignes à la page ( 3 o- 3 i) et les dimensions 
(o m. 3 &o mill. x o m. 2 65 mill.) concordent parfaitement. La pagination 
coïncide assez bien avec lelendue des lacunes. Ce feuillet vient donc aussi 
d’Amba èenoudah. 

Ain si il existait au couvent d’Akhmim (1, deux manuscrits contenant chacun une 
rédaction indépendante d’un même ouvrage dans lequel Barthélemy raconte aux 
Apôtres ce qui s’est passé après la résurrection. Nous connaissions un feuillet du 
premier manuscrit et quatre du second. On trouvera ici sept nouveaux feuillets du 
premier manuscrit et un feuillet du second. 

Voici les feuillets qui contiennent des passages parallèles : 

ïe-XS du manuscrit A = pïÂ-pîiï du manuscrit B. 

OO-tî = ffZ-pÏH 

no- H — = flô-fï< — 

On verra que les deux versions présentent des différences considérables. Elles 
offrent, il me semble, un bien curieux exemple de la manière dont les textes 
pouvaient se grossir et se modifier. Laquelle des deux rédactions est la plus 
ancienne? Peut-on déméler le but des additions ou des retranchements? Je laisse 
l’examen de ces questions à de plus compétents. 

I 1 ) Amba Senoudah passait pour posséder le corps de saint Barthélemy. Abu-SÀlih, Anecdota 
oxoniensia, semitic sériés, VII, p. 287, cité par de Bock, Matériaux pour servir à V archéologie de 
l’Égypte chrétienne (1901), p. 4 i. 




FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. 



(fiibl. Nat., Copte 139 17 , P 63, r°.) 



43 



NT 



A«iKA'T'AHe'T , eï 
MMGAXIp 
XmCÜÎNÎ HMO'l 
evîAAYCtc 
mi iGiiiiiG • ai 
AAGÎN v— 
MîOCOIt épG fl 
MOV U)AX6 
1» MGNTKAÎCG 
flîC ■ ÎMtlGM 

ZAXy 

t îc èAeyoepoy 
MfireNoc 
Tnpn Nue 



’O NAAAM 
é'reqxpXH ri 
AMKA 



3 o NGMNOBG NAM 

èsoA aeNoyei 

. P HNH 2 AMHN •: 

* 

X OT 6 ÎC AH 
KO TH enpCD 
35 MG NTAHnApA 
A.ÏA.OY MMOH • 
6 T 6 ÏOyA-AC • 
nïCKApîCD 

_j_thc ne •: — 
io rieX.AH NAH 

X.G NTAK Tl 
2 Hy Noy- 
CD ÎOY-A.AC X.G 
AKnApAJX .1 
45 AOy MMOÏ éNC 
(TÏX. NNAp 
. xiêpeyc •: — 

It AHN ÂNÇK 

Aîci^enaïce 

5 o NÏM • C 1 >AN 
T ACCDTG M 
riAriAACMA : — 
MTOK 2 CD 

CDK OyOÏ NAK- 

aenoyoî en 

KHB • MGN 

oyNoe nAcni'ô 
2ÎCA2oy en 



99 



6 . 




■% 

44 P. LACAU. 

(Bibl. Nat., Copte i2 9 17 , f 63 , v°.) 



WJ± 



200 Y • ïo Y 

.A, P. ÔN X T6HM6 

P 

pic ajonc- mn 

neHCiœT fi 

5 .A.ÏXBOXOC •: — 

Xybgt ncnpxN 
p . 

GBOX 2Mn 
.X CD CD MG M 
ncDNA2 •: — 
io XyHÏ MIICMK. 

ç> 

AHPOC GBOX 
26NTH116 N 
N6TONA2 
AyoycD(ÿn fi 
i5 T6Mn6NAriCv 

XyncD2 • n 

P 

T6MCTOXH • 

X IICATANAC 
P . 

X.l2Xn NM 

20 MAH XMGÏ G 

BOX CH <SX 6Î 

H y •: 

XyMGl NTO 

P _ 

OT'I NT6H 

3 5 MGNTGIIÎC 

Konoc •: — 

t 

XyTCDpn- m 

P 

ncHKxoM •: — 

X 26NÜJ6MMO 
3o TCpen 6N6M21C6 v 



XmgooAgh lin 
. cx2oy • — * 
Xmcôôm nog noy 
. mooy 

35 XyTCDP _ n N 

T6CTOAH M 

ncqcpoy 

. CD o y •: — 
\yX6NA M 
ho noyôeÎN m 
. ne c i2HBec •: — 
Xykcd Mncq 

HÎ GBOX CM O N 

. X1XÏH v 

45 X NCM200Y C 
BOK • 

X ncMX2e oycbv 

î> 

X TMOTN6C • 

£> . . 

oye ncxbox 

5o MMOM •: — 

X n2ÎC6 • Cl NXM • 

P 

X riKXKG xi'TH • 

P 

X FIBCNT KXH 
P . 

pONOMGI MMOMv 

55 XY20BCM Noyxoo 

xgc • x NxrrG 

Xoc GTOYH2 N 

P 

CX nXOGlC Bop 
Bf* MMOM \ 



FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. 



I Bibl. Nat., Copte ia 9 17 , f° 3i, r°.) 



THf- X. 00 Y è 
xgnIoy^xc 
CHGII neCHT 
GXMNTG — 

rTeCDTHp JG 6 

XMTCDOyN G 




RCOK 
GX Mil 
XC<j>A 
MTOO’I’K 
XCI>C- 

ûjtam fine 

PO - NANTIT G - 
UJXMI’ANXy 

e uÏm ne 

î NTAMGf 




2 XX MMO! N 
T 6 Ï 26 MnÏGÎ 

[ a j MG V * 

35 Xnü)AX 6 NM 

MXM • XM 20 nM 
èpON • XYCD N 
TGNCOON XN 
X 6 NTXMBCDK 

4o . è-roN •: 

XpHy nxï ne n 
GjHpe MnNoy 
. T6 •: — 

0C1)X6 MMON 
45 XNOK ftGT 
BCDX GBOX 
MOyON NÏM • 
nxï jgg ntom 
M nÏ 2 G èeoM 
£po<i • oyxe 

ÂNOK- Oy.A.6 
. HAxytUTon : — 
XnncDT _a.g fi 
eï ÔMoy ènc 
5 â CHT GXMNTG- 
MNnGMKGCO 
oy N.A.6KXNOC- 

XM6'GN XMN 
T6 GMOJHM 
60 GMÔ NGpGMOC • 
GMGN 0 \‘YY 
XH NOyCDT N 



/ 



% 

46 P. LACAU. 

(Bibl. Nat., Copte 129 17 , f° 3 i, v°.) 

NH 



2 H th •: — 

XxAA N6MCÏ) 

P 

TPTCDP XHpM 

ne •: 

5 Gpe Neqpo oy 

P 

oen • epe ncm 
Mecp-f-BC NH2 
cboa •: — 

Gpe NGMMOX 

p 

10 AOC 20pM — 

A y CD AM2CDC 

NIMCTPÎP N20 

MNT 6T3C6PO v 

M noyse èxAAy 
p _ _ . _ 

i 5 2MnMA 6TH 

MAY eïèMH 

X6l 0)0MX6 

NCHH MMAX6 v 

Gycdci) èsoA 

p 

ao 26N0Y20T6 • 

M"Noy2pooy 
NpÏM6 2Ï6M 
KA2 N2HX- 
2ÎO)XOpX6P •: — 

a5 G Y2MI1MA 

» : - - 

MnpiMe- 

M~N 1 Î.XA 2 .X n 
NOB 26 v- 

ÏImA MnACDA 

P 

3o 20M • MNnecp 
TOPTP • MN 



necTCDT- 

MNliBÊNT 

. NÀTNKOTK •: 

35 OyOl NAY N6T A 

xencopoc Ne 

BÏHN N2HK6 • 
2MflNOyT6 •: — 

Gt6 naT Ne rï 

10 ü)OMNT N 
XAyO)OÔNOY 
en.xcDcbMe 

. MncDN2 •: — 
XyMÎxoy èsox 

11 5 2"ntbïbxIcd 

©HKH NN6 
XOyÂAB • M6N 
xerNCDCÎe m 
. nov^CAi •: — 

50. Gxe îoyAAC ne- 

M6NKA6ÎN 

M6N2HPCD 

. A. ne •: 

Gy^oon 2MTi 
55 MA 6TMMAY • 

eyo NxpïKe 
<j>AXOC • K6 
XOC • NXMNX 
ATNA 6X0)0 

60 on 2 ixo>oy- 
MneyepnMe 
eyè ci)Oon an 



FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. 



47 



(Bibl. Nat., Copte 139 ”, P 33, r°.) 

N 0 










èBOA 2'M'f'PH 
NH MnOHeîCDX 

35 . 2 AMHN \ 

ÔCCDXHP .A . 6 AM 
XüîOyN 6 BOX 
2 NN 6 XMO 
OYX AMÎN 6 62 
&o pAÏ NX 6 XMA 
. x cdc Ta •: — 
\Meï enxA<[>oc 

AM 26 ÔNAr 

rexoc miï 
45 NAY Mlrtoyô 
eÏN NXKypïÀ 
kh - eyayM 
«eyè 2 mii 

2YMNOC M 

5 o necMoy nAÎ 

N Cl) a y JXOOM 

Net NArrexoc 

Mil NAy m 
noyoeÎN nx 

ss KypïÂKH • 

é.XMliCCDMA • 
MNneCNOM 
H-Mnexe •: — 
Nixooyè .x.e 
AÏxeî épe n 
KAK6 NBAX- 
Ayet éBox en 
X A<|>OC N 61 
N62ÏÔM6 • 



P. LACAU. 



(Bîfcl. Nat., Copte 129 17 , f° 33, v°.) 



* 



éToY^ÀB- GTG 
NAÏ N6 N6YPAN v 

M A pï TMArJAA 

P 

AÏNH • A Y CD 

5 M ApiÀ TA1AKCD 

£> 

BOC- NT AH 
NA2MGC NTO 
OTH M1ÎCA.A.A 
NAC •: — 

10 M NCAACDMH 

TpennipAZA — 

M NMApiA TpGM 

6= 

AJÀKCDNGI •: — 

MnMAP0A T6C 

63 

i5 CCDN6 •: 

M NlCDANNA 

6= 

©IM6 NXOY 
za nenrrpo 
noc n2YP<*> 

ao jahc •: — 

M NB6P6NÏKH 

63 

TAI NTAM 
TAAGG T1IY 

th Mnecc 

a5 NOM 2NKA 

^>apnaoym 

M NAIÂ T6XH 
& - . 

PA TAI NTA 

flCCDTHp 

3o toyn 6C nec 

CT)Hpe 2GN 



_i_NA6ÏN v • 

MgNTGC2ÏMG 
NP6M6PNOB6 
35 NTA nCCD 

THP XOOC NAC- 
X. 6 NOYNOB6 
CTNACpCDOY 

■ KH N6 CBOA •: 

4o 0N6YÂ2GPA 

Toy ne 26N 

T6ü)NH • 
H^ÏAOrHC- 
ÔKYnopoc • 

45 nAÏ NTA n 
CCD Tl îp TAA 

ce neM(i)Hpe 

CYM6CDN- 

MneoYÔeïci^ 

5o 6MNHY éne 
CHT 2ÏI1TOOY 
NN 6 XO 6 IT 
MGNNGMÂ 
. nocTQAQC •: — 

55 riexe MApï • 
M^TAOrHC’ 

X6 6tpX€ N 

tok ne 'l'CO 

. OyN MMOK •: — 

60 Tl exe 4 >Tao 

THC NAC 

X6 nto ne 







FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. 
{Bibl. Net, Copte tac) 17 , f“ 34, r°.) 



49 



XX 



maay 




. ^4éi : ul 

mm 







TIlApOG 
T HA A y M 

cc- oy N€ 
NGÏC 0 AXG Gp 
XCD MMOOy 
Lîn eriNAY N 
ta NÎOY-A.AÏ 
CTAYPOY H 



MOM • A Y 
gykcdtg N 
CA OYGM2AAY 
6MOPX KAACDC 
35 GTpeyKAAM 
N2HTM- 6TBG 
MMAOHTHC 
X6 NN6Y61 N 
T6yü)H NCG 

4 o ■ b iTM Nxioyé •: — 
Xmok -a. e ne 
XAÏ NA Y XG OY 
GN OyTA(|)OC 
2tTOyCDM 
45 NTAO)NH 
NOyÔOTÊ • 

ÂNÏM OYA2M 
2ÏCDCDM * 

AYCD ÂNOK 
5o _i_MApOGÏC épOM % — 

GïMlGeyè 2M 
nA2HT XG GY 
OJANMOOCl^G 
NC?Î NÏOY-A.AT 
55 C6NABCDK 6 

~=~*Yt6YHÏ *: 

■j'NABCDK é 

aoyN enTA 
<$>OC MtTAXO 
5° GIC • TAMITM 
TA-)- N26N2H 



7 



P. LAGAU. 



\ 



(Bibl. Nat., Copte 139 17 , f° 34, v°.) 

SB 



Ne époM • mnoY 
MHH(JL)€ NC 

toi NC'j’NoyBe •: — 

Xy 6 ntm .a .6 à y 
P . 

5 OyA2M 21CD 

(DM • AyC<}>pA 

rïze Mno)N6 • 

MNTKOYC 
A.CDA.ÏÂ A Y 

10 bcdk éneym •: — 

^NTnAcpe .A.e 
p _ 

NT 6 Y(I)H- ai 
TCDOYN Al 
BCDK 620YN- 
15 enTA^>OC H 
nAX.oeïc •: — 

Xlze éTeci’pA 
TÏA THPC N 
NArreAOC ey 
20 x CHP éBOA •: — 

T u^opne nt a 

SIC NN6XA1 
poyBiN ceeïpe- 

MMNTCNO 

25 â oyc Nü)o-: — 

T* M62C6NT6 
^ . 

NTASIC NC 

nczcpa 4 >ïn 
ceeïpe n 

3o r ^coycdt nci)o •: 

T M62G)OMT6 

P . 

NTASIC NC 



ncA.Y nàm,c ' 

ceeïpe mm'nt 
35 ± cpoM-re Ncpo •: — 
TT MG 2 MTO N 
TAS’ÏC NC M 
nApeeNoe ce 
eïpe MMAAB 

ko . N (DO •: 

2 n0)0 NU}0 

N6Y2CDC épOH v 
<>NTBÂ- NT 

ba NeY^èooy 

45 NAM •: 

6 pe oyNoe n 

p 

2 APMA A 2 C 
pATM HMAy 
CM O NKCD 2 T 

5o • GM'j'AAMnAC •: 

Gpe MNTCNO 
oyc eMnApee 
NOC Â26PATOY 
2Ï.XHn2Ap 
55 ma • ey2Y M 
Neyè 2 nt ac 
ne NNexAÏ 
poyniN • eyoycb 
o)‘b nccdoy 

60 .X 6 2 AMHN • 

. ÂAHAoyiîA •: — 
X'ÏNAY èCACJL)M 
NCTCpeCDMA 
èAyoycDN 



FRAGMENTS D'APOCRYPHES COPTES. 



(Bibl. Nul,, Copte 159 17 , f e 35 , r°.) 



XorHC .XCD 

MMOOY M 

35 . MAPÏA •: 

~ * 

\ nCCDTHP 

eï MneyeM 




G Al 
Mne.T 
6' N 

Ne y 

C HMAY* 
A2T6 N 
TAÛ’bt AM'}' 
TOOT* MMOH 



>ecy.xe aikg 

TOOT 6BOA AI 



MOy- 6TRG n 
110 e neôoy H 

*6 T AI II A Y GpOH-: 

T GNOy GTG tb 

Î5 



TO éBOA- 
GMTAAHY en 
4o NOC N2APMA 
MneïCDT Mil 

THPM v • 

XmCDCD éBOA 

P . 

2NTACne N 
45 TGMMNT 

. NOyTG v- 

PC,e MAPÏXA • MA 
. piMA • OIA© v 
6 t 6 TGM26p 

5o MHNÏÂ • T6 
MAPI2AM • T 
MAAy MnO)H 

■ pe MnnoyTe • 

MAPÏ2AM jag 
55 ACCoyeN ©ep 
MCNIÂ • AC 
kotc • nexAC 
■XC 2PABOYN6I 



T AC CD II G MA 
pu * OY ne-j’iiAÀ 

AM - ajAll'l’* 

3o BCDK GtlMA G 

-=-TGMMAy-: * — 

Naï ag épe <|>i 
p 



KA©IA© • ©A 
60 MÏO© • 6T6 

neMoycb2M • 
ne na^Hpe 
MIÎNOYT6 



52 



P. LACAU. 



(Bibl. Nat., Copte 129 17 , f° 35, v°.) 

SA 



^nnANTCDK 
pATCDp- 
Aycb nAXO 
eîc • Ayci> nA 
5 cpupe •: — 

tleX-AH N AC N 
& - . 

<yi nccDTHp • 

X.C XAÏpC T6N 

TÀCTOOyN 

»o 2AnCDN2 MÔ 

KOCMOC THpq •: — 

Xaîpc tamaay 
T ÀKÏBCD.A,OC 
èToyÀÀB •: — 
i5 Xaîpc tahaay 

P 

TAnoAic • nA 
MANOyCDZ •: — 

Xaîpc tacto 

p 

AH NCÔOy • 

20 NTAUSOÔACT 
MMOC • CÏNHy 
cnKOCMOc •: — 

Xaîpc TA2Y.A. 

p 

PIÂ CTMC2 M 

25 Hooy êToyÂAB •: — 

Xaîpc tcntac 

p 

TCDOyN 2A 
nCDN2 HIÎ 
THpq 26NT6C 

3o KAAA2H •: 

X^îpC TCNTAC 



o^CDn époc Mil 
CACLjiq NAÏCDN 
2 CNOYCM‘ÏnC 
35 . Hoyci)T •: — 

Xaîpc TcnxAS. 

CT T A(?C en 
nApA-^ÎCOC 
NTMC2CAq)qe 
ào Mnc éTe nec 
oyd>2M ne 

XCDM0CDMAX • 
épe nnApAAl 

coc THpq po 

45 —• OyT CTBHHTC -I 

JL 

■y*ÛCCD MMOC NC- 
CD MApï TA 
HAA y • X.C nCT 

mc- mmo • eq 

5o . MC MnCDN - 2 -I 

rie^CC ITCCDTHp 
NAC- X.C 
BCDK (I)A NA ( SIC ) 
NHy NT6XO 
55 OC NAy • X.C AÏ 
TCDOyN 6BOA 
26NN6TMO 

oyT •: — 

X.XÎC NAY X6 4- 
P . .. 

60 NABCDK C2PAI 
CIJAnACÎCDT 
6T6 nCTCNCl 



FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. 
(Bibl. Nat., Copte 129 17 , f' 36, r».) 





riAy MnoyùeÏN 

NIpACTC 

ÎNAY N Cl) AÏ 

COOYTN G BOA 
oyiUM 
Ytc • 

npH Cl) A 
’AÏ éXCM 
IKA2 THfq 
>Y nti)AÎ 
KIM GTACTO 
an mt'inâ GÎâ 
HOOC NCAÎOY 
IAM Mil AGI 

NTG '|'tb 
G NTM62 
'*16 Mnc 

* m 

l'AiinApA 

gÎ capAÎ 
2- 

oyci» n 
noc 






“j“N(DN2 

Y CpAfCD 
TCN MI1NAY 
éTMMAY TA'J' 
NHTN NTA 
CÎpHNH ♦ 
NTAÏXÏTC é 
ISO A 2ÎTMMA 

4n ■ G ÏCDT v 

Taî TC -j'PHNH 
NTA nACÏCDT 
T A AC NAÏ* 

Aîeï enKoc 

_j_moc •: 

XÏTAAC NHTN 
NAMAOHTHC • 
NTCDTN MN 
OyON NIM CT 

5o nicTcyè enA 

PAN* MCN 
MApï TAMA 
_j_AY • TAnApôC 
Noc mmc •: 



55 



TA TKAAA2H 



MFINA 



î> 



T1 aÀ 20 MMAP 



KApÏTHC % 



P 



T KÎROY.A.OC 



53 



ïe 



60 MnoyxAî n 
N eqjHpe th 

poy N AA. AM •: 



54 



P. LAGAU. 



\ 



(Bibl. Nat., Copte 129 17 , f° 36 , v°.) 



T GNTACTCD 

P 

OyN 2AnCCD 
ma Mncqupe 

M1ÎNOYT6 • 

5 MNneHCNOH 
NAAH01NON G 

Tierce MApIÂ 

p 

Mneccqnpe- 
xc nxjxoeïc 

10 CMOY 6TAKA 
XA2H NT AK 
Cl^CDne N 
2 H TC MF1A 
T6KBCDK CI)A 
i5 nCKClCDT •: — 

T OT6 AHOycb 

P 

C1)B NAC NCI 

ncci)Tnp ne 

NO)N2 ■ 

ao neNoyxcAÎ- 
TeN2exnïc 
6HXCCD mmoc •: — 
2Ce épe cqcDne 

p 

ep2MOoc 2ioy 

a 5 NAM MMOÏ 
2NTAMNTP 

po • nlcTeyé 

N Al NACNHy 

P 

NAnOCTOAOC v 
3 o XNOK BApeCD 



Xomgoc nA 

nOCTOAOC Mil 
CjpHpe Mil 

NoyTe- xce aï 
35 NAy enqjHpe 
MtiNoyTe- 

éAHTCDOyN 
2 ÎXCMn 2 Ap 
. MA NXepOyKÏN 
4 o Xy 2 epAToy 
2G>OY • NCÏ 
2NCqO N(JL)0 
NArrexoc- 

MN2NTBA 
45 ÏITBA • NAp 
. XAIT 6 XOC ■: — 
M N26NTBA 
NxepoyBÏN • 
_i_2tcepA^>ïN •: — 

5 o MNNA.yNAMlC* 

épe xcDoy 

NA2T éneCHT- 
eyCRTCDT 
éoycbq)R xe 

55 , 2AMHN V • 

Gtb 6 necMoy 

NTA lîCCD 
THP XOOM é 
T 6 HMAAY 
60 6 X 6 NTeCKA 
XA2H MnAp 




FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. 



55 



(RibL Nat., Copte tag 17 , f® 66, r°.) 



ne 




P 

eioeoce 
oyriAM m 
upc •: — 
reKNATAxe 
TCÎK6ÏX èXCDH 
SÏXVlHKA2 À 
NOK [mJiIIIA 

q)i ipe milieu 
îî éToyÂAB 
nÊTNATAAB 
tgm[c]îx éxaiH 

neï'ÇKNABOxq 

il» gbox aï.x*Mn 

KA2 ■ ÀNOM 
nGTBO>X MMO't 
ê«OA • Ayoj ne 
T€KNAMOp<l 
ÂIION ITGTNA 
Moyp mmo<( •: — 

NA (I) CD 

xoce é 
M'nneKÔ 
oc ■: — 
nexerjH 



NAnCDCl)"N • AN 
éneKÔpoNoe 
T 6 <tCÎX NHX 
35 èsox* Aycb nc 

• CDHn AN •: 

Xycd neKNiBe 
é«i 6 ci)CDne é 
BOX SMlÎNÏBe 
4o MnAU)Hpe MN 
^_nenNÂ éToyÂAB •: 
^CeKAC PCDMC NÏM 

éTeKNABAn'}' 
ze mmom NrNi" 

45 B 6 € 20 yN 26 M 

neM20 énexï 
iînâ èfoyÂAB- 
2 MIÎPAN Mneï 
CD T • M~NIÏ 

5 o ci)Hpe • MNnen 
_^_nîâ êxoyÀAB •: — 
<\yoyci>u)B ncï 
NexepoyBÏN- 
MNNecepA^JÏN • 

55 MNNArrexoc 

THfOy xe 2 AMHN 
Xycb AHCMioy é 
ANÂ-P 6 AC GMX(l) 

mmoc xe éKe 
6 » q)cone Noyc 
Tyxxoc Noyé 
ei’N 2NTAMNT6 





56 



P. LACAU. 



(Bibl. Nat., Copte lat) 17 , f° 66, v°.) 



q 

PO OIAHM TA.no 
AÏC MMGp'lT 
2AMHN • CD ÏA 
KCDBOC nOAÏC 
5 NIH SÏ-j'Me NIM- 
6T6KNABCDK 
620yN èpOOY* 6K6 
NAy époï MNnA 
cpnpe 2A0H m 

10 nAT6KTACl)6C> 

GÎC1) NAY 2 AMHN v 
XyCD NTOK 2 CD 
CDK CD 10)2 A N 
NHC nAMepÏT- 
i5 TMppe THPC 6 T 
MHp GJX’Mfl2HT 
MllACJpHpe- 
neKnNÂ MNnA 
nAo^Hpe hn 

20 nCDl M'NneopX. 

* * 

oyTCDoy 2 Ïoy 
con • AA AA K 
NAO)CDnG GKC 
MAMAAT 2NTA 
25 MNTPPO 2AMHN v 
XYÔ> NTOK CD 

^ I- * 

cpiAinnoc no 
AÏC nîm é 
TGKNABCDK 

3o 620 yn époc Nr 
TACl)eÔeiq) Mfl 



Aoroc MnAMe 

p‘lT N2HTH 

neqc'foc nagcd 
35 eqMOOcpe n'h 

HAK Q)ANTOy 
nïCTGYê épOK 

— 7-2AMHN v 

N TOK 2 CD CDK 
4o CD nACCDnT 

ocdmac • épe 

T6KnîCTÏC Cl) CD 

ne noya6toc 

NoyôeÏN • ec 

45 2HA é[0C]6NN6 
XCDPA THPOY 
a>ANTOynïC 
reyé époï Aycb 
NcenîcTeyé mô 

5o PAN MnACQH 
pe GBOA 2ÏTO 

. OTK 2AHHN •: 

CD BApeCDAOMeOC 
épe xeK^pyxH 

55 NAClJCDne M 
MANOYCD2 • 

Aycb MMA NtfOÏ 
X 6 NNMHyC 
THpiON MnA 

60 » CUHpe 2 AMHN *: 

N TOK 2 CD CDK 
MATOAÏOC T 6 K 



FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. 



57 






(Bibl. Nat., Copte îaç 17 , f° 3a, r°.) 



[ Man. B. | 

XÏTC GBOA 2Ï 

tmiiagicdt • 

6TC TAÏ T6 '(‘P[h] 
NH I4TA IIACÏ 
5 CD T TAAC NAÏ 

* 4 

eïniiy GapAÏ en 
KOCMOC • A yci) 
'f-IIATAAC NHTN 
N I-CDTN ne NA 

10 MAOHTHC •: 

rÎGJCe MApÏA M 
ri6CCl)Hpe X.G IC 
nAJCoeïc • Aycb 
nAMONOrCNHC • 

«5 CMOy époï XG 
ÂNOK ne T6K 
MAAy NTAÏX 
nOK- MI1AT6K 
nCDT 62PAÏ GNM 

ao noyé ci)AneK 
cïcdt • go)xg 
MCKKAAT TA 
^CCD2 èpoK : 

JT OTG AMOycb 
*5 C1)B NAC NGÏ îc 
nCNCDN2 TH 
PN* XC cpe Cl) CD 
ne 6P2MOOC NM 
HAÏ 2NTAMNT 

3 <> épo • nïCTeye 
^MaÏ CD NACNHy 
NAnOCTOAOC 

Mimoiret, t IX. 



rix 

CTOyAAB ÂNOK 
KAPOOAOMAÏOC • 

35 X.G AÏNAy enCl)H 
pe MnnoyT 6 n 

TAHTCDOyN é 
X.Mfl2ApMA N 
NeXAÏpOyBIN • 
ho eyA2epAToy n 
< ïl 2NC1)0- NC1)0 • 
eycsTCDT eoy 
CD2M JXG AAAH 

_^_AOyïlA : • 

45 T OT6 neNCCD 

THp AMCOOyTN 
éBOA NT.eMcyix: 
NOyNAM • A*l 
CMoy efnAp 
5o _|_0€NOC • AÏNAy 
GNMnnyè éAy 

OyCDN MNlï 
CACl)q NCTGpe 
_^_cdma • aïnay ey 

55 <*ÏCDMG N6T.X N 

PCDM6 NOyOeiN • 
GACOYCD 2 2 ÏXN 
TArre NTHAp 
O6NOC GTOyAAB • 

60 GT6 TGÏX. Mil 
nANTOKpATCDp 
TG ■ A<ICMOY e 

poc eqjxcD mmoc • 
x.g epe ci)ci>ne 



8 



58 



P. LACAU. 



(Bibl. Nat. , Copte 

PI B 

épÇMAMAAT 2N 
Tne MN11KA2 • 

0y6MoyT6 epo 

p .. . 

21TNN6C6PA 

5 <|>ÏN X6 TnOXÏC 

MIÎNOC? NppO 

AyoydxjpB ngi 

N6XAÏÏC TH 

poy NNHnnye 

10 X6 2AMHN : 

Xycb neXAM nac- 

63 X6 CpcpANGl 
6BOA 2NCCDMA • 

*J~NHY ÂNOK MN 
i5 MÏXAHA MN 

rXBpÏHX qpApo — 

NtNTMKAAÏ 6p 

P 

20T6 2A0H Mil 
MOy • HAÏ N 
20 G^Ape flKOCMOC 
THPH p’20T€ 2A 
T6H2H- NT AXÏ 
MMO 6N6TONOC 
NTMNT AT 
25 MOY NT6Cl)CDne 
NMMAÏ 2NT A 

MNTPPO : 

Xycb ■j’NAKO) M 
P llOyCCDMA 2A 
3o nt!)HN MnCD 
N2- epe nexAÏ 

pOyBÏN MNTCH 



129 17 , f° 32 , v°.) 

z 

qe NKCD2T po 

eïc èpoq • opA ne 

* 

35 200Y NT AMNTp 
po epNA<|>[epe]ï 

. MMOC • 

— — * 

Nai xe epe nccD 

* * 

THP XCD MMO 
Uo oy ntgmmaay 

ACnCDT ACTA 

M6 NAnOCTO 

* 

xoc • xe a nxoeïc 

TCDOyN GBOA 
45 2NN6TMOOYT • 

Ayo> nexAM xe 

AMCDÎN6 GTTA 
AtAAÏÂ • MüNAy 
MnOyÔeÏH N 
5o PACT6- *J~NA*}* 

NHTN NTA€Ï 
pHNH NT A nA 
. eïCPT TAAC NAÏ 

Xceï xe ngi ma 

55 pÏA • AC6N NA 

nocTOAOC eysï 

* 

XMnTOOy NN6 
xogït • eyTAAO 
NOyOyeÏA 62 
6o pAÎ MHXOeïC • 
AceyNAre nm 
■ MAV : 

Xqoycbo^B nsi 

nNOS NApXHG 



FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. 



(Bibl. Nat, Copte 78 ,f’ 5 ,r”.) 




59 



riz 



NAXAM • 
MNTCqéîÏMe 
leqajH 

Ù 4 TAÎÛ 
kTOy M 
GBOA Mi» 
; : 

ïcreye ma» d> 

NAClJliy IJAIIOC 
» TOAOC AMOK 
BApOOAOMAÏOC 
XMneÏNAy éaï 
KCDt» NPOJMG 
GIIG2 XÏNTAy 
■s xiioï giïkoc 
HOC- GCTNTCDN 
éoÏKtDtl NAXAM 
[eijMHTGÏ TAN 
CCUTHf 

^Gnepe oysoiK 

mmapkapïtnc 



T02i(DQ>q • epe 

2NAKTÏN MOy 

oeïN Bcoee èsox 
35 2Mneq20- noe 

MlipH 6MNA 

_j_cpA • nepe 

^NXApAKTHp 
NC2AÏ NCÏMI 
4o ON ' CH2 6XN 

TeqTe2Ne — * 

M MNGOM NAAAy 
NpCDMe 6A 

u)oy • ëpe n 

fi5 PAN MneïCDT • 
MNlicpHpe * MN 
nenNÂ 6Toy 

_J_AAR N2HTOY :■ 

Gy2A xe 2d>CDC 
5o éNecKocMei 
2NKOCMHCÏC 
nïm nt 6 nen 

_;_NÂ 6TOYAA8 : — 

Nepe NenNÂ n 
55 NeriApoeNOC 
2YMneye nm 
mac* eyMoy 
Te epoc xe zcdh 

TMAAy NN6 
_i_TON2 THpOy •:* — . 
-\qoyci)q)s ngï 
neïCDT N AT A 



8. 



60 



P. LACAU. 



\ 



(Bibi. Nat., Copte 78, f° 5 , v°.) 

flH 



©oc • neXAH na 

AAM XG 60^X6 AK 
nApABA NT6N 
TOAH NTAÏ2CDN 
5 MMOC NTOOTK 
Hn6K2ApC2 6 

poc • 6ÏC nA 

Cl) HpC 203 CDH AH 
P ' .. 

61 6BOA 2AT6K 

10 26 eTpenccD 

T6 MMOK ! 

MaPÏA 2 03 CDC TN 
P - 

TACM1C6 MtlA 

ci)Hpe- 6Y2A 

i5 2 o 3(DC NACl^CDne 

s> . 

MMAAy NHHAC 
2NTAMNTP 

po- AHoycb 

CÇb NCÎ IICCDTHP 
20 nCXAH MMÏXA 
HA- X6 CCDOY2- 
NTArreAÎ 
KH THPC NCOy 
(Dq)’f• NAÏ M 
25 noôy X6 AÏ2CD 
IÎT 6TA2ÏKCDN* 

T* ot 6 Nxepe À 

JA. AM HAy 6 TNO 6 
NTCDP6À NT AC 
3 o TA20H • AH O y 
NOH AHpAO)6- 



ahcmoy en no y 

■ TC 6 HXCD MMOC- 
JX.6 ÂMCDÏN6 TAr 
35 reAÏKH TH 

PC pAO^e NMMAÏ 
X.6 Â II6NTAH 
TAMÏOl KCD N 
. NANOB6 NAÏ 6BOA . 
4 o NT6YNOY A TAr 
reAÏKH TH 
pC 030 ) 6BOA 
6ÏC- licl^Hpe H 
IÎNOYT6 6TO 
45 N 2 - X6 AKP 

I 1 NA MNI 16 K 
. TAMÏQ ÂJA.AH :• — • 
Xyeï NCI NAÏ 
KAÏOC THpOy 
5 o NXÏN ABPA 2 AH • 

neci^BHp en 
Noyre- MN6Ï 
CAAK nATNO 
B6- M NIA 
55 KCDB nXÏKAÏ 
OC- MNÏCDB n 
■ P6H2YnOMÏNH 
M NHCDyCHC 
nApxnnpo 
60 c|>HTHC- MN 
N6A.ÏKAÏOC 

THpoy ntayp 



TS D APOCRYPHES COPTES. 




lYTN pAO)6 
tiMMAï ëxirr- 



JAO>p6A NTA n 
noyre xxpï 
Z6 MMOC NAAAM • 
N6HOJH 

Ayoycb 
THpoy xe 
c ogmmc 
ncoh : — 
6moyt 6 epOK 
BApeOXO 
ïoe n Ai toc 



78, f6,r t .) _ 

rie 

TOAOC nAN6M6C 
THpïON MÔ 

_î_NOyT6 : • • • * 

35 XnoycbcyB ngi 

BAPOOAOMAÏ 
OC- X.6 KCD NAÏ 

cboa anok oye 

XAXÏCTOC 2N 
_4_T6TNMHT6 :■ — * 
Aycb ânok oy 2 H 

K6 2 MI 1 AHÏ :■ — - 
GpOJAN MATA 

1 10 aïc na y epoi 

4 S OJAyXOOC X6 
mh miiaï an ne 
BAPOOAOMAÏOC 
IlKCDMApï 
. THC :• •« — . 

M H MnAÏ AN neT 
Cl^oon 2MIÏ 
KCDMAPÏON 
N 2 Ï 6 pCI 3 KA 
THC- HAPXCDN 
55 NT6NnOAÏC • 
CH-f-OyÔOTG 
_i_6BOA 6NCl)(Dn • 
NTAH6ÏN6 N 
T 03 N NT6Ï 
60 MNTNOC- TMNT 
2 HK 6 TAp CHp 



P. LACAU. 



\ 



(Bibl. Nat., Copte 78, P 6, V.) 
r« 



6 BOA éTBHHTM • 

Ne^OH 2 CDCDM 
P _ _ 1 

MFINOYTe «j- 

eïpe mmooy • m 
5 neoyôeïcp n 

TA IICCDTIip 61 
N 6 MMON 6 XM 
flTOOy NN 6 
XOGÏT • AM 
10 q>AX 6 NHMAN 

ZNoyAcne h 

Ï1GN6ÏM6 6pOC- 

npoc TeyNoy 

AMOyON 2 C NAN 
i5 6 BOA 6 MXCD H 
MOC- X 6 ÂN 60 A 
pA 0 : • * 

NtGYNOY Â NM 

P 

nHye oycDN n 
20 ca NeyepHy- Â 
N 6 CCD ON poyô 
6 ÏN N 06 Noyxï 
CDU • Ayci> 

X nCCDTHP ÂNA 

P 

25 XCDP 61 NAM 62 

PAÏ eNMITHyé 

6 N<SCDO)’r N 

CCDM • TOT 6 

X FICCDTHP nA 2 
P _ _ 

3o TM Hn 6 M 6 l 

CDT NArAGOC- 



G MX CD MMOC 

xe nAeïcDT ü)a 

NA2THK 2A 
35 NACNHy NAFIOC 
TOAOC NfCHOY 

épooy 2 Mnec 

MOY NATtbXN- 
T 0T6 À neïcDT • 
ko MNncpHpe- 
HNnenNÂ 6 
TOyAAB cooyTN 
6BOA NT6M61X 

éXNTAne m 

45 neTpoc • AMXÏ 
POA.0N6Ï MMOM 
NApXHènïC 

konoc enKOC 
MOC THPM • AMC 
5o MOY épOM 6M 

X.CD MMOC- X6 6 
K6U)CDn6 N 
X(DX • A Y (i) 

NAne 2NT A 
55 MNTPPO • Aycb 

NrqjcDne on 

êXMÔKOC 
■ MOC THPM • X6 
Xnok MNI 1A 
60 cqHpe MM6PIT 
MNnenNÂ 6 
TOyAAB ANKCD 



FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES, 
i Bibl, N*t, Copte 78 , f° 7 , r*.) 



63 




(ptuiie CM 
MCÎ 6BOA 2MÎÏ 
rilBC Ml ICII 
na ei'oyAAR • xe 
KAC P«>M6 
NÏM 6KI1ABAN 
TÏJîC MMOM (SM 6 
XI 6 BOA 2MN6 
nrî CToyAAB :* — 



■ 



pKA 

» 

XyoycbqjB n<?i 
NCTA rMA TH 
pOY NNMNHyé 
35 X 6 2 AMHN AA 

■ ahaovïïa — • 

+ 

Xycb amcmoy é 

ANÀ.peAC 6 MXCD (sic) 
MOC- X 6 6 K 6 
4 o cqœne Noyc 
T 6 AAOC Noyô 
6 ÏN 2 N 0 ÏAHM 
■fNTne : • • — 

A 

lAKCDBOC 2 CD (DM 
45 xe nOAÏC NÏM • 
2 Ï'j'M 6 NÏM 6 K 
NAntDT 620 YN 

epooy • kna 
NA y epoi mniia 
5 o CÇHP 6 MI 1 AT 6 K 
nCDT 620 YN 6 

-f-pooy • Ayci> 

1 CD 2 ANNHC nA 
MepÏT- Aycb fi 
55 MepÏT MI 1 AC 1 }H 
pe- KNACpCD 
ne 6 KCMAMA 
AT 2 NTAMNTP 
-T-pO- Ayci> N 
60 "T* OK 2 CD CD l< 

<|>ÏAÏnnoc • 
nOAÏC NÏM • 2 Ï 



64 



\ 



P. LACAU. 



(Bibl. Nat., Copte 78, f° 7, v°.) 

PKB 



•j’MG NÏM 6KNA 
BCDK 620YN é 

pooy- nec-foc m 
nAcpnpe na 

5 6(D 6HMOOO)€ 2Ï 

06 MHOK C1)AN 
ToynîcTeye é 
POK : • • •* — • 

MtOK 2 CD CD K 
10 BApOOAOMAIOC • 
nAcipHpe épe 
TGK^yXH P 
PMNCOÏA6 2 N 
N6M6CTHPÏON 
15 HnxcipHpe :• •* — • 
Mro K .A. G CD MA 
0 AÏOC T6K6OM 
NAAC 1 JA 1 • 2 CDC 
T6 NT6 T 6 K 2 AI 
20 RC TOYN6C N6T 
MOOyT : • — • 
MtOK a. G 2 CD 
G) l< CD ÏAKCD 
ROC 6T6 nAAA 
25 <J>AÏOC ne- NN6 
AAAY N6OH N 
T6 n.A.ÏAROAOC 
CMCOM énCK 
CCDMA- H neK 
3o TACljeÔeïO) 2 M 
MA NÏM- AA AA 



nH 6T6KNA 
TACH GHecpCD 
ne NATncDpk 

35 . CDA 6N62 : • • •* — * 

MtOK 2 Cl) Cl) K 
CÏMCDN ncy 
ACDTIIG • MA 
NÏM NTAKTA 
4o .xpo MfiAoroc 
MllAOpHpe N 

2HTM • NN6 

aaay nayna 
MÏC NT6 nAN 

45 'j'K.ÏM6NOC 

6Cl)2CDN 620yN 
. 6POH : • • •* — * 
NtOK a. G 2CDO)K 
CD nAMAKApï 
5o OC MAOÏAC neKC 
-j-NOY^e NAMO 
00)6 6ROA 2M 
nKOCMOC • .X.N 
TOK OypMMÂO 
55 KATA lieÏKOC 
MOC- AyCD AK 
KA 2 CDR NÏM N 
CCDK AKOYA2K 

■ NCCDÏ : • 

60 MeTArMA A.e th 
poy NNMnnyê 





frrepoy nay ë 
ncïcmoy epe neï 

CDT ÛCCD MMÇ 

oy éNeÀnocTo 
5 aoc- Ayoycb 
cl>b Tiipoy xe 

2 AMHN : 

T enoy ce cd nac 

NHy NAnOCTO 
10 AOC K CD NAÏ 680 A 
ANOK BApOOAO 
MAÏOC • TO 

Te NAnocro aoc 

S 3 

TH poy AyTCÜ 

t 5 OyN AyACIlAXC 

NBApOOAOMAÏ 

OC- NTCpoy 

Xe NAÏ JXC NCI NA 
P 

nocTOAOc Ay 
50 TOJOYN AyTA 
AO 62 p AÏ N T 6 I I 
POC(|)OpA :■ — • 
^Nepe TnApoc 
NOC CTOyAAB 
2 A 2 THy MÔ 
NAy èTMMAy :■ — . 

^N’repe ïc ci^axc 

NMMAy XCC Â 
MHÏTN cttaaï 
a, ‘ AAÏA T A-]’ NHTN 
NT ACipHNH 



2MÏ7MA 6TM 
-v-MAy • NT6 
PoyXCÏ -A.6 2MnCCD 
35 MA MNnCCNOH- 
MÏÎCpHpC Mil 

NoyTC • Â ncc 

'j’NOyBC NTCy 
©yCÏÂ nCDT 62 
40 PAÏ q)ATM62CACl) 

• c t6 MN6 : • — - 

-\qoycbci)R nci 

n 61 CD T 116.X AH 

MneqcpHpe m 

45 MepÏT XC6 nA 
Cl^Hpe MMONO 
T6NHC TCDOy N 

ntrcdk éne 
CHT enKOCMOC 
5o 0)AN6KCl)BHp 
NAnOCTO AOC • 
NrCOACÂ MMO 
oy • Aycb nï*-}- 
COM NAy • X.NN6 
55 ncy2HT Ayneï 
NC6K6TOOToy 
6BOA- NC6AO 
eyTAqjeoeïo) • 
MflKOCMOC 
60 THpq 2Mn6K 
PAN MNnCDÏ 
MNnAnenNÂ 




U l\\ 



9 



66 



P. LAGAU. 



(Bibl. Nat., Copte 78, f° 8,v°.) 

fKA. 



éToyAAB : • — • 

T CDOYN CD nÀüpH 

p> „ 

pe MMepiT Nr 
nCDT CpANGK 
5 CNHY • A Y CD 
NGKAnOCTOAOC 
Nr'}' NAY Mil 
pACJLje- HH 
tl0T6 NC6XOOC 
^0 x.6 À neNCCD 
T HP TCDOY n 
CBOA 2 NN6TMO 
OyT • AHFICDT 
ézpAÏ eNMnHye ■ 
i5 îNoyéooY 
nenekDT- ah 
KAAN 2 CDCDN 
6 ROA- 2NN6N0 
XÏC MNN6'}'H6 
20 6TM'}' NAN M 
lipAQ)6 • 6HMA 
NN62IC6 NT AN 

cr)onoY 2Miï 

KOCHOC : • •* — • 

25 Terre amtcdoyn 
p> _ _ 

Nei nci^Hpe 

HnNOyTG AH 

eï énecHT en 

KOCMOC • AH 

3o 6Ï 6TrAAÏAAlA • 

AHGÏN 6 NN 6 H 



MA0HTHC • HN 
MApï TnAP 

eeNoe eycooyz e 

as NeyépHy • 

OyON 2 H épooy 

. nexAH nay • ^- e 

XAÏpe NAAnOC 
toaoc erconf 

4o nApA flKOCMOC 
■ H' I l P H : 

XAÏpe NACNHY ‘ 

Ayeb NAC^BHp- 
'j'PHNH M11A6Ï 

45 CDT NHTN • TA 

* 

eipHNH 6T6 
TCDÏ T6 '}"}' M 
■ HOC NHTN :• • •* — * 
X.HNÏR6 620 Y n 
5o 2MneY 2 ° • ne 
XAH NAY ^6 XÏ 
IÎNÂ 6HOY ààb 

nhtn • ne 

TCTNNAKA 
55 NCyNOBC NAY 

6BOA C6NAKAAY 

Ayet> N 6 T 6 TN 
NAAMA2T6 N 
Noyoy C 6 NAA 
60 . MA2T6 MMOOy 

Xycb AHTAMON 
eNenoyepuTe 




67 



FRAC ME MS D’APOCRYPHES COPTES. 

TRADUCTION. 

iaux pieds (xaTœiraTeïv jHelkhir(MfX^tjO , il 1 attacha 

fer et d’acier^. 

parlait avec le linceul de Jésus dans le tombeau, 
‘ace (}.'4 voï) entière des hommes, il guérissait les 
ipaii (isX'it&tF&p ), il ramenait le troupeau égaré a son 
Adam à son origine (àp%v) première, il | lui 

[eif4vn)‘ Amen. 

l'homme gui l’avait livré (istecpaStSovoci) (c’était 

«Quel profit as-tu tiré, ô(w) Judas, de m’avoir livré 
princes des prélrœî si ce n’est que (wAfyr) 

pour racheter ma créature ('wAâfrp.a). Quant à toi, 
1 malheur, opprobre infinie et malédiction | funeste. Et 
du parti { fmpk \ de son père le diable. Son nom a été rejeté 
sort f xAvprji) a été rayé du nombre des vivants. Sa tablette 
►té détruite, sa stèle (<rn?>w i (3 * a été brisée. Satan Tamis en juge- 
condamné. On lui a enlevé son épiscopat (ènlaxonos), on lui 
sa couronne. Les étrangers ont ri w {Té/3we<7Ôat) de ses souffrances. | II 
de malédiction. Il s est corrompu comme de l’eau. Le vêtement (<r7oAé) 
loire a été arraché. La lumière de sa lampe a été éteinte. Sa maison a été 
1 année ei est devenue déserte. Ses jours ont été diminués, sa vie a pris fin. 
Topos s'est éloigné de lui, la douleur est venue vers lui. La nuit s’est emparée 
de lui, le ver I <1 reçu en partage (xXttpovofieïv). Il a été couvert par la vermine. Les 
I ayyeXoi) qui suivent le Seigueur Tont repoussé 

Il manque le feuillet tïë-N^ dans lequel le Christ devait continuer à énu- 
mérer les mai heurs dont Judas est accablé. La suite reprend : 

[ Telles sont les choses que le] Sauveur ([«*>*,) dit au sujet de Judas quand 
attendit dans ^ Amenté, Et ( dé) le Sauveur (<r<tnwp) ressuscita d’entre les morts le 



** MHcbir % Wreal *">* «l’Ascension d’Isaïe» : R. Basset, Apocryphes éthiopiens, Il 

eUi 1 n ' mi far Sir. XXXIV, 9 6, où il est écrit xxrn. 

do texte copie est évidemment pour ^X v en parallélisme avec 
int« |K>ur Tornn - Le e qui suit le n a été rajouté en plus petit entre le n e 



nT Col. 1. 



Col. 2. 



NA Col. 1+ 



Col. 2. 



N z Col. 1 . 



68 



P. LAGAU. 



Or(£s)Abbaton (1) , qui est lui-même la Mort, se releva (2) de sa chute sur le 
suaire de Jésus avec lequel il parlait dans le tombeau. Il dit a sa Puissance 
(èvvaTÔs) la Peste (Xotfios) : rr Descends vite (to^o) dansl’Amenté; fortifie-toi 
(à<r<p*\i&v) bien (x«A&), ferme les portes de l’Amenté jusqu’à ce que j’aie vu 
Col. 2 . qui est celui-ci qui m’a | trompé de cette manière que je ne connais pas. Nom 
causions avec lui, il s’est caché de nous, et nous ne savons pas ou il est aile. 
Peut-être est-ce là le Fils de Dieu. Si ce n’est pas lui, moi je suis celui qui 
détruit tous les hommes. Mais (Si) quant à celui-là ni (ovSs) moi ni (ovSè) mes 
Puissances (^waTos) n’avons trouve de pouvoir sur lui». 

Et (Sè) la Mort descendit dans l’Amenté avec ses six Décans (Sexavôs). Elle le 
trouva dévasté et comme un désert (sjo^pos) : il n y avait pas une seule ame | 

tth Col. i. en lui, mais (àXAà) il était complètement bouleversé : ses portes étaient rompues, 
ses seuils étaient ébranlés, ses serrures (fio^Xos) étaient brisées. Et il (le Christ) 
avait bouché (3) les fours d’airain brûlant. Il ne se trouvait dans ce lieu rien autre 
chose que (ei pù ti) trois voix seulement, qui gémissaient dans la crainte avec des 
cris pleins de larmes , d’angoisse et de désolation : elles se trouvaient dans le lieu 
des pleurs et des grincements des dents, dans le lieu de la lamentation et du 
Col. 2. tourment, | de la terreur et du ver qui ne dort jamais (4) . Malheur à eux les 

infortunés (TaXaiTrcopos), les pauvres et les misérables en Dieu* h C était 

les trois hommes qui ont été écartés du livre de vie, qui ont ete rayes du registie 
(fiiêXiodvxtj) des saints et de la connaissance (yvû<ns) du salut : Judas, Caïn 

et Hérode. Ils se trouvaient dans ce lieu comme un ? (xeAos?) (fi) à trois têtes 

(Tptxèpaùos) de l’absence de pardon qui était sur eux et leur souvenir n’existait | 
ïTê Col. î. absolument plus. Judas livra (’aa.paSiSôvca) le maître de ce qui est au ciel et sur 
la terre; Hérode frappa Jésus d’un coup de poing au visage (7) ; Caïn s’éleva contre 
son frère et le tua de sa propre main. Et (5é) la Mort avec ses Décans [Sexavôs) 
s’écria : rr Celui-là est le Fils de Dieu qui est ressuscité des morts : il a racheté 

(D ÀjSaSSc&v, Apoc., ix, ii.— Dans le récit delà mort de Joseph (Dulaurier, Révélations apocryphes 
de saint Barthélemy, p. 28-29) , la mort et Abbaton sont regardés egalement comme un seul et même 
personnage. 

( 2 ) Peyron, Lex ., p. 1/18, am o n km : deux exemples d’après Cod. Paris, kk , fol. 88 et 121. 

( 3 ) atuc : obturare, un exemple dans Peyron. Peut-être faut-il corriger en x Y !U)C. On aurait 
au passif : «les fours avaient été bouchés d. 

I 4 ) Marc , xx, 48 . 

( 5 ) îMnNoyTe. Il doit manquer un mot; peut-être une ligne a-t-elle été sautée? 

(e) kgxoc. Qu est ce que ce mot ? 

(?) Allusion à Jean, xvm, 22, ou c’est un soldat qui frappe Jésus, iÿc «coup». Cf.tÿc nac Jean, 
XVIII, 22, donné par Peyron d’après Cod. Paris, kk, fol. 7. Ici nous avons un a de trop. 



FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. 



69 



Ailam. il a délivré tous ses enfants, et leur a pardonné leurs péchés | dans 
la paix (sipb'tf) de son père. Amen.» 

El (U) le Sauveur [erwrhp) ressuscita d’entre les morts; il fit sortir la troupe 
îles prisonniers aA<w<ria). Il alla au tombeau (t ipos) et trouva les anges 
(a)yeXos) à l’aurore du jour du Seigneur (xvptstxw) qui chantaient [ipveïv) 
l’hymne ( tlpnms) de la bénédiction, celui qu’ont coutume de chanter les anges 
( ây ysXos) à l’aurore du jour du Seigneur [xvpiaxii) sur le corps (<r«yp.a) et le 
sang du Christ. 

Or (As), au matin, alors qu’il faisait encore (êrt) (I) obscur, les saintes femmes 
étaient sorties pour aller au tombeau (rehpos). | Voici quels étaient leur noms : 
Marie Madeleine et Marie la mère de Jacques (2) que Jésus avait sauvé des 
mains de Satan ?3) ; Salomé qui le tenta (®e*/3à£em) (4) ; Marie qui le servit (Staxo- 
vm>) 141 et Marthe sa sœur; Jeanne w la femme de Khouza l’intendant (èmrpoTrosJ 
d llérode; Bérénice ^ qu’il guérit d’une perte (mpyr?) de sang dans Capharnaüin; 
üa m la \euve (£Ûjoa), celle dont le Sauveur (a&iTÛjo) ressuscita le fils dans 
Nacin ( sir ) ; | la femme pécheresse (9) à laquelle le Sauveur (owtj^s) dit : rr Tes nom- 
breux péchés te sont remis». — Elles se trouvaient dans le jardin de Philogès le 
jardinier (atjiroo/sos), celui dont le Sauveur (crojTÙo) avait guéri le fils Simeon 
au moment où il descendait de la Montagne des Oliviers avec ses apôtres 
( (iTrà'ftoXrjs ) 0) . Marie dit à Philogès: tr Si c’est bien toi, je te connais». Philogès 
lui ilif : » G est toi qui es | Marie la mère de ôœÀxauapiaaô », ce qui se traduit: 
Ha joie, la bénédiction et l’allégresse». Marie lui dit: cr Si c’est toi qui as enlevé le 
cor P (, <T«/xa) de mon Seigneur, dis-moi où tu l’as déposé : n’aie pas (p) 7 r«?) peur et 
c esl moi qui l’emporterai * 1 ». Philogès lui dit : rr Ma sœur Marie , la Vierge ( 'sapôévos ) 
el la mete du Christ, quelles sont ces paroles que tu as dites? Depuis le moment 
où les Juifs I eurent crucifié (dlccvpoxiv) , | ils se mirent à chercher un sépulcre 



Marr y xyt, i. 

11 Cf detail n est pas dans les Évangiles, mais cf. Luc, vm, 2 . 

MimA., xi t 90 - 23 . 

£wr, x, 3&-4 q, Jean, x«, 2 . Dans ces deux passages c’est Marthe et non Marie qui sert 

' - 'C Seigneur. 

'fi- / * 

I jjt * 10 ^ MC > VII D T otéfva yuvr) Xov£à ÈTcnp&sov ÉcæSo-j. 

so-^Marc, v. 2 5-34 =L«c, vm, 43-48. Le nom de la femme n’est pas donné 

,Qs syi]ü[Hiqueü. r 

m, î 7. Mais le nom de la veuve n’est pas donné. 

1 Luc, vu , 

■ l51 Cf. Lm t ix, 3 

Xi, tZ : "ei trii iSàal curas airôv, étiré pot urov aùràv êdijxas- xayà àvràv ipù». 



Col. a. 



£ Col. 1. 



Col. a. 



s Col. 1 . 



Col. a. 



70 



P. LAGAU. 



bien (xaAÆs) fermé pour l’y déposer, afin que ses disciples (p, aBnrfc) ne pussent 
venir pendant la nuit l’enlever secrètement. Mais (Si) moi je leur dis : k II y a un 
tombeau (t *&*) tout près de mon jardin potager; apportez-le, déposez-le 
dedans et moi je veillerai sur lui*. Je pensais dans mon cœur : « Quand les Juits 
seront venus et qu’ils seront retournés dans leurs maisons , j’entrerai dans le tombeau 
ïb Col ! (t d0o?) de mon Seigneur pour l’emporter et lui donner | des aromates et une 

quantité de parfums odorants*. Et(*i) ils l’apportèrent et le déposèrent dans e 
tombeau; ils scellèrent (vÇpayi&v) la pierre, y mirent une garde (xovdv&ia) . 
et retournèrent dans leurs maisons. Et (£s) au milieu de la nuit, je me eva , 
j’entrai dans le tombeau (t <£?«) de mon Seigneur. J’y trouvai l’armée 
entière des anges (ciyyeXos) disposée en ordre. Le premier rang (xdfr) était 
composé des Chérubins au nombre de douze mille, le deuxième rang (xagis) des 
Col. >. Séraphins au nombre de vingt mille, le troisième rang (rd&s) | des Puissances 
(Mvatus) au nombre de treize mille, le quatrième rang (rite) des Vierges 
(x?a pdévos) au nombre de trente mille. Des milliers de milliers (d anges) chan- 
taient le Christ, des dizaines de dizaines de milliers (d’anges) le glorifiaient. 
Un grand char (appa) se trouvait là semblable à de la flamme et lumineux(Àafi/7râs). 
Douze Vierges (viapdsvos) se tenaient sur le char (âppa) chantant des hymnes 
(Ofxreïr) dans la langue des Chérubins qui leur répondaient Amen, Alléluia*. 
ït Col. Je vis les sept firmaments (rfspèœ fxa) | s’ouvrir les uns après les autres. Le Père 
sortit des hauteurs avec sa tente (<nei?» >v) de lumière, il ressuscita (le Christ) 
d’entre les morts. Toutes ces gloires je les ai vues ma sœur Marie. Si® je n’avais 
pas trouvé là Pierre le grand interprète (êpp.vvsvrhs) qui prit ma main et me 
secourut, je me serais abandonné et je serais mort à cause de la grande gloire 
que j’ai vue. Et maintenant ô ma sœur Marie, que dois-je faire jusqu’à ce que 
Col. 2. j’aille dans cet endroit-là. * Et (Sè) telles sont les choses que | Philogès dit à 

Marie. . 

Le Sauveur (awTvp) se présenta devant eux, porté sur le grand char {àpfta) 

du Père de l’Univers. Il s’écria dans la langue de sa divinité : «Mapiya- fiapifia- 
3m0 • * ce qui a pour sens (èpp-yveia) : e Mariam la mère du Fils de Dieu *. Or (£e) 
Marie comprit le sens (éppvvela), elle se retourna et dit : «Pattow* ■ ™Qi<xQ - 
îx Col. i. fuod-» ce qui se traduit : rc le Fils de Dieu, | le Tout-Puissant (vatnoxpàTup), 
mon Seigneur et mon Fils*. Le Sauveur (< Twrhp) lui dit: b Salut (x«V«) toi qui 

U) Uatlh., xxvn, 66 : aÇpayloavres rbv 'Aîtiov, fiera rtjs xov&lwhlas. La phrase copte reproduit exac- 
tement la concision du grec : MN = fierd. , } 

(2) NGXBHxxe. mhon eu>xe. Ce doit être pour ecyxe mhon;i1 y a a cote de ecyxe 

un signe ^ qui indique sans doute qu’il faut transposer les deux mots. 



FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. 



71 



Col. t. 






1 . 



porté la vie du monde (xoer/xos) entier. Salut (xaïps) ma mère, mon arche 
(xi&üxos) sainte (1) . Salut (yctïpe) ma mère, ma cité (xïoAis), ma demeure. Salut 
{yàtpe) mon vêtement (<x7oA)?) de gloire que j'ai revêtu quand je suis venu dans 
le monde (xô<xftos). Salut (^aîjoe) mon vase (ySpsici) rempli d’une eau sainte. 
Salut (yaïps) toi qui as porté la vie de tout l’Univers dans ton sein. Salut 
(j£OM|Oe) toi qui as | réuni les sept Eons (a icov) en une créature unique®. Salut 
i ^stïpfi) toi qui es la table (zsXài) fixée (?) dans le paradis («a paSsiaos) du 
Hr'ptième ciel et dont le nom est fr^&)fx0{ypia^*, cr le paradis (^ rsctpaSeiaros ) entier 
est joyeux à cause d’elle*. Je te le dis, ô Marie ma mère, celui qui t’aime, aime 
la vie». — Le Sauveur (cram/p) lui dit : er Vas vers mes frères (3) pour leur dire que 
je suis ressuscité d’entre les morts. Dis leur ces mots <r Je monterai vers mon père 
qui est votre | père et vers mon Dieu qui est votre Dieu. Et souvenez-vous -des 
paroles que je vous ai dites : rcJe viendrai vers vous demain à l’aurore, à l’heure 
où j’ai coutume d’étendre ma droite divine et où le soleil se lève sur la terre 
entière, à l’heure où je secoue mon vêtement (a7oAù) spirituel (‘zsvsvfia,) pour 
m’asseoir à la droite de mon père et où la rosée du septième ciel et celle du 
Paradis (uBapaSeitros) descendent sur la terre afin quelle produise des fruits 
vivants, à cette heure-là je viendrai vers vous pour vous donner 
ma paix (ei^ùr??) que j’ai reçue de mon 



tr[la paix] que j’ai reçue démon père. 
Cette paix (eipùrî?) est celle que mon 
père m’a donnée quand je suis venu 
dans le monde (xoo"p,os) et je vous la 
donnerai à vous qui êtes mes disciples 
(fiaôtyxjfe)*. 



pere : cette paix ( eiprjvrt ) est celle que 
mon père m’a donnée quand je suis 
venu dans le monde (xocrpos). Je vous 
lai donnée® à vous qui êtes mes dis- 
ciples (fuxOvTrjs) à vous et à tout homme 
qui croit (mcrfevsiv)en mon nom et en 
Marie ma mère, ma Vierge (rsapOévos) 
véritable. C est elle qui est l’utérus de 
i esprit (■nweüjxa), mon trésor de perles. 

*p*T) ;?), 1 arche (xiëWos) du salut 
pour tous les fils d’Adam. | C’est elle 
Kui a porté le corps (cr<yp.œ) du Fils du 
Dieu et son sang véritable (àXnôtvov)». 

<W A ° C ^ US ^ n ’ P a 8 e 1 . 69, on a kiboya.oc. Gette hésitation dans l’orthographe 

des mto grec, «t mltnmu de le part d'«„ mlime scribe. 

^ ^ ru * ce ’ 1 dôo, p. Ùgj. Les loitrf toi disent que : TeCroes Sé (Altères) ^ouAete 
15) il f . . ras, èx roü fièrjov Aiiivos yevtmmtt èx llspflérou Maplas Scurîjipa rü>v ssàvrwv... etc. 

IJ «fout corriger : nxcn H y . 

ftrtre rédaction donne plus logiquement ici le futur. -J-nxtaxc au lieu de xitxxc. 



Col. 2. 



Man. B. 
fia. Col. 1 



72 



P. LACAU. 



Col. □. 



pl B Col. 1* 



Col. 2. 



\ 



Marie dit à son fils : «r Mon Seigneur, 
avant d’aller vers ton père , bénis mon 
sein où tu as demeuré ». Alors (tots) le 
Sauveur (o-wtÙ/o) qui est notre vie, 
notre salut et notre espérance (èh ns) 
lui répondit en disant : «Tu seras 
assise à ma droite dans mon royaume. » 
Croyez-moi (psurlsveiv) , mes frères les 
apôtres (àiro<r7oAos) : moi Barthélémy | 
l’apôtre (à'7i , oo7oXo?) du fils de Dieu, j ai 
vu le fils de Dieu qui était monté sur le 
char (à/jfxa) des Chérubins. Auprès de 
lui se tenaient des milliers et des 
milliers d’anges (ayyeAos), des dizaines 
et des dizaines de milliers d’archanges 
(àpyrâyyskos) avec des dizaines de 
milliers de Chérubins, de Séraphins 
et de Dominations (<hWf us). Leurs 
têtes étaient inclinées vers la terre et 
ils étaient prêts à répondre «Amen» 
à cause de la bénédiction que le Sau- 
veur (crcori/p) prononçait devant sa mère 



Marie dit à son fils : «Jésus mon 
Seigneur et mon fils unique (f lovoysvys) 
avant d’aller dans les cieux vers ton 
père , s’il est vrai que tu ne me permets 
pas de te toucher, bénis-moi car c’est 
moi qui suis ta mère qui t’ai mis au 
monde ^». Alors (tots) Jésus qui est 
notre vie à tous lui répondit : « Tu seras 
assise avec moi dans mon royaume. » 

Croyez-moi ('ato'lsvsiv), ô (<3) mes 
frères les apôtres (àirocr7oAos) | saints, 
moi Barthélemy, j’ai vu le fils de Dieu 
qui était monté sur le char (àppa) des 
Chérubins. Des milliers de milliers 
(d’anges) se tenaient là prêts à répondre 
«Alléluia». 

Alors (tots) notre Sauveur (tr&mfy?) 
étendit sa main droite et bénit la Vierge 
(< aapdèvos ). Je vis les cieux qui s’étaient 
ouverts et les sept firmaments (o7s- 
pètafia). Je vis le doigt d’une main 
humaine et lumineuse qui se posait 



\ — 'J / 1 * 

sur son sein virginal (ixap\dévos]) surlatetedela Vierge (pestxpQsvos) sain te , 

c’était la main du Tout-Puissant. («avTO- 



xpùrap). Le Christ la bénit en disant: «Tu seras | bénie dans le ciel et sur la 
terre ; tu seras appelée par les Séraphins « la ville (isoAis) du grand roi ». T outes les 
armées (tô|i s) des cieux répondirent «Amen». Et il lui dit : «Quand tu auras 
quitté ton corps ( vv px ) je viendrai moi-meme vers toi avec Michel et (jabnel. 
Nous ne te laisserons (2) pas avoir peur en face de la Mort, elle devant qui le 
monde (xôcrpos) entier a peur. Je te mettrai dans les lieux (tottos) de l’immor- 
talité et tu seras avec moi dans mon royaume. Et je placerai ton corps (ow pat) 
sous l’arbre de vie. Le Chérubin armé de l’épée j de feu veillera sur lui; jusqu’au 
jour de mon règne, il (?) portera (ç>èpsiv) {3] (cette épée)». Et (Sè) telles sont les 
choses que le Sauveur (otwt ùp) dit à sa mère. 



Col. 



(1) Jean, xx, 1 7 : Kéyei ai-rÿ b ’l rjerovs, M ij f iov AttIov obicas yàp àvaëéëtjxa -apos tôv tsaiépa pou. 

(2) KXXÏ) C eite forme verbale avec suffixe de la deuxième personne du féminin ne m’est pas connue. 
P- Ne faudrait-il pas eorix^epe]? ? 




FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. 



73 




[ pour apprendre aux apôtres (âir6<rfo\os) que le Seigneur était 
tire les morts et qu’il avait dit : «Venez en Galilée demain à l’aurore, 
paix [eiprtvn ) que mon père m’a donnée. » Et (<£é) Marie arriva, 
s apôtres f àu&'rfoXos) qui étaient sur la Montagne des Oliviers en train 
nrrilhe($wta) au Seigneur. Elle se joignit (<rvt>&yeiv)h eux. Legrand 
[trxm ros ) prit la parole 



i les deux feuillets pir-piA. et pie-ptç. 



Père , venez, réjouissez-vous du pardon qu’Adam a obtenu, 
à son état primitif». Alors (tôtê) le Père ordonna (xeleveiv) 
r Ailani avec sa Femme et ses enfants ® pour les faire compa- 

de Dieu. 

teiîfifi') ù mes frères les apôtres (dir éerîoAos), moi Barthélemy, 
de ligure (fiîxùh’) humaine, depuis ma naissance en ce monde 
i semblable à la figure («xeàv) d’Adam, si ce n’est (e» firjn 1 celle 
\r(<mrt)p\ Une cuirasse de perles (ftopyopijvs) | le recouvrait; des 
àxris) lumineux s élançaient de son visage comme du soleil levant; des 
('/txpaXTvp) d'écriture et des signes (mjpeïov) étaient écrits sur son 
: aucun homme n’aurait pu les lire : il y avait là le nom du Père, du Fils 
'ntvEÜft a). Et (Jé) Eve , elle aussi , était ornée (xocrpsïv) de tous les 
ts (xéfrp.n<ns) du Saint-Esprit (zTvevpa). Les vierges (’vrapôévos) , purs 
(mveupa), bu chantaient un hymne (ûfivéiv) et l’appelaient Zoé (gcor/) 
a mère de tous les vivants. Le Père bon (àya&és) prit la parole | et dit à 
hui : « Parce .pie lu avais transgressé (^agdmsm) le commandement ’èvrcXà) 
« je l’avais donné et que tu ne lavais pas observé, voici que mon fils lui- 
“ est allé au devant de toi pour te racheter. Marie est celle qui a donné 
a mon fils. Eve, elle aussi, deviendra comme elle une mère dans mon 

(«Twr^ i prit la parole et dit à Michel : «Rassemble toutes les 
commence |>ac « mit, te texte copie porte une majuscule. 

« Tli ]ii , n ' - L 5 ’ , d ° nQe MN ' r6qCî,Me cDNNeqq,Hre. «Adam et sa femme 

-f ' 8ffaCé 4 CCt e “ dr0it ’ maisil Y «des traces d’un „ à la 
«t unpoasffile d n y . pas t’espace voulu pour cette lettre qui est toujours 

effi. „ dam te reste du texte. Au contraire il y a exactement te même espace 

01* ion trouve justement le mot ** ’ • v 

o ji- qui ni: peut convenir ici. 
traduit par r parure 



mn. Dulaurier a sans doute pensé à 
mais 20K a le sens très précis de «zona, thorax 



une 



Man. JL 
FTzCoL : 



Col. 2. 



piH Col. s 



P. LAGAU. 



Coi. 2. 



pie Col. 1. 



Col. 2. 



Pk Col. 1. 



légions des anges (àyysXixv) w pour quelles m’adorent en ce jour, parce que j’ai 
obtenu la réconciliation de celui qui est mon image (eixcov)v. Alors (tots) 
Adam voyant le grand bienfait (Swpsà ) (2) qui lui était accordé, fut saisi de joie 
et d’allégresse j et bénit Dieu en disant : «Venez, légions entières des anges 
(àyyeXixrj), réjouissez-vous avec moi, parce que celui qui m’avait créé m’a par- 
donné mes péchés. » En même temps toutes les légions des anges (àyysXixrf) crièrent 
à Jésus, le Fils du Dieu vivant : «Tu as fait miséricorde à Adam ta créature.'» 

Tous les justes (Sïxaios) arrivèrent® depuis Abraham l’ami de Dieu (4) , Isaac qui fut 
sans péché , Jacob le juste (Sixcuos ) , Job le patient (inofxèveiv ) , Moïse l’archiprophète 
(àpyinpo<pïiTt}s') avec tous les justes (Sixaios) qui accomplirent | la volonté de Dieu. 

Moi Barthélemy je demeurai de nombreux jours sans manger et sans boire * 
la gloire de ce que j avais vu me servant de nourriture (r popri). Voici ô (&>) mes 
frères les apôtres (ànoaloXos) que je vous ai dit ce que j’ai vu de mes yeux : 
vous aussi, réjouissez-vous avec moi du bienfait (Xcopeâ) que Dieu a accordé 
(x*pi&*6ou) à Adam et à ses enfants». Tous lui répondirent: tr Très bien (xaA«5s) 
notre frère chéri. On t’appellera Barthélemy, | l’apôtre (ànôaloXos) des mystères 
[fAv&lrtptovJ de Dieu, v Barthélemy répondit : ce Pardonnez-moi : je suis le dernier 
(èXayiolos) d entre vous et je suis un pauvre dans ma maison. Lorsque les gens 
de ma ville (woAiff) me verront, ils diront® : « N’est-ce pas là Barthélemy le jardi- 
ff nier (xcopapiTys ) ® ; n’est-ce pas lui qui habite le jardin (xcopdptov) de Hiérocates, 
rc le chef (âpywv) de notre ville {p&ôXis) et qui vend des légumes que nous achetons. 
«Où a-t-il trouvé cette grandeur, car (yàp) sa pauvreté était connue?». | Mais 
par contre® les prodiges de Dieu je les accomplis». 

Dans le temps où le Sauveur (<t«t yp) nous conduisit sur la Montagne des 
Oliviers, il nous parla dans une langue qui nous était inconnue et qu’à l’instant 



u) xrrexiKH , voir Von Lemm ,Kleine Koptische Studien , XXII. — Bull. Acad, des Sciences Saint-Péters- 
bourg (1901), XIV, p. 292. 

Dulaürier, op. cit., p. 37 , I. 21 , donne A-cupex au lieu de Tcupex. 

(5) Dulaürier, op. cit, p. 38 , 1 . 3 , donne xyei njukxioc th poy au lieu de xyei ngi nai kxioc 
THpoy. La correction qu’il propose dans la note 1 est inutile. On a nxin «depuis» qui est très clair. 

Dulaürier, op.cit., p. 38, 1. 4, donne necpfmpe MrmoyTe au lieu de necyBHp ennov re. 
Cf. Jac., n, 2 3 . 

^ Dulaubirr, op. cit., p. 38 , 1 . 22, donne cyxy^ooc mh; xe a été sauté. 

(6) Sur KCUMXPITHC, KCDMApioN , voir Von Lemm, Kldne Koptische Studien, XXV. — Bull Acad, 
des Sciences Saint-Pétersbourg (1901), XIV, p. 3 o 3 - 3 o 5 . 

(7) La correction proposée par Dulaürier, op. cit., p. 5 7, note , 2 ne me semble pas nécessaire. La 

première personne s’explique. Les gens diront : « sa pauvreté était connue.» Mais par contre 

j accomplis les prodiges de Dieu». La phrase est mal coupée dans le manuscrit: Mneoyoeuy 
commence évidemment une autre partie du récit. 



FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. 



75 



même il nous a dévoilée , en disant « A vsdapaô ». Aussitôt les cieux s’ouvrirent les uns 
après les autres et leur intérieur (,) devint lumineux comme de la neige. Et le Sauveur 
(™t iip) s'éloigna (àvaxjupsïv) dans les cieux pendant que nous le suivions du regard. 
Alors (totê) le Sauveur vp) se prosterna devant son Père bon ( àyaôôs ) | en 
disant : « MonPère sois miséricordieux pour mes frères les apôtres (ànôtrloXos), bénis- 
les d’une bénédiction qui n’ait point de fin. «Alors (tots) le Père, de concert avec 

le Fils et le Saint-Espri t{ tsvevp.ctj, étendit 
sa main sur la tete de Pierre ; et le consa- 



sur la tête de Pierre. Le Père le bénit 
en disant : «Tu te trouveras dans les 
hauteurs ® de mon royaume, tu seras 
élevé à la droite de mon Fils. Celui à qui 
tu imposeras ta main sur la terre, moi, 
mon Fils et le Saint-Esprit (wsCpa), 
nous lui imposerons la main. Ce que tu 
auras délié sur la terre , nous le délierons 
et ce que tu auras lié, nous le lierons. 
Personne ne s’élèvera contre toi ni 
contre ton trône (&p6vos). Et celui quine 
| sera pas ordonné suivant ton trône 
(s?p6vos) sa main sera repoussée et ne 
sera pas acceptée. Et ton souffle sera 
rempli W du souffle de mon Fils et du 
Souffle du Saint-Esprit (zrvevfiat), afin 
que tout homme que tu auras baptisé 
(P<ut1l&tv) et sur le visage duquel tu 
auras soufflé, reçoive vraiment le Saint- 
Espnt (oveûpa), au nom du Père, du 
Fils et du Saint-Esprit (-av&vuoi). » Les 
Chérubins , les Séraphins et tous les 
P»gcs (ayyeXrjs) répondirent «Amen». 



cra (ysipoToveiv) archevêque (àpyjsm- 
c txottos ) (2) du monde (xSams) entier. H 
le bénit en disant : cr Tu seras le chef et 
la tête dans mon royaume et tu le seras 
aussi dans le monde (xôfypos) entier; 
car moi, mon fils bien-aimé et le Saint- 
Esprit (tjsvsvpa.) nous t’avons imposé 
les mains. | Et ce que tu lieras sur la 
terre sera lié dans les cieux ; et ce que 
tu délieras sur la terre sera délié dans 
les cieux. Personne ne sera élevé au- 
dessus de toi et de ton trône* (&pôvos), 
et celui qui n’aura pas la consécration 
de ton trône (8-^oros), sa main sera 
repoussee. Ton souffle sera rempli® 
du souffle du Saint-Esprit ('ssvsvp.ct ) , 
afin que tout homme que tu auras 
baptisé (jSa7î7t|eu>) reçoive vraiment le 
Saint-Esprit (-cfeeôaa) ». | Toutes les 
armées (ràyp.a) des cieux répondirent : 
«Amen, Alléluia®.» 



Col. 2 



PKX Col 



Col. 2 



»I faut couper lej »t s ’ P ' .° 9 = ^ 3 ^ ® su PP rimer - 0n a simplement affaire au grec é<ra> et 

part (on) devinrent N6C<B ON poyoeiN « les parties intérieures (ngccu) (des cieux) d’autre 

K» Btuonr’ V ' nt ’’ P ' 4 °’ 1 4 ’ d ° nne Par erreUr *r*H6cnicKOnoc. 

D«;l.urto ’Ziù ’ P A U °t' 1 J 6 ’ d ° Dne 6BOX MnN,Be au lieu de gbox anniiiKe. 
i5 ' xxx = ^ 0î 90 ’ onneAXXHXO V , x.C e tt e phra sees tpasséedanssatFaductioii 5 p.i 2. 

| Le mot Meï a dû être sauté. Cf. l’autre version • .... 

aune version . eqeo^ajne eqMea esox 2MnmB6. 



76 



P. LAGAU. 



q Col. 1. 



Col. 2. 



\ 



Et il bénit André en disant : «Tu 
seras une colonne (<t7vàos) w de lu- 
mière dans la Jérusalem céleste. » — 
Jacob , toi aussi , dans toute ville (tsoXis) 
et dans tout village où tu entreras, tu 
me verras avec mon Fils avant que 
d’y entrer. Jean mon bien-aimé et le 
bien-aimé de mon Fils, tu seras béni 
dans mon royaume. 



Et il bénit André en disant : « Tu seras 
une colonne (olvXos) de lumière dans 
mon royaume | dans Jérusalem ma ville 
(ixôXis) chérie , Amen». O (ai) Jacob dans 
toute ville (ixoXis) et dans tout village où 
tu iras , tu me verras avec mon Fils avant 
que de les évangéliser, Amen. Ettoi aussi, 
ô («5) Jean mon bien-aimé, toi qui es le 
lien lié au cœur de mon Fils, ton esprit 
(®ravpa), celui de monFilsetle miensont 
inséparables entre eux, mais (àÀAà) tu 
seras béni dans mon royaume, Amen. 

Et toi, ô (w) Philippe, dans toute ville 
(tsoÀt?) ou tu entreras pour y prêcher 
| la parole (à 6 jos) de mon bien-aimé, 
sa croix (vhxvpôs) marchera sans cesse 
avec toi, jusqu’à ce qu’on ait cru (tst- 
crlevetv) en toi, Amen. Toi aussi, ô («5) 
mon élu Thomas, ta foi (txiivhs) devien- 
dra^ un aigle (àsros) de lumière planant 
au-dessus de toutes les contrées (ywpa.) 
jusqu’à ce qu’elles croient (zstarleveiv) en 
toi et jusqu’à ce quelles croient (-rot- 
vlsvetv) au nom de mon Fils par ton en- 
tremise, Amen. Ô (w) Barthélemy, ton Et toi aussi Barthélemy, mon fds, 
âme deviendra la demeure et le ton âme sera dépositaire des 

dépôt des mystères (fivvlrjpiov) démon mystères (fwalîjptov) de mon Fils. Et 

Fils, Amen. Toi aussi Mathieu, ton. . (Aé) toi, ô («) Mathieu, ta puissance 

grandira au point (&W7e) que ton ombre 

ressuscitera les morts. Et (Si) toi, ô (<3) 
Jacques, (c’était le fils d’Alphée) aucune puissance du diable (âiagoAo?) ne 
prévaudra contre ton corps (vcSfia) ni contre ta prédication en tout lieu, mais 



Et toi aussi Philippe dans toute ville 
(tsôXis) et | dans tout village où tu te PKB Col. 
rendras, la croix (alavpôs ) de mon fils 
ne cessera de marcher devant (4) toi , 
jusqu’à ce qu’on ait cru ( 'zsialsveiv ) en 
toi. 



0) Dulaubier, op.cit., p. 4 o, ta note 2 est à supprimer, cxexxoc représente te grec er 7 üÀos. Voir 
l’autre texte qui porte cxyxxoc. Pour l’expression , cf. Steindorff, Apoc. Elias , 3 y , 8 etp. ioi,note î. 
® II y a n8htm pour njhtc. 

Il faut sans doute au futur Nxajœne. Cf. plus loin epe T6K"pY XH Nxcpu>ne. 

W aiee pour 210H. Cf. plus haut fiïï, col. î, lignes 9-10, îat 6 kj 6 pour 2 at6kjh. 



77 



FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. 

nvJt*) I ce que tu auras planté deviendra indéracinable pour leternite. Toi 
fourni le Zélé t ZtfAorrfc), dans tout lieu où tu auras établi fortement la parole 
ps ) de mon fils, aucune puissance (Svvxtus) de l’Ennemi (a iwxeifdvos) ne 
rra y pénétrer. Et (Se) toi, ô (a5) mon bienheureux {1) (paxâcios) Mathias, ta 
nue odeur se répandra dans le monde (xôvfios) parce que tu étais riche suivant 
mande (*o<rpu>s) et que tu as tout abandonné pour me suivre». Et (5é) toutes 
- ar mées ( rdtypa) des cieux | ayant vu les bénédictions que le Père avait 
prononcées sur lés apôtres (àvécrloXos) s’écrièrent <r Amen». — Mais maintenant, 
mes frères les apôtres (àirôctfoAos), pardonnez-moi, pardonnez à Barthélemy». 

Alors ( Tore) tous les apôtres (àirâaloXos) se levèrent et embrassèrent (ia~à- 
fevQxt) Barthélemy . Et (5é) les apôtres ayant ainsi parlé (sic) se levèrent et offrirent le 
sacrifice 1 z^pov^opi)- La Vierge ('ssctpdévos ) sainte était auprès d eux a ce moment la. 
Quand Jésus leur eutdit : rr Venez dans la Galilée, je vous donnerai mapaix(eip)ùo?)| 
dans cet endroit-là», et (âi) quand ils eurent reçu le corps (<r<5/xa) et le sang du 
Fils de Dieu, le parfum de leur sacrifice (Swta) monta jusqu’au septième ciel. 
Le Père prit la parole et dit à son Fils bien-aimé : crMon Fils unique (fiovoysvffs) 
lève-toi, descends dans le monde (xôvp.os) vers tes compagnons les apôtres 
(àTsôdlolos), console-leset donne leur de la force de peur que leur cœur venant à 
s'affliger (ÀV 7 rem), ils ne se découragent et ne cessent de prêcher dans le monde 



Saint. 



jos) entier en ton nom , au mien et au nom de l’Esprit (nfvsvp.a,) 

Va, ô («5) mon Fils chéri, cours vers tes frères qui sont tes apôtres (iTtâ&loXos) 
el rempiis-les de joie afin qu’ils ne (u-iproTe) disent pas : rr Notre Sauveur (vcoTtfp) 
est ressuscité d entre les morts, il est monté dans les cieux, glorieusement, vers 
son Père; il nous a abandonnés dans les villes (®oA<>) et es villages, ne nous 
accordant point la joie en échange des souffrances que nous avons supportées 
dans h* monde (x6<Tfios)’>. Alors (tots) le Fils de Dieu se leva et descendit dans le 
monde 1 xàvfLos). Il alla dans la Galilée, il trouva | ses disciples (p.a#îjr??s)et la 
‘«■gi 1 (wa pOévQs) Marie qui étaient réunis. Il leur apparut et leur dit : rc Salut 
yjùpe ) mes apôtres (inéarlolos), vous que j’ai choisis de préférence (isctpét,) au 
onde (xéorpos) entier. Salut (jaipe) mes frères et mes compagnons, la paix 
(dptfvtt) de mon Père soit avec vous. Ma paix (eiprjvtj) qui est mienne, je vous 
la donne. » Il souffla sur leur visage ® et leur dit : «Recevez le Saint-Esprit 
{■«nffüfwQ : les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez (3) et ils 
tenon! retenus a ceux à qui vous les retiendrez. » Et il nous montra ses pieds 



" ^ DMlaiEh ’ n P- n( -> P- Ai, I. 19, donne par erreur eu mxkxpioc. 

* 1 Aq,,1Ke ' EJ. jean, Xx, 22-23. Ce détail est dans Jean seul. 

* DctltiE " , ' R « «p ût., p. A 3 , 1 . 7, donne cgnxkxx au lieu de c6nxkxx Y . 



m. 



Col. 2. 



pKrCol. 



Col. 2. 



PKrCol. 



Col. 2. 



1 




Y. 



ÉVANGILE (?) APOCRYPHE. 



Une partie de cet apocryphe nous est déjà connue par des fragments de 
ïnanuscrits de Rome et d’Oxford qui ont été publiés et traduits dans les ouvrages 

suivants : 

i° Manuscrit Borgia CXI (Rome, Propagande). Notice dans Zoega, Catalogus 
Codicum Copticorum (1) , p. 222. 

Le texte a été publié par Révilloüt, Apocryphes Coptes p. 1 1 3 - 1 17; 

11 a été publié une seconde fois par Goidi, Rend. Acad. Lincei (3) , p. 878-376 ; 
Il a été traduit par Robinson, Coplic Apocryphal Gospels p. 168-171. 

2 0 Manuscrit Borgia GX 1 I (Rome, Propagande). Notice dans Zoega, ibid., 
p. 222. 

Le texte a été publié par Révilloüt, ibid., p. 11 8-1 23; 

Il a été publié une seconde fois par Goidi, ibid., p. 876-880 ; 

Il a été traduit par Robinson, ibid., p. 171-176. 

Deux feuillets de ce même manuscrit qui se trouvent à Oxford (Bodleian 
Libran, Glarend. B 3 , i6)ont été publiés par Goidi, ibid., p. 34 etp. 876-877. 
Le premier de ces feuillets a été traduit par Robinson, ibid., p. 171-172. 

i 3 Manuscrit Borgia GXIII (Rome, Propagande). Notice dans Zoega, ibid., 

p. 222. 

, Le texte a été publié par Révilloüt, ibid., p. 12/1-128; 

| II a ete publie une seconde fois par Goidi, ibid., p. 38 i- 384 ; 

Il a été traduit par Robinson, ibid., p. 176-170. 

Je publie ici onze feuillets nouveaux contenant des fragments de ce même 

1 1 l°r ’ ^ a ^°S UrS Codicum, Copticorum qui in Museo Rorgiano Veletris adservantur, Rome, 1810. 
L Apocryphes coptes du Nouveau Testament , fasc. I, Paris, 1876. 

j . . Ü1DI ’ ^ rammmû Copti dans Rendiconti délia R. Accademia dei Lincei (classe di scienze morali, 
aU>nche, etc.), vol. III, 2* semestre 1888. 

Robinson, Confie Apocryphal Gospels, dans Textes and Studies, vol. IV, n° 2, Cambridge, 1896. 



80 



P. LACAU. 

ouvrage : ils appartiennent à deux manuscrits différents. Tous se trouvent a la 

Bibliothèque Nationale de Paris. , , . 

Voici comment se classe l’ensemble des feuillets qui nous ont conserve ce récit 

apocryphe. Ils proviennent de trois manuscrits distincts 1 b 



Manuscrit A. 

Feuillet [kâ]-[kr], Rome, Propagande, Borgia CXI. 

Feuillet [i<r]-KX, Rome, Propagande, Borgia CXI. 

Feuillet [k€]-[kç], Rome, Propagande, Borgia CXI. 

Feuillet [kz]-KH, Rome, Propagande, Borgia CXI. 

Feuillet [xr-ÂX], Paris, Bibl. Nat., Copte 1 2 9 18 , folio i 58 (2) . 

Feuillet xe-ÂÇ, Paris, Bibl. Nat., Copte 129 17 , folio 53 (3) . 

Feuillet xz-âh, Paris, Bibl. Nat., Copte 129 17 , folio hk. 

Feuillet xe-M, Paris, Bibl. Nat., Copte 129 17 , folio 55 . 

Feuillet mx- MB, Paris, Bibl. Nat., Copte 129 17 , folio 56 . 

Feuillet mt- MX, Paris, Bibl. Nat., Copte 129 17 , folio 5 7. 

Feuillet M6-MÇ, Paris, Bibl. Nat., Copte 129 17 , folio 58 . 

Feuillet dont la pagination a disparu, Paris, Bibl. Nat., Copte 129 18 , 
f° 126' 4) . 



Feuillet ht -T ï. X, Rome, Propagande, Borgia CXIII. 
Feuillet ïïë-N?, Rome, Propagande, Borgia CXIII. 
Feuillet nz-ïïh, Rome, Propagande, Borgia CXIII. 



(i) Nous avons le même passage reproduit sur trois feuillets differents : 

Fol. xë-x? (man. A) 129 17 , f° 53 = Fol. (?)(man. B) 129 18 , f° i 5 i 
= Fol. Kx-Kï (man. G) Borgia CXII. 

W Le catalogne manuscrit porte seulement *i2 9 78 a, fol. 72. Fragment « Est-ce bien le 

même feuillet? C’est probable d’après le rang qu’il occupe avant un feuillet sur Salome dont la p ace 

est sûre* • f 

' M Le catalogue manuscrit porte* 129” fol. 4 7 (à 5 a ). Évangile apocryphe, six feuillets pagmes 



X 6 -MÇ-. Inc Exit ” 1 • • t 1 

(4) Ce feuillet, très abîmé, semble par son contenu devoir s’intercaler ici. Le catalogue 

porte 1 29 18 «b’, fol. ko. Fragment » Est-ce bien le même feuillet? C’est probable d’api 

qu’il occupe à partir du feuillet 34 (= 1 20 du volume relié). 



manuscrit 



ce 



FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. 81 

iiô-X. Rome, Propagande , Borgia CXIII. 

Paria, Bibl. Nat., Copte i2 9 17 ,folio75 (2) . 

Manuscrit B. 

paginai ion a disparu , Paris , Bibl. Nat. , Copte 129 , folio 9 2 . 

! la paginai ion a d isparu , Paris , Bibl. Nat. , Copte 1 2 9 , folio 1 5 1 . 
Manuscrit G. 

f ïz]-ïïï t Os lord „ Cia rend. B 3 , 16. 

10-K. Rome, Propagande, Borgia CXII. 

-kl Rome. Propagande, Borgia CXII. 

I kt-kJ^T. Rome, Propagande, Borgia CXII. 

Feuillet kz-kïi, Oxford. Clarend. B 3 , 16. 



rûf J. — Le fragment de Rome qui est coté tr Borgia CXI», doit faire 
même manusrnl que le fragment coté « Borgia CXIII». On 1 routera dans 
iv>tiN. Coptic \ . Gospels, p. xx \ etïxxi, une description détaillée de ces deux 

mnis faite d’après les originaux : toutes les caractéristiques sont identiques (4) et 
binsoii déclare qu’ils peuvent provenir d’un même manuscrit. Cela est tout à 
fait vraisemblable si l’on remarque que les feuillets Borgia CXIII ne peuvent faire 
ie ni du manuscrit C (Borgia CXII : la pagination en effet est la même) ni du 
iCrit B (voir plus bas la description de ce dernier). La pagination place 
texte de Borgia CXI avant celui qui est contenu dans les feuillets de Paris, 
ce qui. pour le développement du récit, est très logique. Quant aux fragments de 
Paris ils proviennent du même manuscrit que Borgia CXIII, car le feuillet 1 29 17 , 
folio qui lai! milite dircctoinent au feuillet ng-î de Rouie, appartient sûrement 
au rumine manuscrit que les feuillets xf-M? de Paris. 

■Je ne donne pas une description de ces feuillets. Elle coïnciderait mot pour 

La pagination a disparu sauf le x, mais le texte montre que ce feuillet fait suite immédiate- 
Ad feuillet ûo-x de Home. Or, comme le feuillet xx-ï^est sûrement du même manuscrit que 

fte îles feuilbude Paris ^<ï- m*?* les fragments de Rome cotés Borgia CXIII , se trou vent rattachés 

funnusrriL 

L« ralahijfii e manuscrit porte 129 17 <rn’. fol. 66. Vie de St. Jean l’Évangéiiste. Un feuillet dont 

uahdin esl dèrhidb^ ..Inc Exit 9 

ifï 11 11 feu d Ici d après l'étendue du texte disparu, 
présence d un point rouge dans la lettre o, particularité qui est assez rare. 



82 



P. LACAU. 



mot avec celle donnée par M. Robinson pour Borgia CXI et CX1II. Mais j’ai 
reproduit sur la planche Y une page du texte. 

Manuscrit B. — Deux feuillets. Parchemin. Haut, (actuelle) o m. 3o cent.: 
ils sont rognés en haut. Largeur (réelle) o m. 2 5 cent. 

La pagination a disparu. Le texte est écrit sur deux colonnes de trente-deux 
lignes (il n’en reste que trente actuellement, mais l’étendue du texte compris 
dans la lacune correspond exactement à deux lignes). 

Pour le type de l’écriture voir la planche VI. Les majuscules, très grandes, 
sont mises en marge et rehaussées de rouge. Au-dessous des majuscules de la 
première colonne le signe en rouge et vert. Au-dessus des majuscules de la 
seconde colonne -f- en noir rehaussé de rouge. Le <J> est orné d’un point rouge 
dans chaque boucle. — Gomme ponctuation on trouve le point • et-: — 

• — •; : — ,1e tout orné de rouge. Le î porte toujours lesdeux 
points. Au-dessus des lettres on trouve le point ou le trait sans distinction 
possible entre les deux. Le trait au-dessus de ic est orné de rouge. Le premier 
feuillet est rogné en haut (il manque deux lignes). Du second il ne reste que la 
moitié d’une colonne. 

Manuscrit C. — Voir la description dans Robinson, Coptic Apocryphal Gospels, 
p. xxx. 

Je publie le texte des onze feuillets de Paris qui sont inédits. Ils appar- 
tiennent aux deux manuscrits A et B et proviennent tous du couvent d Amba 
Senoudah, ce qui fixe l’origine des feuillets de Rome cotés Borgia CXI et 
Borgia CXIII. Quant au manuscrit G (GXII de Rome) il doit provenir proba- 
blement du même couvent, mais rien ne le prouve jusqu’à présent. 



FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. 



83 



[Man. A.] (Bibl. Nat., Copte 129 18 , f° i58, r°.) 

[xr] 

V 

(1) 



( 1 ) 



[. . .Jmmok 

[e]2CDB NIM : — 
le AG AHKOTq 

3 

èecDMAC- ne 
5 x.am Nxq’xe 
ÂMoy nGnay 
êneKeec iàngt 
M ooyf • ey 
6 NKOTK 2GN 
10 NGTA<J>OC- 
MnATATOy 

NAcoy •: — 

AmOY CD QCDMAC 

.. r 

nrnAy [ 

i5 BAA- n[. . . . 

20t[ 

m[ 

n[ 

N 



20 ...62joy[N] 

[epoi] xe oy[n] 

COH MMO[l] 

. G2CDB NÏM 

Mapïa- mg[nmap] 

25 ©A ta.x[pg ne] 

T6N2HT [KA] 

nïcT[ic nak] 
ci) ©cd[mac]. . . . 
62oyo [gmapia] 

3o M _ Nh[aPOA] 

GY 6 p[m”nTPg] 

MA[l X 6 CG OYN] 
<j[OM 

(D 




^ On ne voit pas combien il manque de lignes. 



1 1 . 



84 



P. LACAU. 



(Bibl. NaL, Copte 


129 18 , f° i 58 , v°.) 


[ÂX] 




(1) 






[ K ]* C 6[P6 OYON] 


15 N [ai A6 GP6 ïc] 


1 1 

*2 

(15 

2 

1- -» 

(15 

1 1 


[XCD MMOOY ■ 


XG NTOK nGN 


CDC 1 ) GB[OA 6m] 


[ta]ktgnno 


XCD MMOC 


[OYjt-éXGK 


X6 AAZApOC • 


[ ]ci)AXG 


20 . AMOY GBOA : — 


[....]• xe n 


Kyœ ntgynoy 


[ IpenNÏ 


A nTOOY K CD 


[. . .o]yon nïm • 


T6 NON NOY 


f |KGhc : — 


C 1 )AAAY * À N6T 


[ ]nAGÏ 


a 5 MOOY’T’ 2 CDN 


[ ]y-nab- 


G6Ï GBOA GT 


L ]?ï 


BG NG 2 POOY 


[ ]9V 


NIC IÎTAM 




HOYT6-X6 


(1) 


3 o [aa]zapoc ÂMOY 



U) 



[gboa] . 

[\ycD n]t6ynoy 

[ ]oyn 

[ ]poc 

[ '••] 



(1) 



(1 ) On ne voit pas combien ii manque de lignes. 



FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. 



(Bibl. Nat., Copte 129 17 , f° 53, r°.) 



[Man. A.] 

_A.ApïoN • épe 

TCRAne MHP 

N26NKYPÏÂ. : 

FIgxg ïc nay .xg 

P 

5 BAAM 6BOA NTG 
T6NKAAM NM 

B CD K : 

NT6pe AAZApOC 

6 

NAY GIC 6 MA 26 
io pATM 2 ÏP 6 MI 1 

PO Mn 6 MM 2 AAY * 
AMNA 2 TM ÂM 
OY<A>< 3 P'r NAM • 

AM CD Cl) GBOA 
i 5 GMXCD MHOC : 

• 2 Ç .6 KCAMAAT 

P> 

ic ne'reci^Ape 

ÂMCNTe CTCDT 

2An6M2pOOY* 

20 nAÏ NTAMHOY 

T6 èpOÏ HHOM : 

rie-repe nct 

SD 

2 NÀMGNTG 

THpoy énï 

25 OYMeï NNAY 

énoYÔeiN 

NT6MM6NT 

Noy re : — 
Kcmamaat 
3o nAn 62 pc>OY 

% 

NANACTACIC • 



xe 

XG NTOK ne*T* 
NA-j^An èTOÏ 
KOYM 6 NH 

35 . Tupc : 

N AÏ JAG épG AAZA 
POC XCD MMO 
oy éîc* A FIMHH 
CJ)G nCDT N 
4o CCDM 6NAY 
— époM : — 

IC ZAG NTGP 6 M 

NAY XG Â N 6 
MHHC 1)6 2AX 
45 26X MMOM 

GNAY GpOM ’ 
MGNIÎKGAA 

. ZAPQC 

G PG 20ÏN6 26N 
5o NAnGMTGNOC 

. GP2AMHP GPOM : 

0PG 20ÏNG 6 ÏN 6 
HnGMCl)ÏNG 
épG T 6 MCCD 
55 NG C 6 NTG ’\' 
nGÏ 6 TGM 

. TAIIPO •: 

Mafias; 2AnxcDC 

ngpg oycoe 

60 NACL)KAK 
2H11TOOY 
nbyQ'NnÎ'N •: — 



86 



P. LAGAU. 



\ 



(Bibl. Nat., Copte 12 c) 17 , f° 53, v°.) 



^oïn6 eyAü) 

AO Y A AÏ CBOA :■ — ■ 
20ÏN6 6y2CD 
MCDACDreï 
5 eyxcb mmoc • 
xe Mne pci) 

M6 ci)CDne 
éN62 N0H 
Hn6ÏpG)M6 
io 26MI1ÏHA : — - 
«ÎOÏN 6 XC T 6 N 

nïcTeyé énAÏ 
xe oyri ânac 

TACÎC 26M 

15 nONTANNAy 

époq 26Mii 
T A<j>(l)C 
NAAZApOC 
Mnooy — . é 

20 Nepe ri mh h 

£> 

0)6 COOY2 6AA 
ZApOC NOH 
NOyAB NeqiCD • 
26HOYMOYA2 • 

25 6 TBG T6C1) 
rmpe NTAC 
q)CDne •: — 
AoïncDN Mne 
AAZApOC C6NT 



3o N6o Y* êpHxeï (sic) 
NIC 6BOA eq-j- 

nï épooy • eq 
epMeni’pe 
MriMHHO)6 • 

35 ,XC TANAC 
TACÎC Ï1N6TO 
N2 • M6NN6T 

. Mooyf ne îc: — . 
Oy ne Teeecb 
4o pÏA MneÏMA 
2CDACDC NA2 
peNTGoecb 
PÏÂ HAM6N 
xe* MriNAy* 

45 NTÂMMOYT6 
énApAN 2CM 
ripA MIIA6M 
2AAy • X6 
AAZApOC ÂMOy 

5o “éBOA •: 

XCD MMOC 
xe MIÎNAY 
èTCMMAy • 

À nACÏCDT 
55 ÂJAAM coyeti 
T6MCMH • 

Mrineqi 

pooy • 2 CDC 




FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. 



(Bibl. Nat., Copte 129 ”, f° 54, r°.) 



[Man. A.] 

xe 6M2enneM 
nyAH NAMN 

xe eqMoyxe 

époï :•* — ■- 

5 AqepoyAnpn 
& - . 

T6i epe neqMA 

ÂX6 pAK6 NCA 

neqèpooy eq 
Meeyé xe eq 
10 Moyre époq : — 
Ayci> AqpMCN 

s» . 

Tpe MitMH 
ricpe rieï À 
aam • xe neï 
15 épooy nAÏ 

NTAÏCCDT6M 

époq nAnpeq 
zcdnt ne :* — • 

T* eicMH taï 
20 NT AÏCCDT6M 

époc TAnApeq 
cperiTCDpeï 
xe — - 

T* eicMH TAÏ 

13 • 1 

25 efCCDTGM 

époc nAÏ ne nA 
u)oyci)OY eq 
Moyxe époï 
MMOC 2 MFT 
3o nApAXICOC : — 



GqTCDM ÔNAy 

Nci)Aqeï en 

nApAA.ïcoc • 

riqMoyre 

35 . époï : — 

Nïm ne ncipupe 

CTNANOyq 

épe nApeqccD 

ont Moyxe 

4o . époq éneqpAN 

N ïm ne neicij 

bhp CTNA 

Noyq • épe nA 

peqccDNT 

45 Moyxe époq 

» 

éneqpAn xe 
AAZAPOC ÂMoy 
-j-éBOA : — 

TCDB 2 MMOK 
5o NACl>Hpe AA 
ZApoe neN 
TA IÎNA Mil 
nAMTCDK 
PATCDP CI) CD 

55 ne ci)Apoq 
xe AMoy è 
~^~boa •: — 
nAO)ÏNe m 
nApeq zcdnt 





88 



P. LAGAU. 



\ 



(Bibl. Nat., Copte 129 17 , f° 54, v°.) 

XH 



CD nACI)Hp6 

aazapoc- ;xe 
üja Atp Noyo 
eïcp eïriACCD 
5 tm éneïèpooy 

NCDNA 2 - 2 CD 
6MMOYT6 

êpoï •: — 

N AÏ A.C ép6 AA 

P 

10 ZAPOC .X CD 
MMOoy en 
HHHCi^e en 
Ï1A2T 2AN6 

oyépuTe nïc • 

15 a nencoerr 
ncD2 q}A Ne 
NOS N NÏO Y 
A.AÏ- X6 

À ïc epneïMA 

20 eÏN nAÏ 2CM 
IÎCABBATCDN 

Xyeï 6NAy êxA 

p 

ZAPOC • A y CD 

NC 62 ÏCDN 6 

a5 6ÎC •; 

\ccDCDne A.e 
*> . 

NNC200Y 6T6M 

MAY • NTA ÏC 
TOYN6C AA 
3o ZAPOC • 6N6 



pe oY n oG n 

T6 TKAAÏ 
AAÏÂ 2 AT N 
2 HPCDA.HC • 

35 6TBC lipO 
oyqj N NC 
XCDpA M^ï 
AÏnnoe cm 
T II Cl) 2 Ï.XCD 

lio oy • ntay 

KATHTCD 
pei MMOH 2A2 
TeMneppo • 

.XC AHC 1 )CDH 
45 HMOOy • 6T 
B6 TAOÏ^e 
NTeNC2ÎMe- 
XG À 2 HpCD 
AJ IC BiTC 
5o ■ NTOOTH : — 

K.APÏOC A.C ÔNOS 
Hneppo • 
NTepeMCCD 
T6M éNeïeoM 

55 épe ïc eïpe m 

MOC>Y • AH 
nCDT CL)ApOH * 

. AH N AV êpOH : 

X OT6 KApiOC 
60 AH6ÏN6 MNOyCD 



FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. 



[Man. A.] (Bibl. Nat., Copte 129 17 , f° 55, r°.) 



NIC • AH.XOOC 
N2HPCDA.HC • 

XC6 nAÏ Mil 
C1)A NAÂAH 
5 NCppO • 2ÏXC.6N 
•j~OyA.AÏÂ 
THpC • M 6 N 
NCXCDPA 
THpoy M<|>i 
10 AÏnnoe : — 

NTepe 2HpCD 

P 

.a. ne a.c ccd 

T6M éNAÏ CT 
B6 ÏC xce HHn 

15 C1)A NAÂAH 
Neppo- AH 
20JX26.X. H 
MATC •: 

XyCD AH.XC1) 

P 

20 N26NNOG 
NKATHTCD 
PÎA 2Ü1A20Y 
NIC- .XC N 
Te Noyeu) haï 
25 an eTpenep 

PPO C2PAÏ 21 

xcn^oy 

A.AÏA : — 

N 

P 



X0 

3o CCD0Y2 N 
N6NOS N NÏ 
O Y A. AÏ TH 
poy- AH.XCD 
épooy MneN 

35 TA KApïCDC 

Meeyé épon 
é20yN êïc • 
x.e eyéÂAH 
. Neppo : — 

4o Xyci) N reyNoy 
AH2CDN 6TOÔ 
TOy N 61 2H 
PCDA.HC 6H 
.XCD MMOC ■ 

45 XCC I16T6N 
q)AY 66 NTH 
enceNeyA-CD 
K6Ï éneÏ2CDB • 
éneci^cDne 

5o 2AnTAKO 

NTCHB6 • AyCD 
NCCTCDpen 
NN6T26M 
-r-neHHÏ •: — 

55 Xnnac A.e Mil 

KAÏA<J>AC • 
M6NN6NOS 
N NÏO y A. AÏ • 



1 2 



90 



P. LACAU. 



\ 



(Bibi. Nat., Copte 129 17 , f° 55, v°.) 

M 



aYccDoY? GKA 

pïoc flNOG 
naïbgpïac np 

PO • A Y C MÏ 
5 N6 N2GN(i)A 
XG NffAA • M6N 
26NMGNT 
MGNTPG N 
NOYX- 6T6 IM 
10 C6CHONT AN 
6TB6 ÏC êXlN 
neMX.no • 
CpANGMXCDK 

gboa •: — 

15 2 oïng xg oy 

p 

MArOC ne :• 
26 NKOOYG • 
xg iri'Ayx 
nOM 2GNOYC 
20 2ÎMG •: — 

StGNKOOyé XG M 

P 

BCDA GBOA 
MIMCABBA 
T(dim : — 

25 26NKOOY6 XG 

P 

AMOyCDCM 
NTCYNArCD 
TH NNÏOY 

a. aï : — 

3o \Yti> ntgynoy 



AMXOO Y NCA 

Ï(DCH(}> • 
MGNNÏKCD 
AyMCDC • N 6 
35 2GNNO<î 2CD 

oy N 6 NTG 

■ NÏOyAAÏ •: — 

Aycb Hnoyce 

NGYACDKGÏ 
4o NGMMAY GNGy 
KATHrœ 

■ pï N (S’A A : — 

Xaaa ayxcd 

N 2 NO}AXG 
45 GTCMAMA 

. AT GTB 6 ÏC : 

NtGPG 2HPCD 
A. H G CCDT 6 M 
GNAÏ NTOOTM 
5o NÏ(DCH<|> * 
MGNNÏKCD 
A-YMOC • AM 
2ÎTOOTM N 

naxoy éneu) 

55 T 6 KO GMOy 

oyt MHOoy 
xg Mnoyp 

XGyflAANA 

^êeooy •: — 

60 Ncabha- xg 



FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. 



[Man. A.] 



(Bibl. Nat., Copte 129 17 , f° 56, r°.) 



ÀYTÀM 6 KA 

pïoc éncKpoq 

N2HPCDJAHC •! — 

Xycb AMCCDOY2 
^ . 

5 MN 6 NO 6 NNI 
O Y A. AÏ- AM 

œpk Miiey 

6MTO GBOA 
6MXCD MMOC • 

10 xg (yenoy 
XAÏ Hneppo 
AÏBGpÎAC • XG 

epci)AN oyne 
©ooy GÏ 2 ÏX 6 N 
1 » ÏCDCH<j>-MN 
MÏKCDAy 
HOC- TCHBG 

Hneppo NA 

TAK6 Tll y 
20 TGN • Aycb 
NCepCDK2 
NTGTGNnO 
AÏC I: — 

Nrepe naï ag 

p 

25 cpcone- 

A 2HPCDAHC 

ÂneTeï h 
noy • noyÀ • 

NNGNOG N 
3o NÏOyAAÏ 



noY^ïtpa 

NNoys é 
. noy •: — 

Aycb AMCCDOY2 
35 NoyNO<y n'x 
PHHA • AMTA 
AM NKAPÎOC- 
XG NNGM^j’ 
HnCOGIT 
4o NIC 2A2TGM 
nppo AÏBG 

• PÏAC •: 

KAPÏOC À6 AM 
XÏ NNGXpH 
45 HA NTOOTM 
N2HPCDAHC- 
\YCD HnGM 
IMGGNG eno)A 
TX6 GKGCA : — 

5 o l(DCH(J> AG 
NT6PGMNAY 
XG À NÏOy AAI 
nCDT NC (DM • 
AMnCDCDNG 
55 GBOA 26NOÏ 
A HH • AM 
B (DK GÂpÏHA 

. OAÏÂ •: 

K.APÏOC AG AMXÏ 



92 



P. LAGAU. 



(Bibl. Nat., Copte 129 17 , f° 56, v°.) 

MB 



NÏCD2AN 

nhc nAnoc 
TOAOC épAXH 

Hnppo- A <4 

5 3CCD épOH 
N2CDB NIM 
6TRG ÏC : — 

Ayeb a nppo 

p 

•A.ÏBCPÎAC XA 
»o pïZ6 N2CN 
NOff NTACl'Ô 
NÏCD2AN 
NHC : 

Aveu ahczaï 

P 

15 CTBC IC XC eyé 
ÂMA2TC- M 
MOH NCCAAM 
Neppo •: — 

K.ATA nCT 

P 

20 CH2 26NN6Y 

xrrexioN • 
xc ocnxo 

cic XC ÏC ÏIT6 
PCMCÏMC xc 

25 CCNHy NCC 

Topnq • .xc 
kac cyéAxq 
Neppo : — 

AhCC2TH N 

P 



30 CA O Y CA MAY 
AAH • CÂ NC 
20 oy NTeq 
ANAAYmYÏC 

■ XCDK 6 BOA : 

35 Ahmoytc cna 
nOCTOAOC 

nexxq Nxy- 

XC NACNHy • 

CÏC 2HHT6 
4o À NC200Y 
MnxncDcb 
NC CBOA 2M 
neïKOCMOc 

2 ( 1)11 CX Cl) l< 

Û 5 . GBOA •: 

Ncnta nxeï 

(DT XC XA 

pïze MMooy 

NAÏ • AÏXApï 
5 o ze MMooy 

■ NHT6N •: 

M 1IÏK6 THy 

T6N CBOA 6T€M 
TAM6 THy 
55 T6N é2CDB 
NÏM è'rCTCN 

énïeyMCÏ 
epooy •: — 



FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. 



93 



[Man. A.] 



(Bibl. Nat., Copte 129 17 , f° 57, r°.) 

MT 



rieTpOC NTOK 
P 

ne TApxn 

MnTCD2GM 

NNCKCNHy •: — 

5 A MO Y CL)ApOÏ 
P 

2ÏXCNTCÏ 

ne'rpx tac 

MOY épOK TA 
ÂAK NC N O 
10 MACTOC CTOÏ 
KOy M6NH 
THpc : 

Nnc TCKAnC 

•'{’TKAC épOK 

15 éNC2 •: 

OyAC NNC MCK 
P 

BAA CpO)CDT 

NOyÔCÎN 2CM 

nCKNKOTK : 

90 N NC nCKCÏB 
P 

G CD A •: — 

Nnc ncKBcb 
p 

2 CD A GBOA 

Nnc tiaïbc m 

25 ITT A<j>OC TA 
KO MnCKCCD 

MA CJ0ACNC2 : 

^NnC OyajCATHM 
NCpAAp G CD A 
3o 2MnCKC0AAp 



_:_NCl)AeNe2 : 

Kcd ntckanc 
naï énecHT 
ci> neTpoc- 

35 TC TOyNAM 
MnACÏCDT 
ÂAH C2PAÏ é 
XCDK- TAXÏ 
PCD.A.d)NCÏ 
4o MMOK NAP 
XHënicKO 
. noc •: — 

Mxpc ncxoy 

TATI'C Mil 

45 pecsyTcpoc 

M62 NC>*cj>ÏA 
AH NC'fNOy 

bc Mnooy 
NCG'J' 62 P AÏ 
5o 2AXCDK Ci) 

ncTpoc cy 

NAXÏpCDXCD 
NCi MMOK NAP 
XHénïCKO 
55 . noc : — 

Mxpc ncHTOoy 

NZCDONT 

cmoy epoï 
Mnooy • M6N 
60 nACÏCDT • NCC 



94 



P. LACAU. 



(Bibl. Nat., Copte 129 17 , f° 57 , v°.) 



MA 

X.CD MIT T 

pïczArïoc • .xe 
eyNAxïptD 
_A.tL>N6Ï Mnooy • 
5 HnACCDnt 
neTpoc MAp 
XHénicKO 
noc : — 

riCACDH NAÏCDN 
P . .. 

10 HnoyoGiit • 

OYCDN NCA N6 

TNépny- xe 

épe TexoycïA 

MnAeïcDT 

i5 N A 61 éneCHT 

N2HTOY • 

NCOyCDS • 26 N 

XAnpO HUA 

ccDT"n 1 k:t 

20 poc : — 

Na 20 itfne hn 

N6MANO)CL> 

CÏ>n6 NT A 
M6NTPPO • PA 
25 0)6 NHT6N 

Mnooy • X6 

eyNA'J’ NN6 

T6NCI)OG)T 

HnÀCCDnt 



3o . I16TPOC •! 

NAPXH- M6NN6 

ésoyci nt 
ne pAO)6 nh 

T6N • XC N 
35 NA-j' Noyexoy 
ciÀ NATnœ 
CDM6 NÜ)A 6 
N62 enAAC 
_^MI16TpOC : — 

4o NeepONOC- M6N 
N6M6TXCO6IC 
PAQ)6 NHT6N 

Mnooy • xe 
eiNA'j’ Noy 

45 MNT6iO)T 
HnACCDTH 
neTpoc- M6N 
26NTBA NAA 
. OC 0)A 6N62 : — 
5o PÏKA2 THPH 

PAC1)6 NHT6N 

Mnooy • X6 

AÏ'J~ NT6SOy 
eîA Noyptü 
55 M6 NG)6N62 
TH9 • Aytb 
. NBCPA 6BOA : 

T nApAxicoc 

PAC1)6 NH M 



FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. 



95 



[Man. A.] (Bibl. Nat -> Co P te 12 9 17 ’ f ° 58 > r °-) 

Hë 



nooy- NT 6 p 

TOÔT6 NOYcj- 

Noyse • xe 6 Ï 

NACOÔA 6 6 N 6 T 
5 pOC NOyCTCD 
AH lUTT(l) 

AM CPA 6 N 62 î* — * 
XM 6 NT 6 6 p 2 H 
B 6 NAK Mnooy- 
10 M 6 NN 6 K 6 

xoyci • xe 

AieppuT M 
nAcœnT 
nexpoc noy 

i 5 A.ÏÂOHKH 

NC 1 )A 6 N 62 :» — - 

0 BOA X 6 +NA 
£> 1 
KCDT NTA 

6 KKAHCIA- 

20 AyCD NN 6 M 

nyAH NAMN 

T 6 NA 60 )C 6 M 

COM épOC AN : 

N aï .a.c épe ic 
& 

. 25 JXCD MMOOy 
eÂriA neT 
POC 2 ÏXCM 11 
Tooy •: — 

JTleXAM NAM 
3o XC CIMCDN 



neTpoc CK 
XO) MMOC 

èpoï- .xe an 
. r nïm •: — 

35 Xyœ NTcyNoy 

 neTpoc 

ff(l)(l)t C 2 PAÏ 
CTne • am 
NA y CTCACJ^ 

4o qe nne cyoy 

HN NCA NCyè 

pny- AqNAy 
cncôoy nnci 

(DT • MN 
45 NCJAA5ÏC TH 
poy NNCM 

rmyé* ey 
NHy énccHT 
2ï;xeMnTOOY • 
5o CTBC TCq 
XÏpCD A. CD 

. nïa •: — 

Xycb ahnay é 

TOyNAM M 
55 nCÏCDT NA 
rAeoc ecNHy 
énccHT 21 
.xeNTeqAne- 
NoyeÏNC Noy 
60 cdt • mniî 



94 



P. LAGAU. 



(Bibl. Nat., Copte 129 17 , f° 57, v°.) 

MÏ 



XCD MIÎT 

pïc2Arïoc • xe 
eyNAxîpcD 
A.CDN6Ï Mnooy • 
5 MnAceont 
neTpoc nap 
xHénicKO 
noc : — 

riCACDH NAÏCDN 
P . 

10 MnoyoeiN- 

OytDN NCA NG 
TNépHy • X6 
épe Te5.oyciA 
HnAelüDT 
i5 nacï énecHT 

N 2 HTOY • 
NCOYCD 2 • 26 N 
TAFipO MUA 
ctüTn 1 ict 
20 poc : — 

Na 20 NTne MN 

P 

N 6 HANG)CD 

cbne NT A 
M6NTPPO • PA 
25 U}6 NHT6N 

Mnooy- xe 
eyNA'f' NN6 
T6N(yOü)t 
MllACOnt 



3 o . nGTPOC •: — 
NaPXH- M 6 NN 6 

ésoyci nt 

ne pAcpe nh 

T 6 N • XG N 

35 NA'j’ Noyê^.oy 
ei NATnCD 
CDN 6 NC 1 )A ê 
N 62 enAAC 
. MlieTPOC : — 

4 o NeopONOC- M 6 N 
NeMeTXCoeie 
PA<jpe NHT 6 N 

Mnooy • xe 

eîNA'j’ Noy 

45 MNTOiCDT 
MnACCDTn 
neTpoc- M 6 N 
26 NTBA NAA 
. OC C 1 )A 6 N 62 
5 o FÏKA 2 T 1 1 P ( t 

PACpe NHT 6 N 

Mnooy • xe 

aïT NTexoy 

CÎA NOYPCD 
55 Me Nq>eN 62 
TH 9 • Aycb 

. NBCDA 6 BOA : 

T nApAA-ÏCOC 
pACL)e NH M 



1 



FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. 



95 



[Man. A.] 



(Bibl. Nat., Copte 129 17 , f° 58 , r°.) 



nooy- NTep 

TOÔT6 NOyC'j' 

Noyse- xe eï 
na<to6ac éneT 

’5 POG NOYCTCD 



AM ü)AéNe2 :* — * 

\m6NT6 6P2H 
P 

B 6 NAK Mnooy- 

10 M6NM6K6 

soyci • xe 

AÎeppHT M 
nAcœnT 
neTpoc Noy 

i5 JÜÂOMKH 

NO^AêN 62 — - 

Gboa XC +NA 
P 1 

KCDT NTA 

6 KKAHCIA • 

20 Aycb NN6M 

nyAH NAMN 

Te NAecj^eeM 

COM époc AN : — 

N aï ja e épe îc 

p> 

. 25 XCD MMOOy 

eÂnA neT 
poc 2 ÏXGMÔ 
Tooy •: — 
JTleXAM NAH 

3o Xe CÎMCDN 



M 6 

neTpoc CK 

JXCD MM OC 

époï- JK.C AN 

. r nIm •: — 

35 Aycb NTcyNoy 
 neTpoc 
6 TD( 1 )T 62PAÏ 
CT 11 C • AH 
NAY CTCACy 
4 o qe Mnc cyoy 

HN NCA NCyè 
pH Y* AH NAY 

éneôoy Mnei 

CDT • MN 
45 NCJAASlC TH 
poy NNCM 
nHyc* cy 
NHy énecHT 
sLxeMïÎTOoy * 

5 o CTBC TCH 

XipCD^VCD 

. NIA 

Aycb AHNAy é 
TOyNAM M 
55 nelCJOT NA 
rAooc ccNHy 
énCCHT 2Ï 
XGNTGHAne • 
NoycÏNe Noy 

60 cor- MNIÎ 




96 



P. LACAU. 



(Bibl. Nat., Copte 129 17 , f° 58, y 0 . 



m? 

cpnpe 

Mnenn éToy 

ÂAB- Aytb NT6 

peqeecbpeï m 

5 MAY -NH26 N 

TeyNoy* Aycb 
AHJKÏQ^KAK 
6 BOA • 69NHX 
éBOA CM.XCD M 
10 MOC- XNTOK 

ne nexc na;n 

PG MIÎNOYT6 

6TONA2 : — 

rieX.6 IC NAM 

P 

i5 X.G NAÏATK 
NTOK CÎMCDN 
BApiCDNA • XN 
CApï AN 2IC 
N09 • n6NTA9 
20 <S6An ÎIAI NAK 
6BOA • 

T* 6 Noy ce ca 2 cd 

P 

(DK 62PAÎ TA 

•p Tesoyci 
25 MI1AAAC • éneK 
AAC éMOyp- 
Aycb 6BG>A é 
BOA : — 

TeyNoy A.e 

3o AHKCD NT69 



6Ï.X 2ÏX6N 

neqAne- À Ne 

(tic) 

-A.A5JC Tupoy 
NNennHyê 
35 xcd Mnpic(W) 
_._2Arïoc 

2ü)CA6 NT6 N6 
CDN6 6T26M 
lÎTOoy unr) 

4o éBOA NOMMA Y • 

X6 Â5.ÏOC • Â5.ÏOC- 
Âîïoc- ÂnA neT 
■ poc Apxiepeyc 
N Tepenxi -A.6 
45 MneÏNoe 

NTACIO N<îi 

nexpoc-Â neq 
20 xïoyôeÏN 
NTeyNoy- 
5o A9TOOT6 NON 
Mlipn M116M 
TO 6BOA NNA 
nOCTOAOC N 
©H MMCDyCHC 

55 Mneïoyoeïcjp :* — 
-IC .A.e Nxepeq 
NAy èNAnoc 
toaoc é ney 

2HT CBB6 

60 êpooy •: — 



FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. 



97 



[Man. A.] (Bibl. Nat., Copte 129 18 , f° 126 , r°.) 

* . O) * 



<J>ÏAl[ 



U) 


.aja[*]cdn[ 

Th[‘] MnAT[ 

25 epAnOCTOA[oe] 


]eBOA 


2CDACDC 'j’fco] 


Oyi\l 6T6K 


[2M]ne[iM]A è 


M6NTÜ)e[N2] 


[tm]ma[y] 


THH 620y[n] 


. . -]cd[. . ]T6K 


3o 6N62HK6 [th| 


. . .]eï MMOÏ 


poy éxiN 6 k 


• • -]ooy NT 


ü)oon 2 ïx[m] 


. . .]cpe NN6 


nKA 2 • eïo[y] 


]pNOB6 


[cd]o) 6T26I<[- • • 


JxApize 


35 [ • ]ct)2 2 Ïx[m] 


•••]e 


[n]T 0 °V [nn] 


. . . ]A6ÎO NAT 


. IxloeiT — 

. L J * * * * 


...Je-:- 


K[. • • .]nN6Y 


]niakkcd 


nob€ xe nt[o] 


[bocJnckcon 


4o [k] OYA-ÏAK[CDN] 


]©N6T6M 


]a;[ e ] 


jAyiieï 


_i_N|Y|THq •: — 


JeïCDT — 


Bapocdacdmc 


]ei< 


oc nAMepiT 


]Mney 


45 Apï nMeeye 


]A6T 


NT AM6NT 


. ne voit pas combien il manque de lignes. 





Mémoires } t. IX. i 3 



98 



P. LACAU. 



(Bibl. Nat., Copte 129 18 , f° 126, v°.) 



O) 



[•]on[. .]n ne 

©ooy HiicA 

* 

AANAC Mnï 

kaah éep ne 
5 ©ooy nak •:* — • 
[M][n]eK epoy 2 Ï 
[•]e[- -] 2 cdcd[k] 

[•JlIAHAACMA : — 
[A] XAA Api Co[ ] 

10 [ • ]ï <X)BHP e[ • • 

[•]oy •: — 

[g]boa xe êp[e] ney 

MA ÂX6 P^[‘]6 
[. . . .]ncA[. .] 
i5 [ • ]ca Mn[. . . 

[.]u)xxe 

[G) J ©CDMAC n[AM]e 

piT Api cp[e]N 

* 

2Tnq enA 
20 aaoc Mnooy- 

epe neyisAA 

* 

©ecDcbpeï 



4 

x[ 

25 t[ . . ]6A[ . . . 

a nxo[. . . 

tcik>y[ • • • • 

HnÏN[ 

. epoq — • 

3o Xycb aï<î[. . . 
aïoyân[ 
ep©K m[ 
n6KCN[. . . 

. CD GC1)m[aC 

35 Xycb mii[. . 

no<|>[ 

2ÏXC1)[ . . . . 
6TK6[. • . . 
M6t\t[ 

âo . maiT 

i *L 

Xaa| A 

cœ[ 



R) On ne voit pas combien il manque de lignes. 



FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. 



[Man. A.] (Bibl. Nat., Copte 129 17 , f° 75, r°.) 



ÛHG KCl^NH 

NKecon •: — 

X ÏCD2ANNHC 

P 

a. e ei cpApoH 
5 NKecon ne 

XA l l NA9X6 
ANMAy 6T6Ï 
MNTCA2 
TAÏ NTOOTK 
10 NOyX NN6K 
Cl^NH NK6 
COn NT6N 
NAy épOK :■ — ■ 

Xycb A9NOXOY 

P 

15 NKCCOn 21 

XMirrooy : — 

Xycb AHoycb 

p 

N2 éBOA N<îï 

oynoe nkaii 

20 NOC : — 

Xycb NTeyNoy 

p 

A nAÏÂBOAOC 
6CBAN6- Aycb 
 T6960M- 
25 B CD A éBOA — - 

TleXAH NÏCD 

P * 

2ANNHC-X6 
TAI T6 T6K 

M6NTCA2 

* 

3o 2 0X1) K •: 



Tlexe ïcd2An 
NHC NAH 
2CDCDH • 

xe ncA2 
35 ne nexc • 
nAl 6 T 
KATAP 

reï H6N 

TCA 2 NÏM 

ho NT 6 K 26 - 
* 

npeqnïpA 

« 

riAeïCDT A 6 

ÏCD2ANNHC • 

A 5 AH .XÏ NOycb 
N6 AHNAX 9 
nccDH • Aycb 
AMXCD 2 èpOM 
MMÀT 6 • AH 
5o na)T 2 NOY 

opine enxï 

oy •: — 

NAnOCTOAOC 
A6 Aypci^nH 
55 pe NT69M6N 
. TXACi 2 HT : 

riexe BAPOCD 
ACDHeOC NIC- 
xe nAXoelc- 
60 eVénïeyMeï 
nnay éneN 



100 



P.' LACAU. 



(Bibl. Nat., Copte 12g 17 , f° 75, v°.) 



P®] 

TAKTAMÏ 
OM GCCDBG 
MMOM • n6N 
TAKNAXM 
5 6 [b] 0A 2GN 

Tne- AK 

* 

Cl^AMXM 2N 
Cl^AANTM • 
26HnNOyN • 

10 rtcxc ïc nam 

P 

X6 iiaccdnt 

BApOCDACD 
MGOOA1 
OyCD GÏO)A 
i5 XG N6MMCD 
T6N • XG 2 CD K 
NÏM 6T6T6N 

énîeYMGÏ 
épooy* cijïng 

20 NCCDOy 6BOA 
21TOOT • Aycb 

•J'NATgt ne 

T6N2HT 
N2HTOY 
25 THpoy •: — 

Oy MCDNCDN 

P 

cpcDnc Noy 
PCDM6 NXCD V 



cbpe éneÏ2CDB 
3o 6T6KC1)1N6 
ÏICCDM • M 
MON OyNOG 

N 20 T 6 ne 
NAy GFIGTGM 
35 MAY 6TB6 
T6MMCDp<J>H 

. N2QT6 •: 

XaAA GIC F1GT 
Noyx gboa 

4o N20T6 NIM 
MOOO)6 N6M 
MHT6N 6T6 

. anqk ne 
Ntgynoy .a.6 
45 A ÏC MOyTG 
OykAOÔAG 
2MITXÏC6 
6T6 T6KAOÔ 
AG GT6P6 
5o MCDyCHC 

MN2HA1AC • 

* * * 

AAHy G2PAÏ 

. èxcpc •: — 

T 6NTA TGC 

* * 

55 MH MI1GÏ 

(DT cycDne 

N2HTC • XG 

fiai ne nA 



FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. 



101 



[Man. B.] 



(Bibl. Nat., Copte 129 18 , f° 92, r°.) 



[ 



nexc] 

Ma[poa nam xg] 

cg n[xo6ic] *1’ 

nïCT[GyG] : *-r* 

riGXG ÏC NAC XG 

P 

5 noycoN NA 
tcdoyn :• 

Gîta gyxcd n 

^ r T 

NAI |MjNNGy 

GpHy • GÏC MAP 
10 OA- MNMApïÂ- 

mnîc • Ayeï 

GpMrÏM2AAY 
NAAZAPOG- 
GPG ÏC G CD K 
i5 2HTOY NNA 

I 

nocTOAOC •: -f- 
PIgXAM AG NAy 

s» 

XG Ml nCDNG 
MMAy CD OCD 
20 MAC • NTNAY 
6TMNTMNT 
PG* N©6 NTOy 
N6C PGM MO 

oyr • ïirriïc 
25 TGyé* Aycb 
NTTMP2HT 
CNAy 

Xycb NTGyNoy 

6 . 

A OCDMAC pi 
3o MG MnMTO 6 



[boa NIC GM] 

[XCD MMOC • XG] 

Gcp[x6 AKopcn] 

n[ 6 ICKyAMOc] 

âkg[i en] 

TA<|>OC [g]tOY 
35 N 6 C pGMMO 

oyr 6TB6 TA 
MNTÂnïC 
TOC* MAPG 
NGKOyCDCp 
ho q>a)nG 2ÏXCDÏ 
NTG neÏTA 
<|>OC CI)OnT 6 
poM • ci)A ne 
200Y NTGKÀ 
45 • NACTACÏC :**r* 

FIgnxogïc .A.6 

ÏC ÂMGÏMG XG 
À OCDMAC Ay 
ncï • nexAM 

5o NAM 2NOY2 

POOY NpAGL)G* 

MNoyü)Axe 

■ NCDN2 • >t- 

2Çe OCDMAC M 

55 npAyncï ne 
TÏGÏpG MMOM 
NfCOOyN M 
. MOM AN TGNOy :H- 
M H OY 2 ÏC 6 ne 
60 MÏ nCDNG M 



102 



' P. LACAU. 



(Bibl. Nat., Copte 129 18 , f® 92 , v°.) 



[may • NOy] 

[cpBHp 6 H] 

[opB € 20 ]yN 

[eyTÀ^jçc 

[n<itcd]oyn 

NHGÏ 6BOA : — - 

5 MneKxyneï cd 

p 

OCDMAC • X.6 Al 

XOOC NAK X6 

mï ncDNe h 

MAY • NT6 
10 OyMNTMNT 
pe NANACTA 
CÏC OyCDN 2 6 
BOA 2 NOyT A 
4 >OC NpGH 
i 5 ■ Mopyr :-i- 
JMneKAyneï cb 
OCDMAC X6 AÎ 
XCOOC NAK XC 
HGÏ nCDNC 
20 MMAy • MMON 

NoyAyneï 
an ne ToyNec 

peMMOoyT •:-r- 
Mlïpo 

ÉO - . 

25 MIIM 2 AAY 

(D GG) MAC • 
TA6ÏNG 6BOA 
HnGTMOOyT 
6TNKOTK N 
3o 2HTG 



[qi ncDNG m] 

[MAY CD ocd] 

[mac ta^ ncDNz] 

M[n 6 TN]KOTK 
. 2M[nM]?.AAy :-î- 
Ckpkcdp n CD 

ng ênoyë cb 

35 OCDMAC • NTG 
neTMOoyT 

GG N TG2ÏH 

* * 

N GÏ 6BOX 2M 

■ tita^>oc •:* — - 
4o GNei'f' 2TOP 

êpOK AN CD 0CD 

mac* xe qï ncb 
NC MMAY .xe 
MN<5*OM CTpe 
45 AAXApOC GÏ ê 

boa* épe ncd 
_i_NG (1)ATH 

Ce oyN <îom m 

MOÏ G2CDB NÏM • 

5o A AAA GKtl^AN 
H! nCDNG M 
MAY OCDMAC* 

CL)Ape Ï1M2A 
AY O Y <DN2 G 
55 BOA* NTG PCD 
MG NÏM NAY é 

poq * NCGNAY 
éncNTAq 
MOY* XG GMGN 



FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. 



103 



[Man. B.] 



(Bibl. Nat., Copte 129 18 , f° i 5 i, r°.) 



[kgpg]a epe 

[ne<i 2 o] mhp 
[ 2Noycoy]AÂ 

| piON • e]p6 

5 [tghang m]hp 



[2NAMGNT ]g TH 

[poy GnioyjMGÏ 
nnay enoyo 

GIN NTGMMNT 

10 . NoyTG • — 

K.CMAMAAT nA 

nG 2 pOOy NA 

NACTACÏC • 

X6 NTOK UGT 

i5 NA*j* 2 An GTOÏ 

KOyMGNH TH 

. p~C • NAÏ A. G 

èpe AAZAPOC 
D 

.XCD MMOOy • 



104 



P. LACAU. 



\ 



(BibL Nat., Copte 129 18 , f° i 5 i, v°.) 



^B[pe 20IN6] 

<y[me Mnen] 
cï)i[n] 6. epe 

TGHCCDNe CN 
5 T6 -j-ni’ 6T6M 

TAnpO :■ 

«Mafias 2An 

ACDC N6P6 Oy 
NOC NAO) 

10 KAK Cl)OOn 2*M 
lixooy NBH 
eANî •:* — . 
^<£oÏNe eyeajAOY 

AAÏ 6BOA • 

15 20ÏN6 eyso 
HOAoreï ey 



n 

pe N[TACq)CL>] 
_^ne • [aaza] 

20 P°[ c • A - 6 Mnen] 

c[n NoyepH] 
T[e 



FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. 



105 



TRADUCTION. 

Une partie de ces textes se retrouve dans les fragments déjà publiés : 

Manuscrit A. Le texte des pages [Âr]-M (jusqu a la ligne 46 ) correspond 
au texte publié par Guidi , Frammenti Copti, depuis la page 378, ligne 12 , jusqu a 
la page 3 80, dernière ligne = Manuscrit C (CXII de Rome). 

Le texte qui va de la page mf, ligne 47 : Ney<|>iAAH | NC^NOyse jusqu’à 
la page mç, ligne 45 : NTepeMXl .a.6 Mneï | nog, etc. correspond au texte 
publié par Guidi, ibid., p. 64 = Manuscrit C (Oxford Clarend. B 3 , i 6) (1 4 

Manuscrit B. — Le texte du premier feuillet correspond au texte publié par 
Guidi, ibid., depuis la page 377, ligne 1 3 , jusqu’à la page 378, ligne 6 : e< 46 N | 
kotk, etc, = Manuscrit G (CXII de Rome). 

Le texte du second feuillet correspond au texte publié par Guidi, ibid., 
depuis la page 378, ligne 3 1 , jusqu’à la page 379, ligne 1 7 = Manuscrit G (CXII 
de Rome). — Ce texte se retrouve également sur le feuillet Â6-Â? du manu- 
scrit A. Il existe donc en triple exemplaire. 

Toutes ces parties du texte ont été traduites en anglais par Robinson. On 
voudra bien se reporter à cette traduction. Nos deux manuscrits de Paris donnent 
un texte identique à celui qui a été publié avec des variantes sans grande impor- 
tance pour le sens : il s agit surtout de variantes orthographiques qu’il n’est pas 
indispensable de relever pour le moment. Quant aux autres parties de l’ouvrage 
qui nous sont données ici pour la première fois en voici la traduction. 

Manuscrit A. 

Quand Hei ode eut entendu ce qu avaient dit Joseph et Nicodèmeil commença m. i. 47. 
par les jeter en prison pour les faire mourir afin qu’ils ne pussent accomplir 
leur funeste erreur («Aa voir). 

Cependant Carius | fut instruit du mensonge d’Hérode. Et il rassembla les m* Col. 1. 
principaux parmi les Juifs : il fit devant eux ce serment : trPar le salut du roi 
Tibère si quelque mal arrive à Joseph et à Nicodème, l’épée du roi vous 
détruira et votre ville ('gtoA i?) sera brûlée v. 

Et ( Ss ) quand ces choses turent arrivées, Hérode exigea (dtiraiTem) de chacun 

(1) Ce ieuillet a été publié par Guidi, d’après une copie de Hyvernat. — Robinson a collationné 

ce texte et a donné quelques corrections, Coptic Apocryphal Gospels, p. xxxi. 

Mémoires , t. IX. , 

ik 



106 



P. ÈACAU. 



des principaux Juifs | une livre (Xixpa) d’or par homme. Et il amassa une 
grande somme (ypn[ia) qu’il donna à Carius pour que celui-ci ne divulguât rien 
au sujet de Jésus en présence du roi Tibère. Mais (£i) Carius prit l’argent (ypiifia) 
des mains d’Hérode et ne changea pas son langage. Et (ôg) Joseph, voyant que 
les Juifs le poursuivaient, quitta Jérusalem et s’en alla à Arimathie. 

Et (Ai) Carius emmena | Jean l’apôtre (ànoaloXos^ auprès du roi et il lui 
raconta toute chose concernant Jésus. Et le roi Tibère accorda (yapi&crdai) de 
grands honneurs à Jean. Et il écrivit au sujet de Jésus ordonnant qu’on le prît 
pour le faire roi. 

Suivant ce qui est écrit dans les Evangiles (Eva yyêXiov), quand Notre 
Seigneur Jésus apprit qu’on venait le prendre de force pour le faire roi, il se 
retira | lui-même dans la solitude, afin d’achever les jours de son ascension 
(àvâXtrÿisj. 

Il s’adressa aux apôtres (àito&loXos) et leur dit : « Mes frères , voici que les jours où 
je quitterai ce monde («ocrpos) sont près de s’accomplir. Et (Sè) les choses que mon 
Père m’avait données (yapi{saQai)]e. vous les ai données (yapïlsaBat) à vous aussi. 
Je n’ai pas négligé de vous instruire dans toutes les choses que vous avez désirées 
(g mffvfteïv'). | Pierre c’est toi qui fus le principe (àpyrj) de la vocation de tes frères. 
Viens vers moi sur cette pierre (rsérpa) que je te bénisse et que je te rende célèbre 
(ôeop.acr7ôs)danstoütrunivers(o(xoyfx6vj;). Ta tête n’aura jamais rien à souffrir, et 
(où^g)tes yeux ne seront pas privés de lumière pendant ton sommeil. Ton ongle ne 
sera pas arraché , ta chevelure ne s’envolera pas , la pourriture du tombeau (t <xÇ>os) 
ne détruira pas ton corps (crcàfia) durant l’éternité; pas un poil (?) (2) de ta peau 
ne s’envolera de ta peau | pendant l’éternité. Incline la tête devant moi , ô Pierre : 
la droite de mon Père est levée au-dessus de toi; je te consacre (ysipoxovsïv) 
archevêque (àp-^tertiaxonos). Que les vingt-quatre vieillards (xspeaGûrepos) rem- 
plissent leurs vases (<piaXn) de parfum aujourd’hui, pour le répandre sur toi, ô 
Pierre, en te consacrant (■^stpoxovsïv) archevêque (àpytenicrxQTros). Que les quatre 
animaux (£&5oi>) te (3) bénissent aujourd’hui en même temps que mon Père , | qu’ils 
disent le trisagios (xpi/ràyios'j pour te consacrer (%eipoxoveïv) aujourd’hui , Pierre mon 
élu, comme archevêque (àpytemaxonosy Vous, les sept Éons (a iwv) de lumière, 
ouvrez-vous l’un après l’autre, parce que la Puissance (ègovcria) de mon Père 
va descendre au milieu de vous, pour se poser sur la bouche de Pierre mon élu. 
Trésors du ciel et Demeures de mon royaume, réjouissez-vous aujourd’hui, car il 

(1) TixiRe.cf. e.ixxse, Sah. = i/âp. Voir F. Robinson, Coptic Apoc. Gospels, p. â h o . note 19. 

(2) qjexTHM. Peut-être = pX» : «aucune chose, rien de ce qui est sur ta peau, etc.». 

® Ligne 58, lire epoK. 



FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. 



107 



vous sera donné de contempler Pierre mon élu. | Vertus (àpyrj) et Puissances 
(ègovaia) du ciel réjouissez-vous, parce qu’il sera w accordé un pouvoir (êgovaia) 
indestructible pour l’éternité à la langue de Pierre. Trônes (Spovos) et Domi- 
nations, réjouissez-vous aujourd’hui, parce que je donnerai droit de paternité à 
mon élu Pierre sur des dizaines de milliers de peuples (Xaos) pour l’éternité. 
Univers entier, réjouis-toi aujourd’hui car, j’ai donné à I homme le pouvoir 
(ègovaia) de la miséricorde et du pardon. Paradis, réjouis-toi (2) aujourd’hui et | 
répands (3) une bonne odeur, car je vais revêtir Pierre d'un vêtement (oBoXB) 
immaculé pour l’éternité. Amenté, sois en deuil aujourd’hui ainsi que tes Puis- 
sances (ègovaia), car j’ai conclu avec Pierre mon élu une alliance (Si aôrjxt}) 
éternelle, afin de bâtir mon église (èxxXrjaia) et les portes (izruX?;) de l’Amenté 
ne prévaudront pas contre elle. » Et (ôg) telles sont les choses que dit Jésus àApa 
Pierre sur la montagne. 

Il lui dit : « Simon | Pierre, dis-moi qui je suis ». Et aussitôt Pierre regarda 
vers le ciel : il vit les sept cieux qui s’ouvraient les uns après les autres, il vit la 
gloire du Père et toutes les légions (rages) des cieux qui descendaient sur la 
montagne pour sa consécration (ysiporovéa). Et il vit la main droite du Père bon 
( àyaOôs ) qui descendait sur sa tête en même temps (4) que (celle du) | Fils : ils 
étaient revêtus (tous deux) du Saint-Esprit. Et quand il les eut aperçus (S-gocpsm) 
il tomba aussitôt, et il poussait des exclamations, étendu par terre et disant : 
«C’est toi, qui es le Christ, le Fils de Dieu vivant». Jésus lui dit : «Tues heureux 
Simon Bar-Iona, parce que ce n’est ni la chair (cràpg) ni le sang qui t’ont révélé 
ces choses. Et maintenant lève-toi, que je donne à ta langue le pouvoir (ègovaia) 
de ma langue pour lier et pour délier. » Et en même temps il posa sa | main 
sur la tête (de Pierre). Toutes les légions (râgis) des cieux prononcèrent le 
trisagios (t piaàyios), si bien que (wcrfs) les pierres qui étaient dans la montagne 
s’écrièrent avec elles : «Saint, Saint, Saint (agios, agios, agios ) est l’Apa Pierre, 
l’archiprêtre (àpyiepsvs) » . Et (Si) dès que Pierre eut reçu ce grand honneur, 
son visage devint lumineux à l’instant : il lançait des rayons semblables à ceux 
du soleil en présence des apôtres (àn baïïoXos) comme autrefois (celui de) Moïse. Mais 
(^g) Jésus voyant que le cœur des apôtres était faible (5) . 

Lire comme plus haut, ou gina^, phrase qui suit. 

Ligne 5g, nh est pour Ne. 

Lignes, roore est pour txxtg. 

W «Dans un même mouvement». 

Le feuillet qui semble faire suite à celui-ci ne contient que des phrases isolées. Je l’ai publié 
tel quel en attendant quon retrouve un nouvel exemplaire de ce texte. 

i/t. 



Col. 9. 



M6 Col. 1 



Col. 9. 



Col. 1 



Col. 9. 



108 



P. ^ACAU. 

Le dernier feuillet fait suite directement au texte traduit par Robinson, Coptic 
Apocryphal Gospels, p. 179. 

ff (Jette) tes filets une seconde fois». Et(<£s) Jean alla vers lui une seconde fois 
et lui dit : ffNous venons de voir quelle science est la tienne : jette tes filets une 
seconde fois que nous te voyions». Et il jeta (ses filets) une seconde fois sur la 
montagne. Et une grande fumée (xcnrvôs) apparut et aussitôt le diable (AidéoAc?) 
comprit (aio-ôtxveadat) et sa puissance disparut. Il dit à Jean : « Est-ce là ta science 
à toi aussi». | Jean lui dit: rrLe savant c’est le Christ; c’est lui qui rend 
vaine (xaTapyéïv) toute science semblable à la tienne, qui cherche à le tenter 
(■aetpâ.&v)v. Et (ôs) mon père Jean prit une pierre et la lui jeta et il l’atteignit avec 
force. Le diable s’enfuit honteusement en proférant des malédictions. Et(Æs) les 
apôtres (ànocfloXos) s’émerveillaient de son audace. Barthélemy dit à Jésus : «Mon 
Seigneur je désirerais (êmûvpeïv') voir | celui que tu as créé pour te rire de lui, 
que tu as précipité du haut du ciel et. ..... le nez dans l’ahîme». Jésus lui 
dit : ff Barthélemy mon élu, j’ai déclaré que je m’entretenais avec vous afin que 
vous me demandiez tout ce que vous désiriez (è7n0ufA£«') et je contenterai votre 
cœur à tous. Il ny a pas (où pôvov) d’homme assez fort | pour (supporter) cette 
chose que tu me demandes, car c’est une chose épouvantable que de voir cet être 
a cause de sa forme (p.oppû) terrifiante®, mais (dÀÀd) voici que celui qui chasse 
toute crainte marche avec vous et celui-là c’est moi-même ». Et (£s) au moment où 
Jésus parlait, une nuée (se forma) dans la hauteur : c’était la nuée sur laquelle 
Moïse et Elie se sont élevés (au ciel), celle dans laquelle se produisit la voix du 
Père qui disait : rr Celui-ci est mon (Fils) 

^ Ligne 7, a k u_> \mx ( i : je ne comprends pas ce mot. 

(2) Je ne comprends pas la construction de cette phrase et traduis par à peu près. 



INDEX DES MOTS GRECS" 1 . 



dya66s y 3i, 42; 59, 62; 62, 3 1 ; 9 5 , 55. 
dyyeXtxrfy 60, 22, 34, 4o. 
âyyekoSy 44, 56; 4 7 , 43, 52; 5o, 19; 54, 
43; 55, 55. 
olst6s 7 56 , 43. 
irfp, 8, 58 ; 26 , 39. 
a laOdvsaBai (gcoang), 99, 23. 
ah la (gtix), 7, 35. 

alyjxaXoAala (exMXXtocix), 47, 4 O. 
aicov, 94,9. 

ixTts (xktin), 59, 33. 

£XéxTGjp 9 25, 21, 36, 45,53; 26,4, 26, 3 0 , 
33, 46. 

aArjOirivy 54, 6. 
aÀrçtes, 6,3. 

dXkdy 16, 25; 17, 3; 32, 4o; 46, 2; 56, 
22; 64, 3 1 ; 98,41; 100, 38; 102, 5o. 
àXkÔT plOSy 16, 2 5. 
dXvats (2xxy cic )’ , 5. 
âvdkrjÿts (xnx\y m ^ ic )’ 9 2 ’ 33. 

dvao-lacrts , 85*, 3i; 86, i3, 35; 101, 44. 

dva%<j)psïv (xNXXCDpGl), 6, 62; 62, 2 4. 

dvTtxeipévOS (xN^Kl MGNOc) , 64, 44. 

dvrtXéyeiv (xNTGlxei re) , 6, 7. 

a%tos, 96, 4o, 4o, 4l. 
diranetv (xneTGi), 91, 27. 
ohra% &Ttk&s (sxnxs. zxnxcDc), 85, 58; 
io4, 7. 

a Ttapyti, 28, 18; 3 1 , 2 4 . 
d maloSy 101, 37. 

dirialoXos , i 5 , 7; 25 , 4 , 3 1 ; 29, 2; 48 , 
53 ; 54 , 29, 3 o; 57, 32 ; 58 , 42 , 55 ; 
59, 19; 61, i 3 , 3 i; 62, 35 ; 65 , 4 , 9, 
1 3 , 5 1 ; 66, 6, 38 ; 92, 2, 35 ; 96, 52 ; 
97, 25 ; 99,53; 101, i 5 ; 102, 11; io 3 , 
1 2 . 

diro^aatSy 7, 33. 



dpfxa ( 2XpMX ) , 5o, 47 , 54; 5i, 4o; 54, 
38; 5 7 , 38. 

dpydyyeXos , 54, 45. 

dpyif 43, 28 ; 93 , 2 ; 94 , 3 1 . 
apyteTil'rxOTTQç (xpxHGmcKOnoc) , 58,64; 

62 , 47 ; 93 , 4o, 53; 94 , 6 . 
dpxiepevs, 7 , 12 ; 16 , 9 ; 28 , 26 , 5 1 ; 29 , 7 ; 

32 , 20 ; 43 , 46 ; 96 , 43. 
dpx^po(pt{r^ (xpXHnpO<{>HTHc), 60 , 59 . 
apyoovy 7 , i 3 ; 61 , 54. 

do-Trdlso'Oat (xcnxzc), 27 , 33,34, 36, 38, 
43 ; 65 , 1 5. 

dar(pa\i%eiv (xC<|>XAl£6) , 45, 24. 
aTG7rov 9 8 , 7 . 

j3a7r1t%$tv (Bxn^zG , BxnTize), 55, 43; 63, 
28 . 

/3a7rh<Tlrfs , 25, 60 . 
fifjfJLa, 6 , 61 . 

f3ig\io8rf)a 7 (bïbxicd 0 hkh), 46, 45. 

ydp y 5, 21 ; 8 , 1 , 27 ; 25, 54; 26 , 58 ; 61 , 
61 . 

yévoSy 43, 1 4 ; 85, 5o. 
yv&o-iSy 46, 48. 

Séy passim. 

§s>tav6$y 45, 57 ; 47 , 18 , 

StdSokos, 29 , 4; 64, 27 ; 99 , 22 . 

SiaBrix*!) 9 5 , 1 5. 

StaXOVSÏV (.AJXKCDNGl ) , '48, l3. 

SidbtOVO$[1] (jUXK<DNOc[?]), 97 , 23, 4-0. 
SlxaiQSy 5,5; 60, 48, 55, 61. 

Sixalcos (ajkgcdc), 8 , 1 . 

Svvapus, 5o, 33; 54, 5o; 64, 43. 

SwazÔSy 45 , 20 , 52. 

Scoped y 6 1 , 21 ; (tcdpgx), 60 , 29 . 



(1) J’ai donné entre parenthèses la forme copte quand elle diffère de la forme grecque. 



HO 



éSpoiïos (aeRpeoc), 7 , 37 . 
sOvos (26eNOc), 6 , 4; 36 , 62 . 

SÎKOJV ( 21 KCDN ) , 69 , 29, 27 ; 60 , 26 . 

silirfTt, l5, 46 (gi 6 M HT 6 l), 46, 16 ; ([et]- 

MHT 6 l), 59 , 28 . 

elpr/vïj 9 43, 3 1 ; 53, 37 ; 58, 5i;65,3i; 66 , 
46, (iphnh), 47 , 33; 53, 4 1 ; 57 , 3; 
66,44. 

ehcty 17 , 22 ; 101 , 7 . 

éxarivrapxos (sGKATONTApXOc), i5, 57 ; 
16 , 46; 17 , i4, 28 . 

êxxXrjatcty 96 , 19 . 

èXdyialos y 61 , 38. 

êXevOepovv (exGYoepoY)^ 43, i3. 

êXnk (sexmc), 54, 21 . 

èvTokïfy 60 , 3. 

GNOMACTGC, Voir OVO{iaal6$. 

ê%Qv<Ti0Ly 94 , i3, 32, 35, 53; 95 , 10 ; 96 , 
24. 

èirtBvp.eîv (GmoyMGi), 85, 24; 92 , 5 7 ; 

99 , 60 ; 100 , 18 ; io3, 7 . 
èit taxon qs y 44, 2 5. 

émrifxdv (gpigt I ma) , 7 , 56. 

èithpoitQSy 48, 18 . 
ëprjfJLQS (epGMOc), 6 , 28 ; 45, 60 . 
épfxrjvevTrfs (2GpM6N6YTHc), 5i, 16 . 
épfXyvSlOL ( 2GPM H N I X ) , 5 1 , 49 ; (26PM G Ht a) , 

5i, 55. 

ht (aïtgi), 47 , 60 . 
svayyéXtov , 92 , 20 . 

KvXcoTyfs (cyacdthc), 64, 37 . 

59 , 58. 

Z&ov (x(DOMt), 93 , 57 . 

yyefxwv ( 2 H tgmg>n ) , i5, 42 ; 3 o, i 5 . 

S'dXaaaoty 6 , 23. 

&SGt)p2Ïv (oGGKDpGl) , 7 , 8 ; 98 , 22 ; (eGCD- 

pei), 96 , 4. 

Recopia y 86 , 39 , 42. 

3-tjptOVy 29 , 52. 

&p6vo$y 55, 29 , 33; 63, 16 , 20 ; 94 , 4o. 



P. LACAU. 

Avorta y 58 , 59 ; 65 , 39 . 
xaXtôSy 45 , 26; 49, 34 ; 61,27. 

xdfAtVOSy 28, 58 . 

XCLItvUy 99, 19. 

xapiïUy 28, 19; 3 i, 25 ; 53, 3l. 
xcctdy 5 , 19; 7, 4 o; 8, 2. 

XCLTCtTZCWZÎv ( KATAnGTGl ) , 43 , 2. 

xoLTairérotafiay 8,35. 
xoLTotpysîVy 99, 37. 
xaTrjyopetv (kathtcdpgi), 88, 4 i. 
xontjyopta (KATHrcopix), 89, 21; 90, 4 i. 
xetpia (kypia), 85 , 3 ; io 3 , 1. 
xsXsueiv (kgagyg), 7, 3 i; 28, 55 ; 69, 9. 
xeXoÿ(?), 46 , 57. 

XSVTVpiOOV (kgnaypion), 16,8. 

xrj 7 rovp 6 s (KYnopoc), 48 , 44 . 
xtjpvaaetv (kyPICCg), 25 , 61. 
X/?CUT^(KlBœA.Oc), 52 , 1 3 ; (k 1 BOY-A-Oc) , 

53 , 59. 

x'kvpovofjieiv ( K A H pO N O H G 1 ) , 44 , 53 . 
X\ijpO$y 44 , 10. 
xoo-fjLsïv (kocmgi), 59, 5o. 

xoapirjaiSy 69 , 5 1 . 

xi(T(À0$y 32 , 37; 52 , 11, 22; 53, 44; 57, 
7; 58 , 2o;59,25;62,48,57;64,53, 
55 ; 65 , 49, 59; 66, 24 , 29, 4 o; 92, 
43 . 

xovcrIcoStay 5 o, 8. 

xpïfxoty 7, 63 ; 17, 9. 
xvptaxïfy 47, 46 , 55 . 

xcofxdptovy 61, 52 . 
xojptaptTtjs y 61, 48 . 

Xapurdsy 5 o, 5 o. 

\<xé$y 7, 6; 3 o, 12; 94, 48 ; 98, 20. 

X/X p(Xy 9I, 3 l. 

X 6 yo$y 56 , 32 ; 64 , 4 o. 

Xoiptisy 45 , 21. 

Xonr 6 v (xoincDN ), 86, 28. 

Xvireîv (xYnGl), 29, 39; 65 , 55 ; 97, 16; 
101, 48 , 55 ; 102, 5 , 16, 21. 



FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. 



111 



fxdyosy 17, 43 ; 90, 16. 

I u<x6vT){$y i 5 , 12; 49, 37; 53 , 47; 57, 10; 
66, 32 . 

(xotxdptoçy 28, 3 1 ; 3 1 , 29; 64 , 49. 
fiapyaphtis (MxpKxpiTHc), 53 , 67; 5 9, 3 i. 
(iéXo$y 27, 44 . 
fJLSpt$y 44 , 2 . 

fisroLvosiv (mgtanoi), 6, 48 . 

(Il) y 101, 59. 

pd^OTSy 66 , 8 . 

JE UJTTCOS y 49, 16. 

p.r{rpQLy 26, 10. 

(jLOvoyevtfs y 57, i 4 ; 65 , 46 . 
çiQpÇ>){ ^mcdp<|>h), 100, 36 . 
fio^XoSy 46,9. 

fival ijptOVy 56 , 58 ; ( MGCTHplON ) , 61,32; 
64 , i 4 . 

vôfiQÇy 5 , 16 ; 6 , 36 . 

oixovfiévrjy 85 , 33 ; g 3 , 10; io 3 , i 5 . 
iXoos (zcdxcdc), 86, 4 1 ; 97, 26. 
èfioXoyeïv (z OMOxorei), io 4 , i 5 ;( 2 U>mcd- 
xcurGi), 86, 3 . 

bvop.aa!6s (gnOMXCTOc), 98, 9. 
bpyrjy 17, 5 . 
èarov (socon), 43 , 8. 
ovSéy 45 , 5 o, 5 1 ; 93, 16. 

OV ptâvOVy 32 , 38 , (oY MO) ncdn), 100, 26. 

ttOtVTOXpdT&p y 52 , 1; 57, 61; 87, 53 . 
rtapdy i 5 , ai; 66, 4 o. 

'tsfapaêatvetv (nxpxBx), 60, 3 . 

'GfapxStSôvoii (nxpxA.iA.OY)> 26,43; 29, 
11; 43 , 35 , 44 ; 47, 2. 

<&ap9évù$y 49, 23 ; 5 o, 38 , 5 a; 53 , 53 ; 54 , 
61; 57, 49, 58 ; 59, 55 ; 65 , 23 ; 66, 
33 . 

'srsipdistv (mpxzx), 48 , 11; (nipxze), 99, 
4 i. 

iffér p(ty 6, 34 ; 93, 7. 

^yrf( uyrH)y 48 , a 3 . 

(nGNAric), 44 , i 5 . 



25 , 20; 26, 48 . 
ifflaltSy 56 , 4 a; 83 , 27. 
urialevetv (niCTGYe), 18, 28, 3 i; 3 a, 34 ; 
53 , 5 o ; 54 , 27; 56 , 37, 47, 49; 57, 
3 o ; 59, 18; 64 , 7; 86, 12; 101, 3 , 
a 4 . 

zrXavdv (nxxNx), 90, 58 . 

1 isXdvGÇy 27, 48 . 

iffXdlZy 52 , 36 . 

iffXdapiOLy 43 , 52 ; 98, 8. 
zïXrfvy 43 , 48 . 

iffXrfaastv (nxYri-i), 16, 52 ; 43 , 20. 
'urvsvptct [ un a] : 28, 48 ; 3 i, 43 ; 53 , 21, 
5 6 ; 55 , i 5 , 4 i, 47, 5 o; 56 , 18; 69,47, 
53 , 54 ; 62, 4 i, 61; 63 , 25 ; 65 , 62; 
66,52596, 2. 

nsiXtSy 27, 16; 62, 16; 56 , 1, 4 , 27; 58 , 
5 ; 61, 44 , 55 ; 63 , 45 , 62; 66, 18; 
91, 22. 

GtpéTTQt y 18, 33 . 

ÆpecrêuTepos y 93 , 44 . 
nspaa^uyrj , 8 , 5 a. 

mpocr^opdy 65 , 21. 

'ttiïXrjy 28, 1 4 ; 87, 2596, 21. 

p wpioiïos (apCDMGOc), 7, 38 . 

adpZy 96, 18. 

atjfAaivstv (cymang), 26, 54 ; 26, 4 o. 

a VplCÏQV (ciMlOlNl), 69, 39. 
atvSSvtav (cina.cdnion), 16, 11, a 4 , 37; 
18, 5 . 

axt ]V}{ (ckynh ), 5 1 , 4 . 
aovSdpiov ([coY]»A,AptoN), 85 , 1; io 3 , 3 . 
alaatdistv (ctaciazg), 6, 5 . 
aidais y 5 , 1 . 

alavp6s (c-poc), 8 , 54 ; 27, 19; 28, 26; 

56 , 34 ; 64 , 3 ; (ctaypoc), 28,2. 
alavpovv (c-fÔY)» 18,9; 26,68; 27, 56 , 
57; 3 o, 26; (ctaypoy)? 5 , 45 ; 3 o, 
21; 49, 3 o. 

CT6XXOC, voir alvXos . 

alzpé&tiXy 8, 62; 5 o, 63 ; 67, 53 . 



112 



P. LAGAU. 



(rlrfkij (cTOXH [sic]), 44 , 17. 

<t 1 o\v, 44 , 36 ; 52 , 18; 53 , 20; (ctcdah), 
9 5 , 5 . 

al par tôt, 5 o, 17. 

alvkos (cty^xoc), 55 , 60; (ctgxxoc), 
63 , 4 o. 

crvyyévsta, 1 5 , 28. 
ovyyevrfs, 32 , 4 o. 
cyacdthc, voir Çijktkrrrfs. 
avvatystv (cYN^re), 58 , 6. 
crvvoLycoyyf, go, 27. 

auvsvSoxsïv (ceMGyJ±<X>KG\), 89, 47; 90, 
38 . 

<r(ppay/Çetv (cc|>pArixe), 5 o, 6. 
acoptoty i 5 , 8, 23 , 38 ; 16, 18; 18, 1, 7, 
34 ; 28, 1,9, 12, 21, 45 ; 3 i, 10, 17: 
3 â, 5 , 44 , 45 ; 47, 56 ; 49, n; 54 , 2; 
58 , 1 3 ; 64 , 29; 65 , 34 ; 93, 26. 
cruTtip, 8, 53 , 57; 26, 1,8, i 5 , a6; 28, 1; 
32 , i 4 , 26; 45 , 1, 5 ; 47, 36 ; 48 , 29, 
35 , 46 ; 5 i, 36 ; 52 , 7, 5 1 ; 54 , 18, 57; 
57, 45 ; 58 , 38 ; 59, 29; 60, 19; 62, 
6 , 24 , 29 ; 66 , 1 0. 

rdiyyLQL, 1 7, 3 5 ; 63 , 33 ; 64 , 60. 
takafatopos (TAAGncDpoc), 46 , 35 . 
t d£ts, 5 o, 21,27, ^2,37; (-*-***c), 58 , 8 ; 
95, 45 ; 96, 33 . 

rct(pos y i 5 , 9, 24 , 39; 16, 4 , 10, 32 ; 18, 
23 , 35 ; 47, 42, 63 ; 49, 43 , 58 ; 5 o, 
1 5 ; 83 , 10; 93, 25 ; 101, 34 , 4 1 ; 102, 
2, i 3 , 39; ( ta<|>o>c) , 86, 17. 
t<xj 5 , 58 . 
r ayv (txxh), 45 , 22. 
t/t kos, 7, 36 . 
t 6 tto $ , 58 , 2 3 . 

t 6 ts y 43 , 33 ; 54 , 16; 57, 24 , 45 ; 59, 8; 



60 , 27 ; 62 , 28 , 39 ; 65 , 12 ; 66 , 25 ; 
88 , 5 g. 

Tpanela, 25 , 1 1 , 24 , 3 o ; (TpxnHXx) , 25 , 5 . 
rpixétyakos , 46 , 56 . 

Tpiudyios ( Tpicaxnoc) , 94 , 1596 , 35 . 

T pQtytfy 61 , 10 . 

TV 7 TQS y 25 , 58 . 

vSps/a 5 q, 23 . 

vpLvsïv ( 2 y mn 6 Y 6 )? ^ 7 ’ ^ 7 » 5 o, 55 ; 59 , 
56 . 

ÿfXVOS ( 2 YM NOC j , 47 , 49 . 

VTïvpérrjs (âY ne F 6 [ T hc]) ? 3 o, 10 . 

VTTOflévSfV ( 2 Y nOMINH ), 60 , 57 . 

Çtépetv (<J>[epe]i), 58 , 36 . 

( ptaXïi , 93 , 46 . 

(povevs, 5 , 22 , 

yjxipsw (xxipe), 62 , 8 , 12 , i 5 , 18 , 23 , 
26 , 3 i, 36 ; 66 , 38 , 42 . 
yapoMTnp, 69 , 38 , 

yapitecrdai (xxpize), 61 , 22 ; 92 , 9 , 47 , 

4 9 ; 97 » 9 - 

yeipOTOVSÎV (xipOA,ON 6 l ), 62 , 45 ;(xipœ- 
a.con 6 i), 93 , 38 , 62 ; 94 , 3 . 

yetpOTQvla (xipcDAADNi a), 9 5 , 5 i. 

X*{pa, 48 , 27 . 
ypr/fÂCL, 91 , 35 , 44 . 

^pa, 56 , 46 ; 88 , 37 ; 89 , 8 . 

ÿvyv', 28 , 7 , 44 ; 3 i, 1 5 , 4 o; 32 , 28 ; 45 , 
61 ; 56 , 54 ; 64 , 12 . 

â y 2 5 , 49 et passim. 

^(acuc), 16 , 42 ; 86 , 58 . 

Sais (acDCA^e), 96 , 37 ; (acDCTe), 64 , 18 . 



INDEX DES NOMS PROPRES. 



ABRATCDN , 45 , 10 . 

ABpA 2 AM , ÔO , 50 . 

aaam , 8 , 55 ; 43 , 18 , 27 ; 47 , 27 ; 53 , 62 ; 
5 g, 4 , 11 , 27 ; 60 , 1 , 27 , 47 ; 61 , 23 ; 
86 , 55 ; 87 , i 3 . 

AICDN, 52 , 33 . 

AX<J>AI OC , 64 , 24 . 

amntc, 28 , 7 ; 3 1 , 16 ; 45 , 4 , 23 , 55 ; 

85 , 18 ; 87 , 2 ; 95 , 8 , 21 . 
an an 1 ac , 27 , i 4 ; 28 , 5 , 5 , 3 â; 3 i, 8 , i 3 , 
47 ; 32 , 28 , 33 . 
an A, p 6 Ac , 55 , 58 ; 63 , 38 . 

ANNAC, 89 , 55 . 

ApiMAOBA, 29 , 19 ; ApiMAGAIA, 91 , 67 . 

BApAKBAC, 5 , 26 , 38 . 

BApooxoMCOC , 54 , 3 o; 56 , 53 ; rapocd- 
XCÜMCOC, 97 , 43 ; 99 , 57 ; 10 0 , 12 ;BAp- 
ooxomaioc, 57 , 34 ; 59 , 21 ; 61 , 3 , 
3 o, 36 , 47 ; 64 , 10 ; 65 , 11 , i 5 . 

RA pï CD N A , 96 , 17 . 

[bc]xiap, 43 , 1 . 

B 6 P 6 NIKH, 48 , 21 . 

BH 0 ANIA, 104 , 11 ; BYO^NIA, 85 , 62 . 
BH 0 X 66 M, 27 , l 5 . 

TARpiHX, 58 , l 6 . 

r Axi xai a , 58 , 47 ; 65 , 29 ; 66 , 3 o; kaai- 
xai a , 88 , 32 . 

FAM AAI HX , 17 , 32 . 

A.AY 61 A., 27 , 17 . 

AHMAC, 7 , 55 ; 8 , 12 . 

AJ BH pi AC, 90 , 3 ; A.I BGpi AC , 9 1 , 1 2 , 4 i; 

9 â ’ 9 - 

6 Y 2 A, 59 , 49 ; 60 , l 4 . 

Mémoires > t. IX. 



0cdmac, 56 , 4 1 ; 83 , 4 , 1 3 , 28; 98, 17, 
34 ; 101, 19, 29, 48 , 54 ; 102, 6, 17, 
26 , 35 , 4 i, 52 . 

1 akcdboc , 48 , 5 ; 56 , 3 ; 63 , 44 ; iakkcd- 
[roc], 97, i 4 . 

1 AKCDBOC nAAX<|>AIOC, 64 , 23 . 
iakcdb (ie Juste), 60, 54 . 

Te (ihcoyc), 5 , 27, 4 1 ; 8, i 3 , 21, 4 1 ; 
i 5 , 9, 24, 39; 16, 29, 38 , 43 ; 18, 1, 
7, 10, 20; 25 , 34 , 47;26, 29, 5 o; 27, 
19, 34 , 35 , 37, 59; 3 o, i 4 , 43 ; 3 1 , 4 ; 
43 , 11, i 3 , 33 ; 45 , i 5 ; 57, 12, 25 ; 
60, 43 ; 65 , 27; 83 , 3 ; 84 , 28; 85 , 4 , 
g, 17,38,42; 86, 3 1 , 38 ; 88 , i 4 , 19, 
25 , 28, 5 5 ; 89, i,i 4 , 23,37; 9 °’ ±1 * 
4 6 ; 91, 4 o ; 92 , 7, i 5 , 23 ; 95, 24 ; 96, 
1 4 , 56 ; 99, 58 ; 100, 10, 45 ; 101, 4 , 
11, i 4 , 47. 

5 , 12, 48 ; 6, 2, 11; 7, 42 ; i 5 , 
56 ; 16, 7; 17, 21, 2 3 , 4 1; 18, 12, 26; 
25 , 38 ; 27, 2, 48 ; 29, 26; 49, 29, 54 ; 
88, 17589, 3 1, 58590, 28,37; 91,5, 
3 o, 52 . 

lOY^Aix, 89, 6, 27. 

IOYA.AC niCKApiCDTHC, 43 , 37. 
ioy-^c, 29, 2, 16, 23 , 34 ; 3 o, 8; 43 , 
43 ; 44 , 1; 46 , 5 o; 47, 2. 

GICAAK, 60, 52 . 
iCKAplCDTHC, 43 , 38 . 

I HX (lepAHx), 86*, 10. 

ICDANNA, 48 , 16. 

ICD2AN N HC n BÀHT 1 CT HC , 25 , 5 g. 

KD2AN n hc , 56 , 1 3 ; 63 , 53 ; 92, 1, 12; 

99, 3, 24 , 3 1 , 44 . 

ICDB , 60, 56 . 

ia>CH<j> n AApi MA 06 A , 29, 1 8. 

i5 



114 



*P. LAGAU. 



io>CH<j>, 1 5 , 26; 18, i 3 , 4 o; 29, 3 i, 37; 
90, 32 , 5 o; 91, 1 5 , 5 o. 

kacin, 46 , 5 1 ; 47, 1 1. 
kaiac|>ac , 89 , 56 . 
kaicap, 5 , 63 ; 6, 57. 

Kxpioc, 88, 5 1, 59; 90, 1; 91, 1, 37, 43 , 
59; KApiCOC, 89, 35 . 

KAcj)ApNAOYM , 48 , 25 . 

K6CTAC , 7, 46 . 

KHM6, 6, 20. 

aazapoc, 84 , 19, 3 o ; 85 , 8, 36 , 47; 86, 
18, 21, 29, 49; 87, 47, 5 0 ; 88, 2, 9, 
22, 29; toi, 1 3 ; 102,45; io 3 , 18; 
1 o 4 , 19. 

Al A , 48 , 27. 

MATAAXI N H , 48 , 3 . 

MAOAIOC, 64 , 1 6 ; MATOAIOC, 56 , 62. 
maoiac, 25 , 19, 34 , 5 o ; 26, 5 o ; 64 , 
5 o. 

mapoa, 48 , 1 4 ; 83 , 24 , 3 0 ; 101, 1, 9. 
MApiA TMATA.AAINH , 48 , 3 . 

MApiA TAIAKCDBOC, 48 , 5 . 
m Api a (la Vierge), 26, 8; 48 , 55 ; 4 g, 
1, 9, 22; 5 1 , 12, 27, 35 ; 52 , 47; 53, 
52 ; 54 , 7; 57, 11; 58 , 54 ; 60, 12; 66, 
33 . 

mapia (sœur de Marthe), 48 , 12; 83 , 24; 
101, 10. 

MApiaAM, 5 1 , 5 i, 54 . 

MCAXip, 43 , 3 . 

MIXAHA, 58 , 1 5 ; 59, 9; 60, 20. 

Moy, 43 , 9; 45 , 12, 54 ; 47, 17; 58 , 19. 
mci>ychc, 6, 48 ; 60, 58 ; 96, 54 ; 100, 
5 o. 

nacin, 48 , 32 . 

NAxtopAioc, 18, 29. 

N I KOAYMOC , 18, 1 4 ; NCI KCD.A.h| Mo]c , 
18, 4 1 ; nikcda.ymoc, 90, 33 , 5 1 ; 91, 

1 5 . 



nApA_A.icoc , 8, 25 ; 52 , 38 , 43 ; 53 , 27; 
87, 3 o, 33 . 

nerpoc, 5 1 , i 4 ; 55 , 1; 93, 1, 34 , 5 1 ; 
94, 6, 19, 3 o, 39, 47; 95, 4 , i 4 , 26 
36 ; 96, 42 , 47 ;(cimcdn neTpoc, 95, 
3 o). 

niAATOc, 5 , 9; 6, 1, 60; 7, 32; 18, 18; 
3 o, 17; neiAATOc, 1 5 , 55 ; 16, 1 4 , 27, 
33 , 59; 17, 12, 27, 42 . 

CABBATCDN, 88, 21; 90, 23 . 

CAACDMH, 48 , 10. 

CATANAC, 44 , 18; CAA.ANAC, 48 , 8; 
98, 2. 

CGpA<J>i n , 54 , 4 g; 55 , 54 ; 58 , 4 ; 59 , 1 ; 
Z 6 pA<j>IN, 26, 1 5 ; 5 o, 28. 

CIMCDN BApiCDNA, 96, 1 6. 

cimcdn neTpoc, 95, 3 o. 

CIMCDN nCYACDTHC, 64 , 37 . 
cymccdn, 48 , 48 . 

TOOY NNJCOCIT, 97, 36 ; rooy nnc- 

-X.OCIT , 48 , 5 1; 58 , 57; 62, 8. 

<}>iAinnoc (le roi), 88, 37; 89, 9. 
<J>iAinnoc, 56 , 27; 63 , 61; 97, 22. 
<j>ixorHC, 48 , 43 , 56 , 60; 49, 21; 5 i, 
32 . 

XAipoyKiN, 5 o , 22 , 57 ; 57 , 39 ; 58 , 3 1 ; 

xepoyBiN, 26, 1 4 ; 54 , 3 g, 48 ; 55 , 53 . 
xoyzx, 48 , 17 . 

xc (xpictoc), 5 , 43 ; 27, 61; 3 1, 6; 47, 
58 ; 49, 25 ; 96, 11. 

2 HAIAC, 100 , 5 i. 

2HpcD.A.Hc , 46 , 52; 47,7; 88, 34, 48 ; 89, 
2, 11, 42; 90, 47; 91, 3 , 26, 4 6 ; z y- 
PCDA-HC, 48 , 19. 

iTÂHM ( 2 icpoycaahm), 56 , 1; 63 , 42 ; 
91 , 55 . 

ZiepCDKATHC, 61, 53 . 





LISTE 

DES FEUILLETS DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE QUI SONT PUBLIÉS 

DANS CE VOLUME. 



Copte 78 , 


folio 5 = page 


5 9 


— 


6 = - 


61 


— 


7= ~ 


63 


— 


8 = - 


65 


Copte 12 g 17 , 


folio 3 1 = page 


45 


— 


32 = — 


57 


— 


33= - 


4 7 


— 


34= - 


H 


— 


35= - 


5 1 . 


— 


36= - 


53 


— 


3 7= - 


i5 


— 


38= - 


1 7 


— 


5o = — 


5, 


— 


5i = - 


27 . 


— 


53 = - 


85. 


— 


54 = - 


87 , 


— 


55 - - 


89 . 


— 


56= — 


9 1, 



Copte 1 2 9 17 , folio 


5-7 = P a 8 e 9 3 - 


— 


58 = — 95 . 


— 


5 9 = - 2 9- 


— 


60 = — 3 1 . 


— 


6 l = — 25. 


— 


63 = — 43. 


— 


66 = - 55. 


— 


7 5 = - 99- 


Copte 1 2 9 18 , folio 


92 = page îoi. 


— 


126 = - 97 . 


— 


1 4o = — 7 . 


— 


1 5 1 = — 1 o3. 


_ 


1 58 = - 83. 










TABLE DES MATIÈRES. 



PAGES. 

Introduction 1 

I. Acta Pilati 1 

II. Évangile (?) apocryphe 1 ^ 

III. Évangile (?) apocryphe 2 3 

IV. Apocalypse de Barthélemy 3 9 

V. Évangile (?) apocryphe 79 

Index des mots grecs 10 9 

Index des noms propres 1 1 ^ 

Liste des feuillets de la Bibliothèque Nationale qui sont publiés dans ce volume 1 1 5 



MÉMOIRES, T. IX. - FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. 








MÉMOIRES, T. IX, 



FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. 



PI. II 




Bibliothèque Nationale. Copte 129 ,7 , folio 37, verso. 




PI. III 



MÉMOIRES, T. IX. - FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. 




NÉIpoq 

juiimyfMe 4 

0Y & e iâi 

-%f& y T 

iïtu », 

JfLMM'ICOYc 

AlAl5\i ijy jpl 

rniYri i^Cj 
NTïTLiyïAI • 
NT!YUJH-Ij 

rr?x» b VjN «y ^ 

^«JCiSOTN- SJt* 

£T£w*°cx< J3 

rn_!K JE* ICC- >r^ 
j2E_È'"r*eD'ri>-ï ^ rs- 



■-->■' 7 , 



iipuâut& 

NUH^— 
NjJjaNuje 
Nt vetüciPflq. 
W'&Æ/yÇTT 

&4 jnjY’H(>ûy 

iSM 4 v-S?fc- 

ÉpÈ^NfliTN 
>£ âJPJ lAÆ^f 



ry®PtnriVi_ 

2, J c ISI N 6 ~<IJ 
POYRïNCéÊipÉ. 

_ii_Li>rrcM o 
OYÊ Ntxjo-*— 
tujsciN-re 
iSTTOici^-i 
N 12: 6 P4JTMN 
CEIIPEN^ 
^YUJTnWl. 

NTOÎCNE 



n oc i£i pdiroY 
&îT2£ï_ixr£a-P 

.lilr ÏY&YILt 
NIYÊ^TU 
TTE N NI Î>C<LÎ 
POYRiM-*IYOYUi 

_ujr.ncluoy 



INiYtCAJU. 

fîC^repELL» 

IJLYOYULIN 



% 






%* 










V . 



V 

K 



V 






Phototypie Berthaud, Paris. 



Bibliothèque Nationale. Copte 129 17 , folio 34, verso. 



MÉMOIRES, T. IX. -- FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. 



PL IV 







'V 



i 

h 



NN6\2£j E^PÛ jf 
JDK> JÂ'tJLÎ . 
* » ITêK3N1A14)K1 
$> 4 <j I /X'î lJTlC Aij 
c " UNULyiXITntiJ 

-JJMP.ÔNNJi 
y~Vi Yï* AVÙJ 







- J 






vii VuLi B N Al 
POVNNJÜLTtTlV? 

mAüifN^^ .* 
££ AU 7VC • Vi'JM’T* 

c3LyuiâUCJOüVt 



1 1- 




6 & 0 ‘ASÏ^XÜTT’ 
K34S»0iNU.jji.lJ 

- mmRHÿïî^oïv. 

& N K Jj ÏTH Y! i O 

VVJUmXAAY 




m •> 



JJUC" 3CM1C- 

yjUUTTïXQYC 

ElNôt^mCL 

j UCUJ B O C ô UJUi 

^OpTOXlCML 1. 
SI «TjUEK i_LL 








1 



! 




-Cjowcc- rrf OL- 

61 3C.C ’T’ H YE P OK '"TP OC Y- i 

TICNV&itqi t UJe^NNHCTO 
ÜJTniq . _ f-iim^ivurr 
‘fil s £ Êt p Kaiirr Jfc-ui P î T-tEm y n 

v$* ’îCM«Aiœ 

Nil T 0 Vil JS r J2€k TTI i KlCJflit i ; 

IG.ac P uj _ui r tf <t^r e, n 

jNnnju îQNiEiïT - vp o * J*m i ■;,■ 

y E>?r «~T% p^ÜLSMtlIC, 

.*X T * • • jrj_-vh >-llt 3? e i> l' ffîk * "® * -** «i 

T- 




0?VSJU 
fl VUE' 




y 1 <i> ^ 



a 



? 
y*- r 






* miUCNTLifî 



’3f.« i* . 

|;-I: 



■Wwï ' 




.-■ j ^ 






. 

I . . ■ ■ 






y 



? 






* 




■ ** 



Phototypie Berthaud, Paris. 




<<$>/;, ^>/ 
V;<ï ,** V 



Bibliothèque Nationale. Copte 78, folio 7, recto. 



MÉMOIRES, T. IX. — FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. 



PI. V 




VXIMJUPJUJN 
«V PMJbrtiJLJtt 
MuJtrvï4 v I<C 



jsiOVtjucgeTxa 

SPÇOY'TÏIÏ P £ CJ C LU IM rr 

tfDftc4Tïijrsgiu Éntt^gAiM^d 

?VjdL^a_PQCAJUU] 

»piiûJjrf«T r fi ^IcroK— 
€POC*TimPtli, ImuirrMM. 



moi 



■ftai.nn; 



Phototypie Berthaud, Paris. 




Bibliothèque Nationale. Copte 129 11 , folio 54, recto. 



MÉMOIRES, T. IX. 



FRAGMENTS D’APOCRYPHES COPTES. 



PI. VI 




Phototypie Berthaud, Paris. 






Bibliothèque Nationale. Copte 129 1S , folio 92, recto.